Crise de la pêche : « Pas de fatalité, un choix politique », d’après le Parti communiste du Pays bigouden

Pour le Parti communiste du Pays bigouden, la crise de la pêche artisanale n’est pas inéluctable. Il prône la modification des règles et l’élaboration d’une vision ambitieuse au niveau européen et français.

Louis Guirriec, Maryse Rousseau et Philippe Moreau du Parti communiste du Pays bigouden.
Louis Guirriec, Maryse Rousseau et Philippe Moreau du Parti communiste du Pays bigouden. (Le Télégramme/Steven Lecornu)
Léon Deffontaines, tête de liste du PCF aux élections européennes de 2024, fera un déplacement au Pays Bigouden le 27 mars

Pas de fatalité. Un choix politique

       

Pas de fatalité à la crise de la filière pêche, c’est le résultat d’une politique nationale
et européenne bien pesée.
Certes le réchauffement climatique, les pollutions terrestres impactent grandement
les écosystèmes mais bien moins que la pêche industrielle.
De puissantes multinationales de la pêche ont mis la main sur la plupart des quotas
en investissant dans d’immenses chalutiers automatisés, en rachetant ou en
fusionnant avec d’autres entreprises de pêche moins performantes.
Ces mastodontes des mers se livrent à un véritable pillage des océans en toute
légalité grâce aux quotas que leurs attribue L’UE et les victimes en sont les pêcheurs
artisans. Ainsi, entre 2013 et 2019 la flotte européenne a perdu 5505 navires tout en
conservant le même niveau de captures de poissons.
Chaque année, la Commission Européenne fixe un total admissible de captures
(TAC) pour chaque espèce en se basant sur les recommandations des scientifiques.
Ensuite ce TAC est réparti entre les Etats membres avant d’être à nouveau divisé au
sein de chaque Etat selon des règles nationales.
La réunion au niveau européen pour décider de la répartition de ces quotas se
déroule à huis clos et lors de cette étape s’effectue un gros travail de lobbying de la
part des multinationales pour récupérer un maximum de quotas au détriment de la
pêche artisanale.
Certains quotas sont achetés par ces mégas sociétés au même titre qu’une action
boursière. Parlevliet-Van der Plas et Cornelis Vrolijk, sociétés néerlandaises,
possèdent ainsi des quotas en Allemagne, au Royaume-Uni ou en France. Parlevliet-
Van der Plas a ainsi racheté les sociétés françaises Euronor et La Compagnie des
Pêches de St Malo, Cornelis Vrolijk possède la société France Pélagique à qui
appartient le Scombrus, le tout en captant au passage les fameux quotas.
Ces deux sociétés néerlandaises font partie des plus puissantes et des plus
influentes en Europe, leur ascension est le fruit d’un contexte politique très favorable
à l’essor de la pêche industrielle.
L’UE tient un double discours, d’un côté elle prône une pêche responsable, durable
et de l’autre elle favorise le développement de ces mégas sociétés.

Le Parti Communiste Français condamne ces petits arrangements au niveau
européen.

Ces tractations opaques induisent des choix politiques assumés qui ont
un impact conséquent sur nos pêcheries locales et nos territoires, diminution de la
ressource, réduction de la puissance de pêche par la destruction de navires,
règlementation inappropriée, diminution des apports sous criée, fermeture
d’entreprises, mareyage, mécanique, construction navale … La filière est donc en
crise et ce n’est pas nouveau.

Comment peut-on en arrivé là ? Est-ce à dire qu’un maillon manque à la chaîne de
réflexion, de décision au sein des métiers de la mer pour peser aussi peu ?

Pourtant les marins disposent de deux instances reconnues pour les représenter :
– Le CNMPEM (Le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins)

– les Organisations de Producteurs dont pêcheurs de Bretagne.

Les responsables de l’une sont élus par leurs pairs avec un taux de participation faible
des marins et ceux de l’autre simplement désignés par les adhérents-cotisants.
Ces instances sont légitimes pour réfléchir, anticiper et prendre les décisions qui
s’imposent afin d’éviter les situations de blocage.
Certes le rôle des comités est de représenter les intérêts de la profession, d’encadrer
les pêcheries, de participer à l’élaboration des réglementations françaises et
européennes, mais il leur appartient aussi de proposer un projet, une vision d’avenir
pour les pêcheries. La remarque vaut aussi pour les organisations de producteurs
dont le rôle est l’organisation de l’activité de la pêche artisanale, fileyeurs, ligneurs,
côtière, hauturière sur le plan économique, notamment dans la répartition des quotas
et la garantie d’un prix minimum de marché.
Malheureusement on peut craindre qu’elles ne soient devenues que de simples
courroies de transmission des directives décidées en amont au niveau de la
commission européenne, du parlement européen et du ministère français sans
concertation ni dialogue avec la base.
De ce fait une véritable crise morale touche le milieu maritime, une impression
d’impuissance face aux contraintes et obligations, avec de surcroît le sentiment
d’avoir perdu la maîtrise de leur professionnalité.
Et pourtant le savoir-faire des pêcheurs artisans fait qu’ils sont les mieux à même de
connaître les écosystèmes, d’utiliser des méthodes de pêche raisonnées à faible
impact et de privilégier les poissons destinés à la consommation humaine plutôt qu’à
des usages industriels.
Il devient vital pour les professionnels de la filière qu’ils se réapproprient
collectivement leur destin au sein d’instances démocratiquement élues, à l’instar du
mouvement qu’ont initié l’Interpro de Loctudy et Demain Saint Gué en présentant
une réflexion réaliste de leur activité suivie de propositions concrètes.
On ne peut se satisfaire d’aller de PAI en PAI. Celui concernant les bateaux vient de
s’achever, se profile probablement un plan de soutien aux entreprises de mareyage
qui manquent d’apport depuis déjà plusieurs semaines. C’est tout l’équilibre social,
économique, culturel du territoire qui est en jeu.
En France on assiste à un dilemme notoire avec d’un côté la pêche industrielle et de
l’autre la protection de la pêche artisanale associée à la protection des océans.
Le gouvernement français nie l’existence de navires usines en zone protégée et
pourtant les méga chalutiers européens et français comme le Scombrus, Le Prince
Bernard pêchent librement au large de Calais dans la zone natura 2000 du banc des
Flandres, du Cap Gris Nez et dans le parc marin de la Côte d’Opale toutes les
semaines toute l’année. En dix minutes ces navires peuvent pêcher 100 tonnes de
harengs, cela représente pour un artisan une activité pendant 15 ans.

