Cachons ces morts que nous ne saurions voir !

L’avenir pour nos jeunes : travailler plus, gagner moins avec plus d’insécurité 

En 2023, 33 jeunes de moins de 25 ans sont décédés sur leur lieu de travail, selon les données du ministère du Travail.

En 20 ans, plus de 21 000 salariés sont morts au travail, et 13,5 millions d’autres ont été blessés selon les données compilées par l’Humanité.

Les fichiers de la Mutualité sociale agricole, non comptabilisé dans ces chiffres, font état d’au moins 3 125 agriculteurs morts depuis 2006. Les statistiques montrent qu’au cours des vingt dernières années, le nombre de morts au travail s’est maintenu à un niveau élevé (environ un millier de décès par an en moyenne)

L’été 2025 un jeune originaire de Saint-Lô (Manche) est décédé le 19 juin après la chute d’une palette de marchandises d’un magasin Gifi« Un élève ne devrait pas mourir en stage. La justice déterminera les éventuelles responsabilités », avait alors déclaré le Sgen-CFDT Normandie. Le syndicat a également indiqué s’interroger « sur la mise en place précipitée de ces stages en Seconde générale, et sur le sens pédagogique dans le parcours de formation de l’élève », rapporte le quotidien local Ouest-France

Le vendredi 4 juillet suivant, la mort d’un jeune de 16 ans dans une exploitation agricole de Vivy, au nord de Saumur (Maine-et-Loire). Tué après avoir été percuté par le godet d’un engin. Une enquête a été ouverte par le parquet de Saumur pour tenter de déterminer les circonstances et les responsabilités de cet accident mortel. Au micro de France Inter, le 20 juin, la secrétaire générale du Snes-FSU, Sophie Vénétitay, avait proposé « que les stages de seconde n’aient plus lieu ». La CGT de l’Éducation nationale s’est aussi opposée à ces stages.

Presque dix jours après, le mardi 15 juillet, vers 9 h 30, à Sainte-Flaive-des-Loups (Vendée), un jeune homme de 19 ans est mort après avoir été enseveli sous du goudron brûlant, rapporte Ici Loire Océan (ex France Bleu).

Une enquête a été ouverte sous la direction du parquet de La Roche-sur-Yon, « pour déterminer les circonstances de l’accident ». L’Inspection du travail a également été saisie de l’affaire, tandis qu’une pénurie chronique d’inspecteurs s’est installée en France dans le monde du travail.

Axel avait 16 ans. Le 17 juin 2025, le lycéen est sorti de chez lui pour se rendre à sa première journée de stage dans un magasin Gifi de Saint-Lô (Manche) et n’en est pas revenu. Il a trouvé la mort, la tête écrasée violemment contre un trottoir, après avoir vacillé sous le poids de marchandises tombées d’une palette.

Près de six mois plus tard, alors que l’enquête pour homicide involontaire dans le cadre du travail se poursuit afin de « déterminer les circonstances exactes, vérifier le respect de la législation du travail et de la sécurité des travailleurs », le père du lycéen, Arnaud Darthenay, a lancé, début novembre, une pétition exigeant l’arrêt des stages obligatoires de seconde, selon des informations de France 3 Normandie.

« On ne peut pas mettre des vies en danger comme ça. Les enfants ne doivent pas mourir pendant un stage », a témoigné le père de famille auprès du journal régional, s’insurgeant contre l’instauration en 2024 de ces deux semaines d’observation en entreprise imposées pendant la période du bac, à une date où les choix d’orientation sont déjà largement actés.

Absence d’encadrement

Les griefs mis en avant auprès de France 3 Normandie par Arnaud Darthenay, qui souhaite lancer un débat national afin de prévenir d’autres tragédies, sont partagés par nombre de parents d’élèves et de syndicats de l’Education nationale. À l’unisson, ils dénoncent pêle-mêle l’absence de vertu pédagogique de ces deux semaines obligatoires, prétexte pour occuper les lycéens désœuvrés pendant le tunnel du baccalauréat, les inégalités face à la recherche de ces stages qui favorisent majoritairement les élèves dont les familles sont dotées d’un réseau, mais surtout l’absence d’encadrement pour prévenir les risques professionnels pour de jeunes stagiaires particulièrement vulnérables et souvent « lâchés en pleine nature ».

