Communiqué de Presse du MODEF / SÉCHERESSE ET CANICULE : L’AGRICULTURE EST EN TRAIN DE MOURIR

SÉCHERESSE ET CANICULE : L’AGRICULTURE EST EN TRAIN DE MOURIR

La Ministre de l’Agriculture a prévu de réunir les Préfets de région le 27 juillet pour disposer d’un état des lieux précis, territoire par territoire sur l’étendue des pertes liées à la sécheresse et la canicule.

 

La France a connu le mois de juin le plus chaud et s’apprête à connaître son mois de juillet le plus chaud. Dès mardi, la 4e canicule se prépare !

 

La seule réponse de la Ministre de l’Agriculture est « nous élaborons un plan global en lien avec le Ministère des Comptes publics pour la rentrée ».

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Le Plan Climat du PCF – Empreinte 2050

Canicule. Et maintenant on fait quoi ?

Face à la canicule, des réponses fortes s’imposent !

49 départements en vigilance rouge, avec des températures maximales atteignant plus de 40° C
par endroits.
Alors que certaines municipalités, en concertation avec les acteurs concernés, prennent des
mesures de bon sens afin de protéger les personnes vulnérables à la chaleur en mettant à
disposition des lieux collectifs climatisés, il y en est d’autres qui restent dans l’inaction.
La situation exige d’avoir des réponses à la hauteur de sa gravité. L’organisation des solutions ne
peut pas reposer uniquement sur la prise de responsabilités individuelles. Elle doit être collective.
Si le dérèglement climatique est une réalité, l’inaction politique est un choix.
La canicule est une violence de classe. On ne suffoque pas de la même manière dans un bureau
climatisé, une résidence secondaire ou un appartement passoire thermique, sur un chantier,
dans une cuisine, un entrepôt, une classe à 35 °C ou un EHPAD sous-doté. Les riches ne meurent
pas sous la chaleur. Ce sont les enfants, les personnes âgées, les travailleurs, les précaires, les
quartiers populaires qui paient le prix de l’inaction. Face à la canicule, il faut des actes : utiliser
par exemple les bâtiments publics climatisés pour les mettre à disposition des collectivités et
protéger les enfants, les personnes âgées et les plus fragiles
Les communistes appellent à des mesures immédiates pour s’adapter à ces épisodes
climatiques extrêmes qui risquent d’être de plus en plus fréquents : arrêt automatique du travail
à partir de seuils de température nationaux, plan de rénovation des bâtiments scolaires et
hospitaliers, ouverture de lieux de fraîcheur à commencer par les bâtiments publics climatisés,
gratuité de l’eau lors des pics et des transports publics en amont des pics, soutien massif aux
communes.
L’urgence impose surtout de changer de cap. Il est nécessaire d’avoir un grand plan national de
rénovation des logements et des bâtiments publics, de végétalisation des villes, de
désimperméabilisation, de développement des transports publics, de sortie des énergies fossiles
et de relocalisation industrielle, le déploiement massif de réseaux de froid urbains. Cela suppose
des investissements publics massifs financés par les immenses richesses produites dans notre
pays, à l’inverse des cadeaux fiscaux faits aux plus riches et de la sacrosainte « réduction des
dépenses publiques » qui tire notre économie et notre pays vers le bas et sacrifie l’avenir des
générations actuelles et à venir
C’est le sens du plan climat du PCF, Empreinte 2050 : planifier, financer, produire autrement, dans
la justice sociale.
Assez de discours. Il faut arracher l’écologie des mains du capital et mettre la puissance
publique au service de la vie

Le Plan Climat du PCF – Empreinte 2050

C’est le moment de le découvrir et d’en discuter..

On en parle aussi dans la revue PROGRESSISTES

 

Le plan climat du PCF en 4 pages est téléchargeable ici : https://revue-progressistes.org/…/empreinte2050-le…/


Plan Empreinte 2050 du PCF
Ce plan travaillé par la commission nationale Écologie du PCF, des membres de la direction nationale et des militants issus de professions scientifiques, couvre une période allant jusqu’en 2050, et propose des transformations profondes des principaux secteurs émetteurs : transport, bâtiment, industrie et agriculture. Il s’appuie sur la simulation développée par Victor Leny.
Plus qu’un plan climat pour la France, Empreinte 2050 est aussi un plan pour le progrès social et une élévation générale de la qualité de vie.
C’est à cette condition que la lutte pour le climat se fera : elle sera populaire et acceptée ou elle ne sera pas !