Ces méga chalutiers auraient pu être exclus de la bande côtière mais le 18 janvier
2024 les eurodéputés français de droite et de renaissance ont rejeté un amendement
qui demandait l’interdiction aux navires de plus de 25 m de pêcher dans les eaux de
l’union jusqu’à 12 000 marins des côtes. C’est le cas du chef de file LR aux élections
européennes Fr Xavier Belami et de l’eurodéputé renaissance P Karleskind président
de la Commission Pêche du Parlement Européen.
Ces deux députés et une majorité de leurs collègues du même bord ont rejeté un
autre amendement favorable à l’élimination du chalutage dans les AMP.
La doctrine du gouvernement français est donc de laisser les gros navires pêcher
massivement dans ces zones au détriment des pêcheurs artisans et de la bonne
gestion de la ressource.

Pour une politique sociale coordonnée du logement en Pays Bigouden

OBJET : PLUI-H, contribution de la section PCF du Pays Bigouden

Madame la Présidente de la communauté de commune du Haut Pays Bigouden,
Monsieur le Président de la communauté de commune du Pays Bigouden Sud,
Mesdames, messieurs les maires des municipalités du Haut Pays Bigouden et du Pays Bigouden Sud, Lire la suite

Insupportable ! Massacre à Gaza – Loi immigration. Deux rassemblements à Quimper samedi 20 et dimanche 21.


GAZA : ne détournons pas les yeux !

Plus de 100 jours maintenant que l’armée israélienne pilonne sans discontinuer la population de Gaza. Le chiffre de 24 000 morts identifiés est déjà dépassé, dont 70 % de femmes et d’enfants ; des milliers de disparus gisent sous les décombres ; près de 60 000 personnes ont été blessées, dont beaucoup meurent faute de pouvoir recevoir les soins nécessaires ; Hôpitaux, écoles, logements, sont en grande partie détruits. Des organisations humanitaires estiment que ce sont 500 000 personnes qui, sous les bombardements incessants, sont désormais menacées de mourir de faim ou de maladies.

Alors que le gouvernement israélien proclame haut et fort que rien de l’arrêtera, ni les pressions diplomatiques ni même les supplications des familles des otages détenus par le Hamas, la mobilisation des sociétés civiles est plus que jamais indispensable pour mettre un terme à ce massacre. Il revient aux citoyens et citoyennes d’agir. C’est pourquoi les organisations signataires appellent à un nouveau rassemblement le samedi 20 janvier à 15 h à Quimper, Place Saint Corentin, pour un cessez le feu immédiat et permanent à Gaza et pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens. Elles invitent chaque personne à venir munie d’un drap blanc pour symboliser les victimes de cette guerre


Organisations signataires : ACAT, ACTQ, AFPS, Association El Djazaïr, ARAC, ATTAC, CNT-STAF, Collectif antifasciste du Pays de Quimper, Comité de Jumelage DouarnenezRachidiyé, les Ecologistes-EELV, ENSEMBLE !, LFI, FSU, JC, LDH, Mouvement de la Paix, NPA Cornouaille, Nuages Rouges, PCF, PG, Solidaires, UDB

A Quimper le 20 janvieer 2024

Loi immigration, loi scélérate

Marchons pour la Liberté, l’égalité, la fraternité

Voir ICI l’appel (et la liste) de 201 personnalités à venir marcher contre cette indignité

Quimper 21 janvier 2014 – banderole des Jeunesses Communistes

201 personnalités appellent à marcher contre la loi immigration le 21 janvier

Appel : 201 personnalités appellent à marcher contre la loi immigration

L’Humanité et Mediapart publient une tribune de personnalités de tous bords – de Sophie Binet à Jacques Toubon, en passant par Josiane Balasko, Fabien Roussel ou encore Marina Foïs -, appelant à manifester le 21 janvier pour exiger la non-promulgation de la loi immigration. lire la suite

Loi immigration. Virage honteux. Une loi xénophobe et discriminatoire.

[Communiqué de presse commun Cornouaille Sud]    le 20 décembre 2023

Loi Immigration : le vote de l’infamie

Mardi 19 décembre, tard dans la soirée, l’Assemblée Nationale a voté la loi Immigration issue des tractations lors de la commission mixte paritaire (CMP). Liliana Tanguy, députée de la 7e circonscription du Finistère, comme les sénateurs Philippe Paul et Michel Canévet avant elle, a voté en faveur de cette loi. C’est un tournant grave dans l’histoire de la République, pire une infamie. Lire la suite..