Et ça continue en 2026, âgé de seulement 15 ans, un adolescent est mort en stage en entreprise, vendredi 17 avril. Présent sur un chantier situé à Bagnols-sur-Cèze, au nord-est du Gard, le garçon a été percuté par un véhicule tôt dans la matinée. Une nouvelle démonstration de la dangerosité de ces stages prônés par le camp macroniste.

 

Pourquoi de plus en plus de jeunes meurent-ils au travail ?

La députée PCF Elsa Faucillon (1re circonscription des Hauts-de-Seine) travaille à une proposition de loi visant à protéger les jeunes en apprentissage, aujourd’hui massivement accidentés.

C’est lié au fait que les jeunes se retrouvent en entreprise de plus en plus tôt et de plus en plus longtemps, la faute à une multiplication de dérogations et d’assouplissements législatifs depuis le début des années 2000. Rien que depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, deux facteurs ont joué : le déploiement des stages en seconde, mais aussi le renforcement de l’apprentissage.

Comme les moins de 25 ans ont 2,5 fois plus de risques d’être accidentés que les autres, plus on favorise leur présence dans l’entreprise et plus cela augmente le nombre d’accidents. Les morts de jeunes ne peuvent pas être considérées comme des faits divers isolés : elles interrogent notre capacité à garantir que la formation professionnelle, l’apprentissage et les stages se déroulent dans des conditions conformes à l’exigence de protection attachée à l’enfance.

Justement, que nous disent ces drames du système économique et éducatif dans lequel nous vivons ?

Au XIXe siècle, c’est l’école qui a sorti les enfants des usines. Aujourd’hui, on a l’impression que c’est elle qui fournit les gamins aux entreprises ! Avec un capitalisme de plus en plus agressif, qui ne sait plus quoi faire pour accroître les marges des entreprises, les jeunes sont de plus en plus réduits à de la main-d’œuvre corvéable.

Je débattais l’autre jour avec un responsable du Medef, qui demandait à aller davantage dans les lycées pour valoriser l’entrepreneuriat. Je considère, au contraire, que les patrons n’ont pas à mettre les pieds dans l’école. La mission de l’école n’est pas de développer l’employabilité des gamins, c’est de former de futurs citoyens, même s’il va de soi que les capacités acquises peuvent aider les travailleurs dans leur vie active.

Mais je le redis : les enfants n’ont rien à faire dans l’entreprise. Nous devons repenser le cadre pour inverser ce mouvement.

Vous voulez déposer une proposition de loi (PPL) dans ce but. Que contient-elle ?

 D’abord, elle revient sur le décret d’avril 2015, en conditionnant l’accès des travailleurs de moins de 18 ans aux travaux réglementés (c’est-à-dire considérés comme dangereux mais autorisés, NDLR) à une décision préalable de l’inspection du travail.

Au passage, il s’agit d’interdire que les travaux en hauteur puissent bénéficier d’une telle dérogation. Ensuite, la PPL accroît les obligations de transparence pesant sur les entreprises, en les obligeant à publier leur taux de sinistralité au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles dans le registre national des entreprises.

Par ailleurs, un article du texte vise à permettre aux mineurs en situation professionnelle de mieux connaître leurs droits en matière de droit du travail et de santé.

Enfin, ce texte prévoit une nouvelle sanction à l’égard des entreprises récidivistes en matière de manquement avéré à la santé ou à la sécurité des salariés, en leur interdisant de candidater à des appels d’offres de marchés publics.

RSA, quelle politique mène le département du Finistère ?

