De riches échanges sur la mer et la pêche lors de la rencontre organisée par les communistes du pays bigouden

L’océan, la pêche, notre avenir ? Parlons-en !

Le débat du samedi 31 janvier 2026 au bar L’Escale à Lesconil, organisé par la section PCF Pays bigouden, fut une belle rencontre entre les professionnels de l’Interpro de Loctudy dont les directeurs d’armements, Julien Le Brun, Ludovic Le Lay, le conchyliculteur, Guillaume Nicolle, Maxime Delisle l’auteur de la Bd « On a Mangé la Mer », François Chartier chargé de campagne océan à Greenpeace et bien-sûr le public.

Les personnes présentes, très curieuses, ont posé de nombreuses questions le tout dans une ambiance cordiale, chaleureuse et respectueuse. Continue reading « De riches échanges sur la mer et la pêche lors de la rencontre organisée par les communistes du pays bigouden »

Qui a mangé la mer ?

La section PCF du pays bigouden organise :

                Samedi 31 janvier à 15h

Une réunion publique sur la problématique de la filière halieutique.

Maxime De Lisle viendra présenter sa bande dessinée « On a mangé la mer » au bar de l’Escale à Lesconil.

L’océan, la pêche, notre avenir, venez en débattre avec nous.

Communiqué du PCF concernant la filière halieutique

Vendredi 4 avril 2025

Le PCF s’élève contre les déclarations péremptoires de l’ONG Bloom parues ces derniers
jours dans les médias à l’encontre des chalutiers de nos ports qui travailleraient à l’intérieur
des aires marines protégées.
Ces allégations formelles et dogmatiques omettent que des progrès sensibles ont été
réalisés pour la préservation de la ressource principalement au niveau du chalutage grâce
aux nouvelles techniques de pêche et à la volonté des marins de toujours mettre en œuvre
les outils les mieux appropriés pour capter la ressource. — Lire la suite —

Pour la défense de l’économie de notre territoire

Lors de la visite le 17 janvier 2025 au lycée maritime du Guilvinec par la ministre de la Transition Écologique, Agnès Pannier-Runacher, des citoyens ont tenu à lui faire savoir que l’on ne pouvait plus se satisfaire ni de beaux discours, ni de poignés de main tant les menaces qui pèsent sur la filière halieutique, notamment la pêche artisanale mettent en danger notre économie locale — Lire la suite..

Reprenons la main sur la pêche artisanale ! Très intéressante réunion à Pont L’Abbé le 27 avril

Belle rencontre samedi 27 avril.

L’article de Ouest France :

Pont-l’Abbé. Le PCF : « La crise de la pêche n’est pas une fatalité »

Amar Bellal, membre du comité national du PCF en charge de l’écologie, candidat aux élections européennes.
Amar Bellal, membre du comité national du PCF en charge de l’écologie, candidat aux élections européennes. | OUEST-FRANCE

Initiative réussie pour les communistes bigoudens qui ont organisé samedi après-midi une réunion sur la crise de la pêche artisanale avec Louis Guirriec de la section locale du PCF (Parti communiste français), Taran Marec, responsable des Jeunesses communistes du département, et Amar Bellal, rédacteur en chef de Progressistes, auteur du Plan climat pour la France, Empreinte 2050.

Autres invités, Pierre Mollo, biologiste et chercheur, spécialiste du plancton et des membres de deux collectifs professionnels locaux, l’Interpro de Loctudy et Demain, Saint-Gué.

« Pour le Parti communiste du Pays bigouden, la crise de la pêche artisanale n’est pas une fatalité. Il prône la modification des règles et l’élaboration d’une vision ambitieuse au niveau européen et français ». Si réchauffement et dérèglement climatiques sont indéniables et impactent la biodiversité et la ressource, les militants communistes dénoncent « le pillage des océans par des mastodontes des mers, propriété de multinationales, au détriment d’une pêche raisonnée, respectueuse de la gestion de la ressource et des habitats marins. »

Les conséquences sont dramatiques pour la pêche artisanale : destruction de navires, diminution des apports sous les criées, fermetures d’entreprises de mareyage, de constructions navales, de mécanique spécialisée et licenciements.

