10 propositions du PCF pour la France

Face au mouvement des Gilets jaunes, aux mobilisations populaires, le président de la République a du ouvrir un grand débat national. Celles et ceux qui se sont exprimés y ont porté un message clair. Ils disent vouloir vivre dignement et être respectés. Ils disent que le travail doit payer. Ils disent que les injustices sociales et fiscales sont une honte. Ils disent, à l’échelle de leurs quartiers, de leurs lieux de travail, qu’ils veulent pouvoir décider. Ils disent que la fin du mois ne doit pas être opposé à la fin du monde. Ils attendent des réponses fortes et ambitieuses.

Avec cet objectif, le Parti communiste français présente 10 grandes propositions pour l’avenir de la France. Continue reading « 10 propositions du PCF pour la France » →

La difficulté à se loger : sortir de la stigmatisation, construire…

De même que les jeunes et les travailleurs peinent à se loger dans les communes côtières du Pays Bigouden, la crise du logement a pesé sur les élections municipales à Berlin, contribuant à la victoire de Die Linke. Dans les deux cas, la marchandisation du logement est la cause de ces difficultés.

À partir de la situation berlinoise, c’est l’occasion, avec notre camarade Jean-Paul Legrand (Albi), de dépasser la stigmatisation des propriétaires de résidences secondaires et des élus locaux, telle qu’elle a été menée cet été dans certaines de nos communes, en engageant une démarche de conscientisation dans une perspective de dépassement du capitalisme.


La difficulté à se loger : sortir de la stigmatisation, construire une conscience de classe.

