RSA, quelle politique mène le département du Finistère ?

Ces derniers jours, le Conseil Départemental s’est offert plusieurs pleines pages de publicité dans Ouest France et le Télégramme pour justifier sa politique en matière de RSA.
Cette démarche est sans aucun doute liée à l’action en justice engagée par 6 plaignant-e-s et la CGT pour « harcèlement moral et institutionnel » et à l’écho donné au sujet dans des médias nationaux, journaux et radios.

 D’où vient le « problème » ?
Le Département affiche simultanément une forte ambition pour favoriser le retour à l’emploi des allocataires du RSA et sa détermination à faire respecter les règles (sous-entendu débusquer la « fraude sociale »).
Intention légitime pour ne pas dire louable : l’aide au retour à l’emploi de nos concitoyen.n.e.s en grande difficulté ou précarisé.e.s est un engagement, un objectif conforme à ce que l’on peut attendre d’une politique de cohésion sociale et de solidarité nationale digne de ce nom. Et l’on peut souhaiter à bon droit que nos élus y consacrent une part importante de leur énergie et de leur temps. Qui pourrait par ailleurs contester la défense du respect des règles, défendre la fraude, accepter que l’argent public, (l’argent de nos impôts) soit « détourné », son utilisation dévoyée ?

855 personnes privées du filet de sécurité élémentaire que constitue le RSA. Que deviennent elles ?
Mais au-delà des déclarations, l’examen des données fournies (par le Département lui-même) les retours sur sa « campagne » interpellent.
18 000 de nos concitoyen.n.e.s étaient allocataires au début de celle-ci. 13 500 le demeurent aujourd’hui. 4500 personnes sont donc sorties du dispositif. Le département affiche un pourcentage de sorties liée à des contrôles et sanctions équivalant à 19% des effectifs, soit 855 personnes.
855 personnes privées du filet de sécurité élémentaire que constitue le RSA, c’est déjà un problème. Que deviennent elles ?
Au-delà de cette question de fond, les retours concernant le processus d’investigation auprès des allocataires sème le trouble car il semble plus s’apparenter à une traque, au vu des manières employées (nous renvoyons- entre autres aux articles de Libération, de l’Humanité, de Médiapart, à l ‘émission de France Culture qui ont précisément documenté le sujet).
Et c’est bien cela qui donne lieu au recours en justice engagé par des allocataires soutenus par la CGT. Collecte intrusive de données personnelles, traitement humiliant, cynisme et inhumanité bureaucratique semblent bien avoir été le lot courant des personnes qui ont témoigné.

Détestation de classe pour celles et ceux qui sont à priori considérés comme des assistés, des parasites, des tricheurs
Alors au-delà des déclarations vertueuses sur le retour à l’emploi et le respect des règles se pose la question du positionnement politique du Département, de ses conceptions à l’égard des allocataires qui semblent à priori considérés comme des profiteurs, des tricheurs.
Le Département précise dans son placard publicitaire que son « plan RSA n’est pas fondé sur l’idéologie mais sur la volonté de rendre le service public plus efficace au bénéfice des plus vulnérables ».
Pourtant les manières de faire, l’acharnement, le mépris humain, la brutalité sociale, résonnent étrangement avec la petite musique que nous joue « l’arc républicain » de droite et d’extrême droite sur l’assistanat, la fraude sociale.
La Défenseuse des Droits ne s’y est pas trompé lorsqu’elle a appelé dans son dernier rapport « au respect des droits fondamentaux des bénéficiaires de prestations ».
Détestation de classe pour celles et ceux qui sont à priori considérés comme des assistés, des parasites, des tricheurs.
Détestation de l’assistanat et de la fraude bien sélective, car on peut regretter de ne pas constater la même ardeur dans les instances « relais » de nos élus de droite, au sénat par exemple, à poursuivre la fraude fiscale pourtant particulièrement préjudiciable aux finances publiques, aux contribuables qui paient leurs impôts, au bien commun, à la cohésion nationale, au patriotisme social…

Violence faite aux « pauvres »

Incroyable mansuétude pour les « riches ».

Cette violence, les placards publicitaires du département du Finistère, ne l’effaceront pas.

Oui à un parc éolien en mer au large de la baie de Morlaix, mais dans un cadre de maîtrise publique et démocratique

La maison Terre brûle…

On est face à une urgence climatique qui impose des mesures d’urgence pour garder la terre habitable, ne pas creuser encore les inégalités face aux bouleversements climatiques, empêcher une chute brutale de la biodiversité, un recul de l’agriculture, et des incendies et épisodes de canicule à répétition.

