Lors de ses vœux pour la nouvelle année, Macron se félicite et félicite.
Saluant « les forces de sécurité », les « bénévoles », les « travailleurs », les « soignants », « en première ligne face aux difficultés pour apporter secours et fraternité », Emmanuel Macron a rappelé leur rôle essentiel : « Ainsi va le destin des nations qui tiennent grâce au dévouement de leurs concitoyens. Grâce à vous, nous tenons. Fort de nos institutions, nos services publics ».
De même, les maires, « de tous les combats, de toutes les crises, à mes côtés et à votre service ».
Il oublie pourtant la mise à mal de nos services publics étranglés par les différents budgets austéritaires successifs proposés et votés par son propre camp.
Il oublie les différentes coupes appliquées et prévues pour les collectivités : le nouvel effort de 8 milliards d’euros réclamé pour 2026, soit trois à quatre fois plus qu’en 2025.
Et il promet des « réponses » face aux « urgences » : « se doter d’un budget, agir pour les agriculteurs, renforcer notre économie en simplifiant les règles pour nos entrepreneurs et nos agriculteurs, mener sans relâche la lutte contre le trafic de drogue, poursuivre la formation de nos enseignants, mettre en œuvre une décentralisation concrète et radicale et répondre aux aspirations légitimes de la Corse et de plusieurs territoires d’outre-mer ».
« Regardons loin, regardons devant », flattant ce qui constitue selon lui l’esprit français : le désir de « paix », la quête de « liberté », « Je nous souhaite de résister à l’air du temps tout car nous sommes français ». Franchouillardise, quand tu nous tiens.
Mais c’est vite oublié son inaction face au génocide qui continue en Palestine, sa volonté d’augmenter le budget des armées pour entrainer l’Europe vers encore plus de conflit.
C’est vite oublié le refus de son camp pour plus de justice fiscale, les 211 milliards offerts au grand capital, ses positionnements mous face au réchauffement climatique.
C’est vite oublié que près de 10 millions de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté, mais il ose quand même parler de l’attention portée à « l’humain ».
Et pour finir, de verser dans le pathos : « Ne renonçons pas ! Ne renonçons pas à être une nation plus solidaire, plus fraternelle ».
Alors oui, M. Macron, nous ne renoncerons pas. Mais pas comme vous l’entendez. Car il y a les paroles, mais aussi les actes. Nous n’aurons pas la mémoire courte en 2026, dans la rue, dans les urnes. Vous continuerez de nous trouver face à vous et vos amis les riches.