Ces derniers jours, le Conseil Départemental s’est offert plusieurs pleines pages de publicité dans Ouest France et le Télégramme pour justifier sa politique en matière de RSA.
Cette démarche est sans aucun doute liée à l’action en justice engagée par 6 plaignant-e-s et la CGT pour « harcèlement moral et institutionnel » et à l’écho donné au sujet dans des médias nationaux, journaux et radios.

 D’où vient le « problème » ?
Le Département affiche simultanément une forte ambition pour favoriser le retour à l’emploi des allocataires du RSA et sa détermination à faire respecter les règles (sous-entendu débusquer la « fraude sociale »).
Intention légitime pour ne pas dire louable : l’aide au retour à l’emploi de nos concitoyen.n.e.s en grande difficulté ou précarisé.e.s est un engagement, un objectif conforme à ce que l’on peut attendre d’une politique de cohésion sociale et de solidarité nationale digne de ce nom. Et l’on peut souhaiter à bon droit que nos élus y consacrent une part importante de leur énergie et de leur temps. Qui pourrait par ailleurs contester la défense du respect des règles, défendre la fraude, accepter que l’argent public, (l’argent de nos impôts) soit « détourné », son utilisation dévoyée ?

855 personnes privées du filet de sécurité élémentaire que constitue le RSA. Que deviennent elles ?
Mais au-delà des déclarations, l’examen des données fournies (par le Département lui-même) les retours sur sa « campagne » interpellent.
18 000 de nos concitoyen.n.e.s étaient allocataires au début de celle-ci. 13 500 le demeurent aujourd’hui. 4500 personnes sont donc sorties du dispositif. Le département affiche un pourcentage de sorties liée à des contrôles et sanctions équivalant à 19% des effectifs, soit 855 personnes.
855 personnes privées du filet de sécurité élémentaire que constitue le RSA, c’est déjà un problème. Que deviennent elles ?
Au-delà de cette question de fond, les retours concernant le processus d’investigation auprès des allocataires sème le trouble car il semble plus s’apparenter à une traque, au vu des manières employées (nous renvoyons- entre autres aux articles de Libération, de l’Humanité, de Médiapart, à l ‘émission de France Culture qui ont précisément documenté le sujet).
Et c’est bien cela qui donne lieu au recours en justice engagé par des allocataires soutenus par la CGT. Collecte intrusive de données personnelles, traitement humiliant, cynisme et inhumanité bureaucratique semblent bien avoir été le lot courant des personnes qui ont témoigné.

Détestation de classe pour celles et ceux qui sont à priori considérés comme des assistés, des parasites, des tricheurs
Alors au-delà des déclarations vertueuses sur le retour à l’emploi et le respect des règles se pose la question du positionnement politique du Département, de ses conceptions à l’égard des allocataires qui semblent à priori considérés comme des profiteurs, des tricheurs.
Le Département précise dans son placard publicitaire que son « plan RSA n’est pas fondé sur l’idéologie mais sur la volonté de rendre le service public plus efficace au bénéfice des plus vulnérables ».
Pourtant les manières de faire, l’acharnement, le mépris humain, la brutalité sociale, résonnent étrangement avec la petite musique que nous joue « l’arc républicain » de droite et d’extrême droite sur l’assistanat, la fraude sociale.
La Défenseuse des Droits ne s’y est pas trompé lorsqu’elle a appelé dans son dernier rapport « au respect des droits fondamentaux des bénéficiaires de prestations ».
Détestation de classe pour celles et ceux qui sont à priori considérés comme des assistés, des parasites, des tricheurs.
Détestation de l’assistanat et de la fraude bien sélective, car on peut regretter de ne pas constater la même ardeur dans les instances « relais » de nos élus de droite, au sénat par exemple, à poursuivre la fraude fiscale pourtant particulièrement préjudiciable aux finances publiques, aux contribuables qui paient leurs impôts, au bien commun, à la cohésion nationale, au patriotisme social…

Violence faite aux « pauvres »

Incroyable mansuétude pour les « riches ».

Cette violence, les placards publicitaires du département du Finistère, ne l’effaceront pas.