Le droit à la fraîcheur

Cela fait bien un demi-siècle que nous sommes prévenus : la température planétaire augmente dangereusement.

 Depuis un demi-siècle, les études et rapports de collectifs de scientifiques mettent en garde, alertent, interpellent et appellent à empêcher le dérèglement climatique. Un demi-siècle où ils ont fait la démonstration de cette implacable loi physique : plus on rejette de gaz carbonique dans l’air, plus la température en surface de notre Terre commune augmente. Le réchauffement de l’Arctique a pour conséquence une augmentation des températures deux fois plus élevée sur le continent européen que sur le reste de la planète. Et des chercheurs préviennent que l’air de ces derniers jours reste frais comparé à celui que vont subir les générations à venir. Cet avenir hurle l’urgence d’agir.

C’est de l’habitabilité de la Terre dont il s’agit.

Loin, très loin des petites phrases et des simplismes politiques concoctés dans les chambres froides de la communication. Loin des minuscules pensées de responsables politiques qui ne raisonnent qu’à partir de leur maintien dans leurs maroquins ministériels. Or, la question est de savoir par quels moyens et sur quelle durée il est possible d’empêcher l’irréversibilité du redoutable processus en cours.

Un train à grande vitesse est lancé vers le mur des canicules et des pluies torrentielles, de la fonte des glaciers et du bouillonnement des océans. Les pouvoirs et le monde économique alimentent la locomotive du capitalisme qui éteint la vie, mène l’humanité vers le néant. L’impérialisme américain mène la guerre au Moyen-Orient, capture le président vénézuélien Maduro, des gouvernements relancent les forages afin de permettre à quelques multinationales du pétrole d’arroser le monde, moyennant profits et rentes, d’une énergie carbonée nourrissant la fournaise.

Pour l’éviter, il n’y a pas d’autre voie pour les peuples que d’entendre les mises en garde et de construire des mobilisations pour un processus de bifurcation sociale et environnementale démocratique, associant toutes les citoyennes et citoyens, toutes les travailleuses et travailleurs, en lien avec toutes et tous les scientifiques.

 

Ceux qui nous proposent un brumisateur ou un éventail là où il faudrait imaginer une transformation civilisationnelle afin que notre Terre ne devienne pas invivable sont les obstacles à cette indispensable transition. Ils nous serinent leurs phrases prémâchées autour de « la dette » comme d’autres parlent de leur cassette, cachant la grande dette qui peut perdre notre humanité : la dette écologique.

Il n’y aura pas de stratégie de stabilisation du climat sans une nouvelle stratégie financière incluant une création monétaire de type nouveau des institutions internationales — du Fonds monétaire international comme de la Banque centrale européenne —, sous contrôle populaire. Le climat et la biodiversité sont des biens communs de l’humanité qui appellent une union internationaliste de combat pour le vivant.

Les mêmes qui nous conseillent de fermer nos volets l’après-midi sont ceux qui ont divisé par trois – de 2,3 milliards d’euros à 837 millions d’euros – le budget du « Fonds vert » destiné à financer les projets d’accélération des transitions au service des collectivités territoriales.

La fameuse « gestion de crise » si prisée par les puissants sert à empêcher de voir l’essentiel.

Elle cache les raisons fondamentales d’une situation créée par le capitalocène* : un modèle économique pour le profit d’une minorité de possédants, basé sur les énergies carbonées, envahissant tous les espaces de nos vies malmenées.

Canicule au travail – CGT : travailler sous 40°C ne doit jamais devenir la norme !