« Nous prônons une transparence de la répartition des quotas, enjeu majeur, qui détermine la pérennité de la pêche artisanale. On peut également craindre que les instances professionnelles représentatives actuelles ne soient devenues que de simples courroies de transmission des directives décidées en amont au niveau de la commission européenne, sans concertation ni dialogue avec la base. Pourtant le savoir-faire des pêcheurs artisans fait d’eux les plus à même d’utiliser des méthodes de pêche raisonnées à faible impact et de privilégier les poissons destinés à la consommation humaine plutôt qu’à des usages industriels. Il devient vital pour les professionnels de la filière qu’ils se réapproprient collectivement leur destin au sein d’instances démocratiquement élues »


Samedi 27 avril à Pont L’Abbé MPT à 17h30 : Rencontre- débat autour de la pêche artisanale

Dans Ouest France

 

Dans Le Télégramme :

https://www.letelegramme.fr/finistere/pont-l-abbe-29120/le-pc-bigouden-organise-un-debat-sur-la-peche-artisanale-samedi-27-avril-a-la-mpt-de-pont-labbe-6571415.php

Le PC bigouden organise un débat sur la pêche artisanale samedi 27 avril à la MPT de Pont-l’Abbé

Comment sortir de la crise de la pêche ? Le PC bigouden propose une rencontre, ouverte à tous, avec des spécialistes. Rendez-vous le samedi 27 avril à Pont-l’Abbé.

Le PC bigouden propose une rencontre autour des enjeux de la pêche artisanale.
Le PC bigouden propose une rencontre autour des enjeux de la pêche artisanale. (Photo d’archives 2022 Le Télégramme/Bruno Salaün)

« Reprenons la main sur la pêche artisanale ». C’est le thème du débat organisé le samedi 27 avril 17 h 30 à la MPT centre social de Pont-l’Abbé par le PC bigouden. « La pêche est en crise, les causes sont multiples, le réchauffement et le dérèglement climatique, la dégradation des écosystèmes, la fragilité de la biomasse, le plan de sortie de flotte post-brexit, la diminution des apports sous criée, les fermetures d’entreprises de mareyage, l’inflation, le coût du gasoil, la fermeture du golfe… », expliquent les organisateurs.

En présence du biologiste Pierre Mollo

Thomas Le Gall, voix des ouvriers de la mer

Il y a un an, cet ex-juriste en droit maritime devenu pêcheur il y a dix ans a créé avec d’autres collègues du cap Sizun, en Bretagne, une association pour défendre une pêche durable et une approche décentralisée, en lien avec les acteurs du secteur.

Publié le 15 avril 2024 dans le journal l’Humanité

Julien Marsault

 

 

Thomas Le Gall a crée il y a dix ans l’association « Pêche avenir Cap Sizun », afin de défendre les intérêts des petits pêcheurs : aller à la rencontre d’élus, tenter de peser dans les prises de décision (quotas, interdictions…) ou encore valoriser leur travail auprès de la population.
© Julien Marsault

Audierne (Finistère), correspondance particulière.

Ce jour-là à Audierne, dans le Finistère, il fait gris à finir pilier de bar. Comme les précédents, Thomas Le Gall doit rester à terre. La mer attendra. Qu’importe, le quadragénaire a de quoi s’occuper. Il y a un an, lui et une quarantaine de pêcheurs côtiers ont créé « Pêche avenir cap Sizun », une association pour défendre leurs intérêts : aller à la rencontre d’élus, tenter de peser dans les prises de décision (quotas, interdictions…) ou encore valoriser leur travail auprès de la population.

« Nous, marins-pêcheurs, on est tous les jours en mer. C’est pour ça que notre parole doit être entendue, accompagnée et structurée », estime cet ex-juriste en droit maritime devenu ligneur artisanal il y a une dizaine d’années. Le phrasé est limpide avec juste ce qu’il faut de lâcher-prise. Il ne s’agirait pas de donner une mauvaise image de la profession ni de se noyer dans la langue de bois.