RN; extrême droite : CONTRE LE PEUPLE,, avec les puissants du capitalisme. Leur camp n’est pas le nôtre ! Ne soyons pas dupes..

Comment une bonne partie du patronat français devient le marionnettiste d’une extrême droite consentante

Une part significative de nos élites économiques se font, voire travaillent, à la progression d’un RN acclimaté au libéralisme. Chacun croyant pouvoir digérer l’autre.
Par Thomas Legrand Publié le 13 avril 2026 dans Liberation
De nombreux grands patrons français, et certains des plus fortunés, sont en train de choisir d’accompagner l’extrême droite au pouvoir, avec ou sans la droite. Bien au-delà des Stérin et autres Bolloré, promoteurs actifs et revendiqués de la réacosphère, c’est une bonne partie de l’élite économique et financière française qui défait pierre par pierre le barrage contre l’extrême droite dressé depuis 1945. Des patrons modérés ou des personnalités patronales libérales, comme Alain Minc, s’en inquiètent et se disent sidérés du nombre de leurs congénères qui voient la montée du RN comme une aubaine, une opportunité à saisir pour pouvoir intervenir plus facilement sur la chose publique. Et le RN, comme Reconquête, désormais choyés et respectabilisés par tant de grandes fortunes et d’héritiers, ne craignent pas de perdre ce qu’ils pensaient être un avantage antisystème.
La semaine dernière nous a donné deux illustrations éclatantes de cette tendance finalement assez classique : le publireportage de Paris Match bollorisé sur l’idylle entre Jordan Bardella, Ken populo, et Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, Barbie aristo, et un dîner de Marine Le Pen avec le gratin patronal français.
Atmosphère amicale
Avec l’invitation faussement discrète de Marine Le Pen chez Drouant par Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France (LVMH), Cyrille Bolloré (fils de Vincent) et toute la crème du CAC40 (les PDG ou DG de TotalEnergies, Renault, Accor, Axa entre autres), on assiste à la prise en main de la dynamique de l’extrême droite française par les puissants de l’économie de ce pays. Après avoir tenté de se banaliser, puis de se normaliser, le RN, pour pouvoir enfin crever le «plafond de verre» à peu de frais, se laisse marionnétiser par les grands décideurs industriels et financiers. Mais attention : l’extrême droite contient souvent du populisme, et dans «populisme» il y a «peuple». Et qui dit «peuple» risque de dire «revendications sociales»…
Voilà pourquoi nombre de riches et de puissants s’emploient à prévenir cet enchaînement. L’idée, toujours la même depuis la révolution industrielle, c’est de divertir le peuple par la peopolisation, le faire rêver avec, par exemple, cette romance entre une princesse et un petit gars du 93.
Pour ces puissants économiques, l’impératif, c’est d’éradiquer du projet lepéniste ou bardellien toutes aspérités trop sociales, toutes possibilités d’entraves à faire des affaires, toutes normes ou idées de quelconques régulations. Ce n’est pas très compliqué puisque le social n’est, historiquement, qu’un vernis pour toutes les propositions politiques autoritaires. Peu de choses ont filtré de ce repas mais ce que l’on sait, c’est que Marine Le Pen était reçue dans une atmosphère amicale. Contexte : depuis plusieurs mois les deux têtes du RN sont coachées par un aréopage de proches du milliardaire très libéral et conservateur Pierre-Edouard Stérin.
Une «divine surprise»
Finie l’époque dirigiste et protectionniste, le RN se revendique «pro-business». Marine Le Pen, si l’on en croit les rares indiscrétions sur le contenu de cette rencontre chez Drouant, n’était pas là pour demander à ses hôtes, en bonne nationaliste, de relocaliser, de prendre soin de leurs travailleurs français, de se soucier des intérêts nationaux plus que de ceux de leurs actionnaires internationaux. Non, elle était là pour faire allégeance, dire du bien de l’Europe libérale et du mal des déficits sociaux. Bref, elle était là pour accéder à l’élite qu’elle a longtemps fait mine de critiquer.