Les corps souffrent sous le soleil brûlant. La santé physique et mentale se dégrade. Les accidents se multiplient. Les ouragans de chaleur ôtent la vie. Les pluies diluviennes aussi ravageuses leur succèdent. Selon l’Organisation mondiale de la santé, le taux de mortalité des personnes de plus de 65 ans sur la planète a augmenté de 85 % en vingt ans. Près de 500 000 personnes meurent des effets de la chaleur chaque année depuis 2020. En France, au moins 5 000 décès ont été causés par des températures élevées en 2022. Les inégalités épaulent et aggravent les effets des canicules qui touchent encore plus violemment les femmes, les plus modestes, déjà victimes des difficultés à disposer d’un logement de qualité ou d’accès à la santé.

Des chaleurs aussi précoces, comparées à celles du milieu des étés lorsque le climat n’était pas à ce point réchauffé, rendent les sociétés humaines de plus en plus vulnérables. Et elles malmènent les écosystèmes quand les déficits hydriques se combinent avec des rayons du soleil qui brûlent tout et font mourir la végétation. Les arbres récemment plantés dans les villes pour végétaliser rendent l’âme. Les lits des cours d’eau sont nus. La terre devient caillou. Les poulets suffoquent. Les vaches et les chèvres ne peuvent plus faire leur travail de fabrication du lait. Les abeilles tombent comme des mouches. Les chevaux ne trouvent plus l’ombre.

Les enjeux climatiques et environnementaux sont constitutifs d’une nouvelle politique de sécurité, de santé publique et de sécurité alimentaire. Une politique pour le vivant. Y parvenir exige une mobilisation politique, sociale, financière pour la bifurcation d’un niveau peut-être plus important que ce qui a été fait pour la reconstruction de la France et de l’Europe au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Se pose le grand enjeu d’une sécurité sociale élargie à la sécurité sociale écologique. Bien à rebours donc des thèses austéritaires accaparant les « temps de cerveau disponible ».

Déjà, en plusieurs endroits du monde, des mobilisations s’organisent pour porter le « droit à la fraîcheur » comme droit inconditionnel du bien-être du vivant.

Il s’agit à la fois de la conquête du pouvoir des travailleuses et travailleurs sur les conditions de travail. Au-delà, c’est leur pouvoir sur les productions elles-mêmes en lien avec les chercheurs et les étudiants qui refusent de servir le capitalisme prédateur de la destruction. Il est en même temps un projet politique pour transformer les villes, les transports, les logements, garantir l’accès à l’eau, lutter contre les inégalités, empêcher la bétonisation des terres agricoles et la destruction des jardins partagés, mettre fin aux projets d’autoroutes et de grands travaux inutiles, porter un nouveau projet de sécurité alimentaire avec l’agroécologie.

 « Le droit à la fraîcheur se fait projet politique. La bifurcation environnementale est un urgent enjeu civilisationnel. »

 Patrick Le Hyaric

*Capitalocène : En rapport avec anthropocène qui définit la nouvelle ère géologique comme étant le fait de l’activité humaine. Capitalocène prècise l’activité humaine dans le cadre du mode de production et de consommation capitaliste (productivisme et consumérisme).

De riches échanges sur la mer et la pêche lors de la rencontre organisée par les communistes du pays bigouden

L’océan, la pêche, notre avenir ? Parlons-en !

Le débat du samedi 31 janvier 2026 au bar L’Escale à Lesconil, organisé par la section PCF Pays bigouden, fut une belle rencontre entre les professionnels de l’Interpro de Loctudy dont les directeurs d’armements, Julien Le Brun, Ludovic Le Lay, le conchyliculteur, Guillaume Nicolle, Maxime Delisle l’auteur de la Bd « On a Mangé la Mer », François Chartier chargé de campagne océan à Greenpeace et bien-sûr le public.

Les personnes présentes, très curieuses, ont posé de nombreuses questions le tout dans une ambiance cordiale, chaleureuse et respectueuse. Continue reading « De riches échanges sur la mer et la pêche lors de la rencontre organisée par les communistes du pays bigouden »

Qui a mangé la mer ?

La section PCF du pays bigouden organise :

                Samedi 31 janvier à 15h

Une réunion publique sur la problématique de la filière halieutique.

