Mort de Quentin Deranque : face à la violence, organiser le débat et l’action démocratique

Publié le 19 février 2026

Le Parti communiste français exprime de nouveau sa plus vive émotion après la mort de Quentin Deranque survenue à Lyon à la suite de violences inadmissibles et d’un lynchage odieux qui a coûté la vie à cet homme en marge d’une conférence à Sciences-Po. Toute justification ou relativisation de ce crime abject, au regard des idées ou actes de la victime, est inacceptable. Continue reading « Mort de Quentin Deranque : face à la violence, organiser le débat et l’action démocratique »

Mort de Leïla Shahid, ancienne déléguée générale de la Palestine en France

Pierre Barbancey, Journal l’Humanité du 18 février

Déléguée générale de Palestine en France puis auprès de l’Union européenne, elle incarnait la lutte d’un peuple pour son autodétermination. Elle était une grande amie de « l’Humanité ». Elle est décédée le 18 février dans le Gard. Elle avait 76 ans.
Karama. Dignité en arabe. À lui seul il dit Leïla Shahid qui, le 18 février au matin, nous a quittés. Dignité parce que cette grande dame, infatigable combattante et diplomate palestinienne, a toujours préféré affronter que subir, la vie comme la mort. À l’unisson de son peuple, elle était une résistante.