Pour le patron de la Maif, Pascal Demurger, qui signe une tribune dans le Monde dimanche 12 avril, «le rapprochement avec le RN est une erreur tactique autant qu’une illusion politique». Mais, pour nombre de patrons du CAC 40 et autres grandes fortunes du pays, l’extrême droite semble être une «divine surprise» afin d’assurer l’ordre, la hiérarchie sociale et la liberté économique dans un projet sécuritaire et capitaliste. Pour cela, il faut acheter le RN. Et ça tombe bien parce que l’extrême droite est toujours – c’est une loi de l’histoire – ravie de se vendre à vil prix aux puissants.


Qui a créé le Front National FN-RN ? Un peu d’histoire.. Les racines sont seulement en sommeil.

« Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre »

Durant la seconde guerre mondiale l’extrême droite française a organisé le départ de plusieurs milliers d’homme pour combattre au cotés des troupes nazies.

Ces soldats français, sous l’uniforme allemand, se sont conduit de manière ignoble en Bielorussie et en Pologne, organisant des massacres de civils, détruisant des villages. Ensuite ils ont coontinu » leurs crimes au sein des milices du régime de  Vichy

  • On notera la présence pour la LVF (Légion des Volontaires Français contre le bolchévisme), de l’autonomiste breton le  »Grand druide » Taldir Jaffrennou (auteur du Bro goz ma zadou) : voir le livre de Daniel Quillivic, « Bro Goz – l’imposture », paragraphe 1942, 1er mars, Taldir, l’heureux parrain…, pages 311 et 312.

A la libération certains ont été jugés. Plus tard des rescapés ont créé le Front National en compagnie de Jean Marie Le Pen, papa de Marine Le Pen et tonton de  Marion Maréchal.

Les racines profondes du FN-RN sont noires et sanglantes. Sur ces racines la pousse de rejets est à craindre, il faut en être conscient.

Les droites, macronie et LR, ont mis en place une façade de respectabilité pour ce parti dans le but de l’utiliser pour sauvegarder la domination du capital. On retrouve le « Plutot  Hitler que le Front Populaire » des années 30.

Mais derrière cette  façade, décor de théatre tenu à bout de bras par les médias complices, il y a la face cachée prête à resurgir. N’oublions pas l’histoire, regardons ce qui arrive dans d’autres pays. Ne soyons pas naïfs.

Bertold Brecht : « Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde.»

La création du FN-RN

Dans le documentaire Les soldats français du Reich, difusé sur Arte le 17 mars 2026, il est rappelé que certains militants d’extrême droite issus de la collaboration ou de mouvements nationalistes ont participé à la création du Front national en 1972 autour de Jean‑Marie Le Pen. (Linternaute.com)

Parmi les fondateurs ou co-fondateurs cités le plus souvent dans les travaux historiques et dans ce type de documentaire, on trouve notamment :

  • Pierre Bousquet – ancien volontaire de la division SS « Charlemagne » ; il dépose avec Le Pen les statuts du parti et en devient le premier trésorier. (Linternaute.com)
  • Victor Barthélemy – ancien membre de la LVF (Légion des volontaires français contre le bolchevisme) et collaborateur sous Vichy. (Le Grand Soir)
  • Roland Gaucher – ancien collaborateur condamné après la Libération. (Le Grand Soir)
  • Léon Gaultier – ancien Waffen-SS et proche de Le Pen. (Le Grand Soir)
  • François Brigneau – ancien milicien et collaborateur, impliqué dans la création du parti. (Dahut)

Le Front national est créé en octobre 1972 comme coalition de plusieurs groupes d’extrême droite (notamment Ordre nouveau) cherchant un candidat et un visage électoral, rôle que prend Jean-Marie Le Pen. (defacto-observatoire.fr)

En résumé : les noms que le documentaire évoque généralement aux côtés de Le Pen sont surtout Pierre Bousquet, Victor Barthélemy, Roland Gaucher, Léon Gaultier et François Brigneau (entre autres militants issus de divers mouvements d’extrême droite de l’après-guerre).

