Le Plan Climat du PCF – Empreinte 2050

Canicule. Et maintenant on fait quoi ?

Face à la canicule, des réponses fortes s’imposent !

49 départements en vigilance rouge, avec des températures maximales atteignant plus de 40° C
par endroits.
Alors que certaines municipalités, en concertation avec les acteurs concernés, prennent des
mesures de bon sens afin de protéger les personnes vulnérables à la chaleur en mettant à
disposition des lieux collectifs climatisés, il y en est d’autres qui restent dans l’inaction.
La situation exige d’avoir des réponses à la hauteur de sa gravité. L’organisation des solutions ne
peut pas reposer uniquement sur la prise de responsabilités individuelles. Elle doit être collective.
Si le dérèglement climatique est une réalité, l’inaction politique est un choix.
La canicule est une violence de classe. On ne suffoque pas de la même manière dans un bureau
climatisé, une résidence secondaire ou un appartement passoire thermique, sur un chantier,
dans une cuisine, un entrepôt, une classe à 35 °C ou un EHPAD sous-doté. Les riches ne meurent
pas sous la chaleur. Ce sont les enfants, les personnes âgées, les travailleurs, les précaires, les
quartiers populaires qui paient le prix de l’inaction. Face à la canicule, il faut des actes : utiliser
par exemple les bâtiments publics climatisés pour les mettre à disposition des collectivités et
protéger les enfants, les personnes âgées et les plus fragiles
Les communistes appellent à des mesures immédiates pour s’adapter à ces épisodes
climatiques extrêmes qui risquent d’être de plus en plus fréquents : arrêt automatique du travail
à partir de seuils de température nationaux, plan de rénovation des bâtiments scolaires et
hospitaliers, ouverture de lieux de fraîcheur à commencer par les bâtiments publics climatisés,
gratuité de l’eau lors des pics et des transports publics en amont des pics, soutien massif aux
communes.
L’urgence impose surtout de changer de cap. Il est nécessaire d’avoir un grand plan national de
rénovation des logements et des bâtiments publics, de végétalisation des villes, de
désimperméabilisation, de développement des transports publics, de sortie des énergies fossiles
et de relocalisation industrielle, le déploiement massif de réseaux de froid urbains. Cela suppose
des investissements publics massifs financés par les immenses richesses produites dans notre
pays, à l’inverse des cadeaux fiscaux faits aux plus riches et de la sacrosainte « réduction des
dépenses publiques » qui tire notre économie et notre pays vers le bas et sacrifie l’avenir des
générations actuelles et à venir
C’est le sens du plan climat du PCF, Empreinte 2050 : planifier, financer, produire autrement, dans
la justice sociale.
Assez de discours. Il faut arracher l’écologie des mains du capital et mettre la puissance
publique au service de la vie

Le Plan Climat du PCF – Empreinte 2050

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