Une augmentation de 4 degrés de la température moyenne en France serait une catastrophe. L’augmentation des 1,5 degrés, on y est déjà, et c’était à ne pas dépasser avant 2030 !

Face à ça nous n’avons pas d’autres solutions que de chercher à décarboner nos modes de vie et nos moyens de transport comme notre économie. … Lire la suite …

Un pacte national pour l’avenir de la France

Résolution du Conseil national du PCF – 5 juillet 2025

Le monde, l’Europe et la France s’enfoncent dans les guerres, les crises économiques, énergétiques et financières, les régressions sociales et démocratiques, le dérèglement climatique. L’humanité est à un tournant de son histoire. L’affrontement entre le capital et le travail est exacerbé. Le capitalisme, en crise systémique depuis des décennies, se montre incapable de répondre aux immenses défis posés à l’humanité. Ce sont les peuples qui en paient le prix par le chômage, la précarité, la dégradation de leurs conditions de vie sociales et environnementales.

L’accession de Donald Trump à la tête des États-Unis a déchaîné les compétitions entre puissances et multinationales. Le néolibéralisme et le libre-échangisme d’hier ont révélé leurs failles, mais les logiques nationalistes et protectionnistes mènent tout autant à la catastrophe.

En France, la droite et l’extrême droite n’ont pour projet que de perpétuer un système au profit exclusif de la classe capitaliste. Elles divisent pour cela la société en attisant les peurs, la xénophobie et le racisme. Macron, le gouvernement Bayrou et leurs alliés veulent imposer une terrible cure d’austérité au pays pour les prochaines années, prévoyant 40 milliards d’euros de coupes budgétaires dès 2026. Il en résulterait une amputation des dépenses sociales et une baisse drastique des dotations aux collectivités territoriales. Face à cette politique, c’est l’extrême droite qui se rapproche du pouvoir à mesure que nos concitoyennes et concitoyens perdent espoir. La République s’en retrouve gravement menacée dans ses principes de liberté, d’égalité, de fraternité et ses valeurs universalistes.

Ce contexte mondial et national inquiète chacune et chacun à juste titre : la peur du lendemain et le souci pour les générations à venir sont une réalité palpable et quotidienne. Cependant, nous sommes aujourd’hui des millions de citoyens, engagés ou pas, à aspirer à changer la vie, des millions à vouloir que nos fins de mois riment avec autre chose que privations. Nous sommes des millions à vouloir le meilleur pour nos enfants, pour nos parents et plus largement pour toute l’humanité. Nous sommes des millions à refuser la guerre, les conflits, la mise en concurrence, la haine. Nous sommes des millions à penser que ce qui nous rassemble est bien plus fort que ce qui nous divise. Nous sommes des millions à espérer, malgré la violence du capitalisme, que d’autres choix soient possibles. Nous sommes des millions à penser que nos mobilisations peuvent triompher face au péril de l’extrême droite. …Lire la suite…

La menace Stérin plane sur le plus vieux festival breton

Soufflant 120 bougies cette année, les Filets Bleus à Concarneau (29) sont un symbole pour les festivals de musiques bretonnes et celtiques. Cependant, des difficultés ont poussé le comité organisateur à adhérer à l’association « Les Plus Belles Fêtes de France ». La labellisation récente est en réalité un piège tendu par la galaxie ultraconservatrice du milliardaire Pierre-Édouard Stérin …Lire la suite..

À Pont-l’Abbé, le rejet d’une motion sur la Palestine suscite « l’incompréhension » de l’opposition

Le Télégramme

Par Guirec Flécher

Le 23 juillet 2025 à 17h00

Mardi 22 juillet, la majorité municipale de Pont-l’Abbé a décidé, à l’unanimité, de ne pas soumettre à délibération une motion intitulée « Urgence de la paix et reconnaissance de l’État de Palestine ». Une décision qui suscite colère et incompréhension dans les rangs de l’opposition. ..Lire la suite..

Pierre-Édouard Stérin, saint patron de l’extrême droite française #42. Pinard, saucisson et Michel Sardou : comment Pierre-Édouard Stérin veut faire main basse sur les fêtes « traditionnelles »

Des centaines d’événements labellisés, des dizaines d’autres sous franchise, des banquets franchouillards au pinard-saucisson… Avec ses billes dans Studio 496 et le Canon français, le financier du plan Périclès visant à faire gagner les droites extrêmes entend souffler la naphtaline sur les émotions collectives.