 

 

Le film documentaire  visible sur Arte – 2 épisodes –

Les soldats français du Reich – Jean Bulot | Fondation Shoah
fondationshoah.org
“Les Soldats français du Reich” : quand des milliers de Français s’engageaient sous l’uniforme nazi
Les soldats français du Reich – les replays et vidéos en streaming – Outre-mer La 1ère

Entre 1941 et 1945, près de 30 000 à 40 000 Français se sont engagés dans les rangs de la Wehrmacht, de la SS ou de la Milice, participant activement à la guerre d’extermination nazie, notamment sur le front de l’Est et dans la traque des résistants.

Episode 1

voir à la fin de l’épisode 2 la création du FN-RN

Episode 2

voir à la fin de l’épisode 2 la création du FN-RN

 https://www.arte.tv/fr/videos/120853-002-A/les-soldats-francais-du-reich-2-2/


Lu daans l’Humanité ;

« Aujourd’hui encore, leurs héritiers défilent et attendent le retour des combats » : qui étaient les Français engagés sous uniforme nazi ?

Le documentariste Jean Bulot retrace le parcours sanglant des engagés dans la Légion des volontaires français contre le bolchevisme, entre adoration de Hitler et massacres.

Ils étaient prêts à mourir pour le Reich de Hitler. Ils ont, en son nom, commis des atrocités épouvantables, de 1941 à 1944. Ils ont continué, dans l’ombre, après la guerre, à œuvrer en silence, jusqu’à créer le Front national, en 1972 : ils, ce sont les soldats français engagés dans la SS ou dans la Wehrmacht.

Ils avaient un nom : La Légion des volontaires français contre le bolchevisme, qu’on a souvent réduit à l’abréviation LVF. Le réalisateur, Jean Bulot, retrace dans un documentaire en deux épisodes d’une heure le chemin sanglant et très politique de ces recrues du nazisme.

Cette épopée lamentable commence le 18 juillet 1941, sur l’initiative de Pierre Clémenti, chef du Parti français national-collectiviste, de triste mémoire. Très vite, des lieux de recrutement, souvent des boutiques dont on a dépossédé des familles juives, ont ouvert. Ce sont des hommes de tous âges, le plus jeune a 15 ans, des pères de famille, des personnes qui n’ont aucune expérience de la guerre, qui s’engagent. Ils vont être envoyés, mal formés par les nazis, sur les fronts de l’est.

« C’est la glorification de la sauvagerie, de la barbarie »

Ils vont surtout être balancés en Biélorussie, où ils assistent aux exactions immondes des Einsatzgruppen (des unités d’extermination) commises contre les juifs, avec un mode opératoire qu’ils reproduiront une fois de retour en France dans nombre de communes : rassembler la population, violer, piller, décimer, et tout brûler.

En France, on connaît évidemment l’exemple si terrible d’Oradour-sur-Glane, mais ces tristes sbires ont procédé de la même manière à Limonest, à Portes-lès-Valences, à Grenoble, à Rillieux-la-Pape, à Vassieux-en-Vercors… « C’est la glorification de la sauvagerie, de la barbarie », insiste l’historien Johann Chapoutot.

Sur le même thème

Oradour-sur-Glane : 80 ans après, les massacres de la sinistre Das Reich

Certains ont bien sûr été condamnés et exécutés après la guerre. D’autres ont continué, dans l’ombre, à œuvrer. L’historien Christian Ingrao le dit sans ambages et sans détour : « Aujourd’hui encore, leurs héritiers défilent et attendent le retour des combats. »

Les Soldats français du Reich, Arte, mardi 17 mars, 20h55

Face à l’extrême droite, ne rien lâcher !

C’est pied à pied, argument contre argument qu’il faut combattre l’extrême droite. Et c’est ce que nous faisons chaque jour dans l’Humanité.

Face aux attaques incessantes des racistes et des porteurs de haine : soutenez-nous ! Ensemble, faisons entendre une autre voix dans ce débat public toujours plus nauséabond.