L’enjeu est de taille : se faire enfin une place face au puissant Comité national des pêches, l’organe chargé de représenter les intérêts de la profession depuis le début des années 1990, avec son patron, le Lorientais Olivier Le Nézet, empêtré dans les filets de l’affaire des poissons volants. Le maître-mot : la défense du chalutage et ses dérives, envers et contre tout.

Dans un milieu aux rapports de force complexes, il est devenu difficile de se faire entendre pour les petits pêcheurs. D’autant plus depuis la disparition des comités locaux en 2010 et lorsqu’on habite dans cette fin de terre, loin des lieux de pouvoir.

« Il y avait tous les ingrédients pour que ça pète »

Quelques mois plus tôt, Thomas Le Gall et une trentaine de camarades d’Audierne avaient débarqué dans la capitale bretonne pour soutenir le mouvement des agriculteurs. Au milieu des tracteurs où se pavanaient Nicolas Dupont-Aignan et une poignée de néonazis, les prises de parole de Thomas Le Gall ont détonné et capté très vite l’attention des médias présents.

« Notre but n’est pas d’apporter une réponse simpliste à des problèmes qui sont évidemment complexes, explique le Breton très mal à l’aise face à la prédominance des discours d’extrême droite dans sa profession. Pour moi, les solutions sont à trouver au niveau local. L’idée, c’est de structurer notre parole, de montrer qu’on est crédibles. Il y a quelque chose de très démocratique là-dedans, avec la volonté de s’émanciper. »

Le besoin de canaliser ce discours lui est apparu il y a un an, lors d’une manifestation de pêcheurs entachée par l’incendie de l’Office français de la biodiversité à Brest. Interdiction de pêche dans les aires marines protégées, impatience quant au paiement des aides gazole, plan de sortie de flotte… « Il y avait tous les ingrédients pour que ça pète. »

Si, au contraire d’un Olivier Le Nézet, lui ne s’oppose pas frontalement aux organisations de protection environnementale comme Bloom, Thomas Le Gall souhaite avant tout faire entendre la voix des ouvriers de la mer. « Nous n’avons pas besoin de ventriloques », estime celui qui défend une pêche durable et une approche décentralisée en lien avec les acteurs du secteur (militants, scientifiques, élus…).

La défense d’un mode de vie

Le sociologue et cinéaste Fabien Clouette connaît bien les rapports de force dans ce milieu de marins, notamment en Bretagne : « Il y a une forme de conscience, à l’échelle locale, que l’intérêt des petits pêcheurs n’est pas le même que celui des gros chalutiers. » La démarche de Thomas Le Gall rappelle ainsi celle d’un autre ligneur breton très investi dans leur défense, Gwen Pennarun, ou encore l’association de soutien à la pêche durable Pleine Mer.

Pour le chercheur, Audierne est l’exception qui confirme la règle. Ici, la criée se porte bien, au contraire d’autres ports bretons. La valorisation du métier et des produits de la mer perdure malgré les difficultés économiques. « Nombreux sont les pères qui embarquent leurs fils à bord de leur ligneur pour transmettre le métier puis le navire », écrivait-il par exemple dans sa thèse, « Devenir pêcheur dans le sillage du capitalisme » (2019). Une dynamique qui favorise l’émergence de ce type d’initiative.

C’est d’ailleurs le cas de Thomas Le Gall, dont la famille travaille dans le milieu depuis plusieurs générations. Plus qu’un métier, lui y voit aussi la défense d’un certain mode de vie : « Par-delà le port, par-delà les marins, il y a toute une communauté derrière. C’est un marqueur d’identité, historique, qui renvoie à un imaginaire auquel tout le monde est attaché. On ne voudrait pas voir ce port sans marins-pêcheurs. Politiquement, ça suppose de ne pas concevoir les choses uniquement comme la défense d’une corporation mais comme quelque chose de plus vaste. » Le nom du navire de son grand-père ? Le Jean-Jaurès. Ça ne s’invente pas.