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Appel à un rassemblement à Pont l’Abbé, Cessez le feu à Gaza !

A l’appel de l’AFPS Cornouaille, du Mouvement de la Paix, d’organisations politiques de
gauche et de citoyens du Pays Bigouden, un rassemblement se déroulera
le vendredi 4 juillet à 17H 30– Rond-Point de Kermaria – Pont l’Abbé.

Alors que le Proche Orient est en pleine déstabilisation, les gouvernements d’Israël et des USA ne font qu’attiser le conflit à des fins stratégiques, ..Lire la suite..

Aidons le journal l’Humanité en difficulté financière

Pour un autre regard sur l’actualité politique, sociale, économique et culturelle en France et dans le monde

L’Humanité, pour un autre regard sur l’actualité en France et …

Urgence pour l’Humanité : votre don peut tout changer

À ce jour, nous n’avons pas la trésorerie nécessaire pour assurer le montage et la tenue de la Fête de l’Humanité. Nous devons réunir un million d’euros avant la fin du mois d’août. Nous n’y arriverons pas sans vous.

L’information a un prix et notre indépendance vis-à-vis des puissances financières a un coût. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et sur la communauté de nos lectrices et lecteurs pour garantir notre équilibre financier, dégager des pistes de financement de nos nouveaux projets, poursuivre notre plan de continuation et apurer nos dettes.

Un cri d’alerte

C’est pourquoi, je lance aujourd’hui un cri d’alerte pour l’Humanité en appelant à la mobilisation générale autour de notre titre. Nous devons réunir un million d’euros avant la fin du mois d’août pour faire face à l’explosion des coûts et frais externes (impression, distribution et postage) et au montage de la Fête de l’Humanité. À ce jour, nous n’avons pas la trésorerie nécessaire pour assurer le montage et la tenue de la Fête de l’Humanité.

Si votre mobilisation, particulièrement active pendant l’été, venait à faiblir, nous pourrions être mis en difficulté.

La campagne de souscription « Urgence pour l’Humanité » doit vivre partout : dans les mobilisations sociales et de solidarité internationale, auprès de nos lectrices et lecteurs avec nos CDH, auprès d’un public large qui découvre nos contenus numériques.

Contrer ceux qui rêvent de nous faire taire

Depuis trois ans, avec vous et l’ensemble de nos équipes, nous avons entamé une révolution numérique : un nouveau site internet, plus moderne et adapté à notre époque, le recrutement d’une équipe dédiée à la matinale, à la vidéo et aux réseaux sociaux, ainsi que la création de notre quatrième média, via Twitch, avec notamment notre studio et son émission phare, Ça ira, politique et culturelle, ainsi qu’une émission féministe, le Torchon brûle, et une revue de presse internationale.

Ces transformations portent leurs fruits : nous stabilisons notre chiffre d’affaires et, grâce à votre soutien, nous avons franchi la barre des 40 000 abonnés.

Pour notre travail et nos révélations, notamment sur l’extrême droite, sur les grands groupes, ou encore notre couverture des conflits, nous sommes de plus en plus la cible d’attaques, y compris judiciaires. Certains, bien aidés par des forces du capital et de l’extrême droite, rêvent de nous faire taire et de nous voir disparaître pour invisibiliser les combats que nous mettons à la une.

Dans un contexte politique et social brûlant, marqué par des guerres aux quatre coins du globe, un génocide en cours à Gaza, la montée d’une internationale fascisante soutenue par un capitalisme 3.0, et la propagation fulgurante de fausses informations amplifiées par des algorithmes puissants, l’Humanité est au rendez-vous, chaque jour, pour défendre la vérité et la confrontation saine des idées.

Sans votre solidarité et votre attachement indéfectible à notre journal, notre groupe de presse, de communication et d’événementiel risque de graves difficultés. Il y a urgence à relayer cet appel tout en poursuivant le combat pour les abonnements, la diffusion des bons de soutien et notre transformation numérique.

Je compte sur vous.

Fabien Gay – Directeur de l’Humanité

Le journal des intelligences libres

« C’est par des informations étendues et exactes que nous voudrions donner à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde. »
Tel était « Notre but », comme l’écrivait Jean Jaurès dans le premier éditorial de l’Humanité.
120 ans plus tard, il n’a pas changé.
Grâce à vous.

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