Ecouter en difféeé sur France Culture une émission à ce sujet

Stop à l’engrenage impérialiste

 

Au matin du samedi 28 février, les États-Unis et Israël lancent une offensive armée en Iran, interrompant les négociations en cours à Genève, alors même que de premières annonces avaient fait état d’avancées sur le programme nucléaire et que les parties devaient se retrouver le lundi 2 mars pour la suite des négociations. Cette intervention fait suite à un premier conflit éclair, en juin dernier, lors de ce qui a depuis été appelé la « guerre des douze jours ».

Mais ses implications et ses enjeux sont bien plus graves et importants. Au-delà de la question de l’Iran, cette guerre est une étape majeure dans la recomposition des rapports de force régionaux, voire mondiaux, et de l’impérialisme, comme de ses contradictions. L’imbrication étroite des enjeux régionaux, des enjeux internationaux et des intérêts particuliers des puissances internationales et régionales dessine un paysage complexe avec un point nodal commun : l’importance du contrôle des réseaux.

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J – 3 avant les élections municipales

Dimanche 15 mars aura lieu le premier tour des élections municipales et communautaires.

Ces élections représentent un moment important dans notre vie démocratique.

Les municipalités et les conseils communautaires sont des instances qui peuvent influer, dans un sens ou dans l’autre, la vie de nos concitoyens. Certes, elles sont fortement dépendantes des grandes orientations politiques nationales, et on le voit bien avec les restrictions budgétaires, les marges de manœuvres dont vont disposer les futur.e.s élu.e.s vont être de plus en plus contraintes.

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Manifestation à Pont l’Abbé pour la défense du service public d’éducation

Pour dénoncer les fermetures de classes dans le second degré, plus de 300 personnes étaient présentent, ce samedi 7 mars pour défendre notre service public d’éducation.

Parents d’élèves, élèves, militants d’associations d’éducation populaire, syndicalistes, adhérents des partis de gauche (PCF, LFI, PS, Les Verts, UDB ..), nous étions nombreuses et nombreux à dénoncer les fermetures de classes, que ce soit dans le 1er ou 2nd degré, en pays bigouden ou partout en France.

En tête du cortège, les élu.e.s de droite, étaient présent.e.s, mais que l’on ne se trompe pas, leur mobilisation de façade à une semaine des élections municipales ne peut les dédouaner de leurs responsabilités. Ce sont bien les représentants de leurs partis respectifs qui ont voté le budget 2026 de l’Éducation Nationale. Continue reading « Manifestation à Pont l’Abbé pour la défense du service public d’éducation »

Communiqué de presse pour la défense du service public d’éducation

Les écologistes, le PCF et le PS du pays bigouden sud. Ne cédons pas aux politiques austéritaires menées contre nos établissements publics d’éducation.

Les écologistes, le PCF et le PS du pays bigouden sud soutiennent la manifestation contre les fermetures de classes annoncées au collège et au lycée Laënnec. Le 7 mars, nous serons au côté des parents d’élèves, des enseignants et de leurs syndicats pour défendre le service public d’éducation, garant d’une éducation de qualité et de réussite scolaire pour nos enfants. Plus que jamais ils ont besoin d’une écoute active, d’un accompagnement renforcé avec des équipes pédagogiques disponibles et dynamiques, afin de pouvoir aborder leurs problèmes de vie scolaire, d’accéder aux apprentissages et aux savoirs dans de bonnes conditions et faire les choix d’orientation qu’ils sont en droits de réclamer. Le collège et lycée Laënnec ne doivent pas faire les frais de choix économiques budgétaires qui vont impacter les élèves demeurant éloignés et sont pensionnaires.  Pour le maintien d’un système éducatif de qualité, la réussite et l’épanouissement des élèves, nous ne cèderons pas aux politiques austéritaires.

Une marche est prévue demain samedi dans Pont l’Abbé, rendez-vous devant le gymnase Laënnec à 15 h.