Née le 13 juillet 1949 à Beyrouth, au Liban, issue d’une famille très impliquée dans le mouvement national palestinien, elle s’est elle-même rapidement engagée au lendemain de la guerre des Six-Jours. Elle adhère au Fatah, le mouvement de Yasser Arafat, et démarre une activité politique et sociale dans les camps de réfugiés du Liban du sud. Un sujet au centre du problème palestinien, témoignage de la Nakba (la catastrophe) et de l’expulsion de centaines de milliers de personnes en 1948 par ce qui allait devenir l’armée israélienne.
Les réfugiés ne quitteront jamais le cœur et l’esprit de Leïla Shahid. Elle consacre sa thèse à la structure sociale de ces camps qu’elle connaît bien. Elle fera toujours sienne cette revendication du droit au retour des réfugiés palestiniens.
La diplomatie de la vérité
En 1982, alors qu’elle se trouve dans la capitale libanaise en compagnie de son ami Jean Genet, se produisent les massacres de Sabra et Chatila, perpétrés par les Phalanges chrétiennes libanaises sous la supervision de l’armée israélienne, et dans lesquels tous deux vont se rendre. L’écrivain publiera plus tard Quatre Heures à Chatila, un texte aussi politique que littéraire, qui annonce Un captif amoureux.
Pourquoi rappeler cet épisode ? Parce que Leïla Shahid, mariée depuis 1978 avec l’écrivain marocain Mohamed Berrada, n’a jamais fait de son engagement national palestinien un enfermement, mais au contraire un atout pour rencontrer les autres, confronter ses idées, apporter la contradiction.
Ceux qui l’ont connue le savent, Leïla Shahid pratiquait la diplomatie de la vérité. Pas de faux-fuyants ni de faux-semblants. L’argument réfléchi et nourri pour défendre sa cause. Celle, comme elle le rappelait tout le temps, y compris ces derniers mois, qui ne portait pas sur un prétendu « conflit israélo-palestinien », mais sur « le droit du peuple palestinien à son autodétermination ». Une nuance de taille. Politique.
Depuis 1976, année où elle devient présidente de l’Union générale des étudiants de Palestine (le Gups) en France, sa vie s’est confondue avec son combat. En 1989, elle est nommée représentante de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) en Irlande et, en 1990, aux Pays-Bas puis au Danemark.
Mais la francophone qu’elle est, trouve sa consécration à son poste de déléguée générale de la Palestine en France. De 1994 à 2005 elle fait découvrir aux Français un visage de la Palestine et des Palestiniens que les médias dominants leur avaient rarement montré. Sur les plateaux de télévision ou dans les studios de radio, elle explique la politique de l’OLP, coupe court à toutes les insultes ou les insinuations la taxant d’antisémitisme, s’affichant et débattant avec courage avec certains ambassadeurs israéliens en France comme Élie Barnavi.
La représentante d’un pays sans État
Après la mort, en novembre 2004, de Yasser Arafat, dont elle était très proche, Leïla Shahid devient, en 2005, déléguée générale de la Palestine auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg, à Bruxelles. Au Parlement européen elle fait l’effet d’une tornade.
La verve méditerranéenne, la bonne humeur qui peut se transformer en une colère dévastatrice, les reparties politiques et intelligentes, immédiates, désarçonnant souvent une certaine culture nord-européenne. Leïla Shahid était une diplomate d’autant plus incontournable qu’elle représentait un pays sans État et qu’à ce titre elle ne manquait pas une occasion de rappeler la responsabilité des uns et des autres dans cet état de fait.
Directrice de la Revue d’études palestiniennes, elle a été initiatrice de la saison culturelle Masarat-Palestine en 2008. Elle est l’une des trois promoteurs du tribunal Russell sur la Palestine, dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.
« Nous avons décidé, il y a dix-neuf ans, d’arrêter toute la lutte militaire pour décider de négocier la solution de deux États. Mais soyons honnêtes, nous avons échoué. (…) Nous n’avons même pas réussi à faire retirer l’armée israélienne ni de Gaza ni de Cisjordanie, ni de Jérusalem-Est. Donc regardons la réalité en face : la communauté internationale est responsable aussi de notre propre échec », expliquait-elle sur RTBF en 2012.
« Elle parlait au nom de millions de Palestiniens »
Sa retraite, prise en 2015, n’est qu’administrative, partageant son temps entre Paris, Beyrouth et Lecques, cette commune du Gard devenu un havre de paix, où elle est décédée. Après les attaques du Hamas le 7 octobre 2023, elle intervient à de nombreuses reprises, déplorant la mort de civils israéliens et dénonçant le génocide perpétré par Israël, expliquant : « Les pays arabes, les Européens et les Américains ont été d’une lâcheté totale. »
Leïla Shahid a toujours entretenu avec l’Humanité une relation toute particulière. Elle savait que les colonnes de notre journal lui étaient ouvertes en permanence, surtout dans les moments de grande tension où personne ne voulait faire entendre la voix des Palestiniens.
Depuis ses années étudiantes et jusqu’au dernier jour, elle connaissait également l’engagement sans faille du Parti communiste français (PCF) auprès du peuple palestinien. C’est ce qui faisait aussi sa fidélité à la Fête de l’Huma. Lorsqu’elle parcourait les allées, elle était sans cesse arrêtée par les militants. Elle avait toujours un mot, un geste de fraternité.
Les débats en sa présence se remplissaient d’une richesse inédite. Elle était tout à la fois intervenante et animatrice, donnant la parole elle-même, vous prenant le bras avec un sourire désarmant et un « mon chéri » avec ce « r » roulé comme jamais.
« Elle parlait au nom de millions de Palestiniens, qui, depuis 1948, attendent que le droit international s’applique enfin à leur terre », a salué l’actuelle ambassadrice de Palestine en France, Hala Abou Hassira. Avec Leïla Shahid disparaît une grande voix de la Palestine.

 

De riches échanges sur la mer et la pêche lors de la rencontre organisée par les communistes du pays bigouden

L’océan, la pêche, notre avenir ? Parlons-en !

Le débat du samedi 31 janvier 2026 au bar L’Escale à Lesconil, organisé par la section PCF Pays bigouden, fut une belle rencontre entre les professionnels de l’Interpro de Loctudy dont les directeurs d’armements, Julien Le Brun, Ludovic Le Lay, le conchyliculteur, Guillaume Nicolle, Maxime Delisle l’auteur de la Bd « On a Mangé la Mer », François Chartier chargé de campagne océan à Greenpeace et bien-sûr le public.