Maxime De Lisle viendra présenter sa bande dessinée « On a mangé la mer » au bar de l’Escale à Lesconil.

L’océan, la pêche, notre avenir, venez en débattre avec nous.

Face à l’offensive du capital, Luttons et rassemblons autour d’un pacte d’avenir pour la France

Résolution du Conseil National du PCF – 6/09/2025

Une vie toujours plus chère, des plans de licenciements en cascade, des services publics affaiblis, une hausse de la pauvreté mais aussi des émissions de gaz à effet de serre et une perte de la biodiversité, une guerre sans fin en Ukraine avec une économie de guerre mortifère et un génocide qui se poursuit à Gaza… oui, les urgences de paix, sociales,écologiques, démocratiques sont là. Et il faut y répondre ! …Lire la suite…

Oui à un parc éolien en mer au large de la baie de Morlaix, mais dans un cadre de maîtrise publique et démocratique

La maison Terre brûle…

On est face à une urgence climatique qui impose des mesures d’urgence pour garder la terre habitable, ne pas creuser encore les inégalités face aux bouleversements climatiques, empêcher une chute brutale de la biodiversité, un recul de l’agriculture, et des incendies et épisodes de canicule à répétition.

Une augmentation de 4 degrés de la température moyenne en France serait une catastrophe. L’augmentation des 1,5 degrés, on y est déjà, et c’était à ne pas dépasser avant 2030 !

Face à ça nous n’avons pas d’autres solutions que de chercher à décarboner nos modes de vie et nos moyens de transport comme notre économie. … Lire la suite …

Un pacte national pour l’avenir de la France

Résolution du Conseil national du PCF – 5 juillet 2025

Le monde, l’Europe et la France s’enfoncent dans les guerres, les crises économiques, énergétiques et financières, les régressions sociales et démocratiques, le dérèglement climatique. L’humanité est à un tournant de son histoire. L’affrontement entre le capital et le travail est exacerbé. Le capitalisme, en crise systémique depuis des décennies, se montre incapable de répondre aux immenses défis posés à l’humanité. Ce sont les peuples qui en paient le prix par le chômage, la précarité, la dégradation de leurs conditions de vie sociales et environnementales.

L’accession de Donald Trump à la tête des États-Unis a déchaîné les compétitions entre puissances et multinationales. Le néolibéralisme et le libre-échangisme d’hier ont révélé leurs failles, mais les logiques nationalistes et protectionnistes mènent tout autant à la catastrophe.

En France, la droite et l’extrême droite n’ont pour projet que de perpétuer un système au profit exclusif de la classe capitaliste. Elles divisent pour cela la société en attisant les peurs, la xénophobie et le racisme. Macron, le gouvernement Bayrou et leurs alliés veulent imposer une terrible cure d’austérité au pays pour les prochaines années, prévoyant 40 milliards d’euros de coupes budgétaires dès 2026. Il en résulterait une amputation des dépenses sociales et une baisse drastique des dotations aux collectivités territoriales. Face à cette politique, c’est l’extrême droite qui se rapproche du pouvoir à mesure que nos concitoyennes et concitoyens perdent espoir. La République s’en retrouve gravement menacée dans ses principes de liberté, d’égalité, de fraternité et ses valeurs universalistes.

Ce contexte mondial et national inquiète chacune et chacun à juste titre : la peur du lendemain et le souci pour les générations à venir sont une réalité palpable et quotidienne. Cependant, nous sommes aujourd’hui des millions de citoyens, engagés ou pas, à aspirer à changer la vie, des millions à vouloir que nos fins de mois riment avec autre chose que privations. Nous sommes des millions à vouloir le meilleur pour nos enfants, pour nos parents et plus largement pour toute l’humanité. Nous sommes des millions à refuser la guerre, les conflits, la mise en concurrence, la haine. Nous sommes des millions à penser que ce qui nous rassemble est bien plus fort que ce qui nous divise. Nous sommes des millions à espérer, malgré la violence du capitalisme, que d’autres choix soient possibles. Nous sommes des millions à penser que nos mobilisations peuvent triompher face au péril de l’extrême droite. …Lire la suite…