Les personnes présentes, très curieuses, ont posé de nombreuses questions le tout dans une ambiance cordiale, chaleureuse et respectueuse. Continue reading « De riches échanges sur la mer et la pêche lors de la rencontre organisée par les communistes du pays bigouden »

Vœux du PCF Finistère à Lesconil

Plus de 70 personnes ont assisté à la présentation des vœux de la fédération du PCF, dans la salle de l’amicale laïque à l’emplacement de l’usine des sardinières qui se mirent en grève à l’été 1926, point de départ d’un conflit social de plus d’un an généralisé aux ports du pays bigouden.

Un moment très chaleureux , des discours de Gérard Bal pour la section PCF du pays bigouden, d’Ismaël Dupont pour la fédération PCF du Finistère et de Gwenole Foucher pour la JC.     Continue reading « Vœux du PCF Finistère à Lesconil »

Qui a mangé la mer ?

La section PCF du pays bigouden organise :

                Samedi 31 janvier à 15h

Une réunion publique sur la problématique de la filière halieutique.

Maxime De Lisle viendra présenter sa bande dessinée « On a mangé la mer » au bar de l’Escale à Lesconil.

L’océan, la pêche, notre avenir, venez en débattre avec nous.

Une belle soirée-débat sur la dette publique à Pont L’Abbé

Un exposé clair et convaincant ce 16 janvier, Léo Charles excellent pédagogue, les personnes présentes et en nombre étaient ravies, un essai prometteur !

La question de la dette publique est au cœur des débats depuis de nombreuses années et donne lieu à des affirmations alarmistes.

C’est pourquoi, au cours de cette soirée, nous avos souhaité poser les termes de ce débat en précisant ce que recouvre la dette publique, les causes de son évolution et les politiques permettant de gérer celle-ci.

Léo Charles, membre des Économistes Atterrés, maître de conférences en sciences économiques, chercheur au LiRIS à l’Université Rennes 2, a apporté son éclairage sur la question et a fait savoir que des solutions alternatives sont possibles et souhaitables afin de sortir de l’emprise des marchés financiers et proposer des solutions pour faire face à l’urgence climatique.

Un livre utile :

La dette publique en question dans un ouvrage des Économistes atterrés  Léo Charles et Alban Pellegris...

Quelques photos :

Réflexions sur la dette, dans notre blog

La soirée a été aussi l’occasion de prendre connaissance des propositions précises, concrètes du PCF sur le sujet.

Face à l’offensive du capital, Luttons et rassemblons autour d’un pacte d’avenir pour la France

Des paroles et des actes

Lors de ses vœux pour la nouvelle année, Macron se félicite et félicite.

Saluant « les forces de sécurité », les « bénévoles », les « travailleurs », les « soignants », « en première ligne face aux difficultés pour apporter secours et fraternité », Emmanuel Macron a rappelé leur rôle essentiel : « Ainsi va le destin des nations qui tiennent grâce au dévouement de leurs concitoyens. Grâce à vous, nous tenons. Fort de nos institutions, nos services publics ».

De même, les maires, « de tous les combats, de toutes les crises, à mes côtés et à votre service ».

Il oublie pourtant la mise à mal de nos services publics étranglés par les différents budgets austéritaires successifs proposés et votés par son propre camp. …Lire la suite…

1ere victoire : Michelin rembourse une aide indue de 4,3 millions

Michelin rembourse 4,3 millions d’euros : une victoire communiste pour la justice et la responsabilité

Le groupe Michelin a annoncé avoir remboursé 4,3 millions d’euros d’aides publiques indûment utilisées pour équiper des usines à l’étranger.

C’est une victoire concrète, arrachée par les salarié·es, leurs représentant·es et le travail des parlementaires communistes et par la commission d’enquête sénatoriale menée avec détermination par Fabien Gay. …Lire la suite…