La victoire de Die Linke à Berlin constitue un événement politique important. Avec 25,7 % des voix, le parti devient la première force politique de la capitale. Ce résultat intervient dans une Allemagne confrontée simultanément à une crise industrielle, à une progression de l’AfD et à une aggravation des difficultés sociales. Il mérite donc d’être regardé avec attention, sans pour autant lui faire dire davantage qu’il ne dit.
Un parti qui se réclame du socialisme doit partir des préoccupations concrètes de la population. Le logement, les loyers, les salaires, le pouvoir d’achat et les services publics ne sont pas des questions secondaires. Ils constituent le terrain quotidien sur lequel se forme ou ne se forme pas la conscience collective.
Mais cette approche doit être prolongée par une question fondamentale : comment produire les richesses nécessaires à la satisfaction de ces besoins et qui doit contrôler cette production ?
PARTIR DES BESOINS POPULAIRES
Une organisation socialiste ne peut demander aux travailleurs de s’intéresser à la transformation de la société tout en restant indifférente aux difficultés qu’ils rencontrent aujourd’hui.
Le logement en fournit un exemple évident. Lorsque des familles consacrent une part croissante de leurs revenus à leur loyer, lorsque les jeunes rencontrent des difficultés pour se loger et lorsque les retraités ou les travailleurs modestes sont repoussés vers les périphéries, la question du logement devient une question sociale et politique centrale.
En Allemagne, 16,1 % de la population était exposée au risque de pauvreté en 2025 selon Destatis, et le taux atteignait 18,9 % chez les personnes âgées de 65 ans et plus.
S’occuper du logement n’est donc pas s’éloigner de la lutte des classes. C’est partir de la réalité sociale telle qu’elle est vécue.
MAIS LE LOGEMENT N’EST PAS SEULEMENT UNE QUESTION DE REDISTRIBUTION
C’est précisément ici que l’analyse doit aller plus loin.
Encadrer les loyers, développer le logement social, lutter contre les logements vacants ou augmenter les aides peuvent être nécessaires. Mais ces mesures ne répondent pas entièrement à la question : pourquoi une société qui dispose de capacités productives considérables ne parvient-elle pas à garantir à chacun un logement accessible ?
Le logement est devenu simultanément un besoin fondamental et un actif permettant de valoriser du capital.
C’est cette contradiction qu’il faut mettre au jour.
Un logement possède une valeur d’usage : il permet à une famille de vivre. Mais dans le capitalisme, il possède également une valeur marchande : il peut être acheté, vendu, loué, financiarisé et utilisé comme support d’accumulation.
Dès lors, répondre durablement à la crise du logement ne consiste pas seulement à corriger les excès du marché. Il faut progressivement soustraire la satisfaction de ce besoin fondamental à la logique de la spéculation et de la rentabilité du capital.
POUR LOGER, IL FAUT PRODUIRE
Mais cette transformation pose immédiatement une autre question, trop souvent absente des débats : il faut construire les logements.
Pour construire, il faut du foncier, du ciment, de l’acier, du bois, des machines, de l’énergie, des entreprises, des ingénieurs, des architectes et des travailleurs qualifiés.
Autrement dit, il faut développer les forces productives.
C’est ici que le raisonnement marxiste devient indispensable. On ne peut durablement satisfaire les besoins sociaux sans disposer des capacités matérielles permettant de les satisfaire.
On ne distribue pas ce qui n’est pas produit. On ne construit pas des logements sans industrie du bâtiment. On ne rénove pas des millions de logements sans matériaux, sans machines et sans travailleurs.
La question du logement conduit donc nécessairement à la question de la production.
QUI DÉCIDE DE CE QUI EST PRODUIT ?
Le véritable problème devient alors celui du pouvoir économique.
Qui possède les entreprises ? Qui possède le foncier ? Qui finance la construction ? Qui décide des investissements ? Qui détermine les priorités industrielles ? Qui décide quelles technologies seront développées et pour quels usages ?
Dans le capitalisme, ces décisions sont largement orientées par la recherche de la rentabilité.
Or les besoins sociaux et la rentabilité financière ne coïncident pas nécessairement.
Construire des logements très chers dans les secteurs où le foncier est le plus rentable peut être une excellente opération financière. Construire des logements accessibles aux travailleurs peut répondre à un besoin social beaucoup plus important tout en offrant une rentabilité moindre.
Ce qui est rentable pour le capital n’est donc pas nécessairement ce qui est le plus utile à la société.
C’est cette contradiction qu’une politique socialiste doit affronter.
LA QUESTION DES FORCES PRODUCTIVES EST CENTRALE
L’Allemagne fournit un terrain particulièrement intéressant pour cette réflexion.
Son économie traverse une période difficile. Après deux années de récession, le PIB n’a progressé que de 0,2 % en 2025 et la valeur ajoutée manufacturière a encore reculé. L’industrie automobile, la chimie et la construction mécanique sont confrontées à d’importantes transformations.
La question sociale ne peut donc pas être séparée de la question industrielle.
Une politique qui veut répondre aux besoins populaires doit être capable de parler simultanément de salaires et d’industrie, de logement et de production, de pouvoir d’achat et d’investissement, de services publics et de productivité.
Il ne s’agit évidemment pas de produire davantage pour produire davantage. Il s’agit de développer les forces productives en fonction des besoins sociaux.
TRANSFORMER LA PRODUCTION POUR TRANSFORMER LA SOCIÉTÉ
C’est ici que se situe la différence fondamentale entre une politique sociale qui corrige les effets du capitalisme et une perspective socialiste.
La première cherche principalement à mieux répartir une partie des richesses produites.
La seconde pose une question supplémentaire : dans quelles conditions ces richesses sont-elles produites, qui possède les moyens de production et qui décide de leur utilisation ?
Cette question n’est pas théorique.
Elle concerne directement les travailleurs confrontés aux fermetures d’usines, aux restructurations, à l’automatisation ou à l’introduction de l’intelligence artificielle.
Les nouvelles technologies peuvent permettre d’augmenter considérablement la productivité et donc les capacités de production de la société. Mais dans le cadre capitaliste, ces gains peuvent aussi servir à supprimer des emplois, intensifier le travail ou accroître les profits.
La question socialiste est donc immédiatement posée : qui maîtrise ces nouvelles forces productives ?
DU LOGEMENT À L’INDUSTRIE
Le logement permet ainsi de comprendre quelque chose de beaucoup plus général.
Si nous voulons construire des logements accessibles, il faut développer les capacités de construction.
Si nous voulons rénover massivement les logements, il faut développer les filières industrielles correspondantes.
Si nous voulons réduire les factures énergétiques, il faut développer une politique énergétique et des capacités de production adaptées.
Si nous voulons des transports publics accessibles, il faut produire des trains, des bus, des infrastructures et l’énergie nécessaire.
À chaque fois, le besoin social conduit à la question de la production.
Et la question de la production conduit à celle de la propriété et du pouvoir.
Le logement conduit à l’industrie. L’industrie conduit à l’investissement. L’investissement conduit à la propriété. Et la propriété conduit à la question du pouvoir.
NE PAS OPPOSER REVENDICATIONS IMMÉDIATES ET SOCIALISME
Il serait donc erroné d’opposer les revendications immédiates à la transformation révolutionnaire de la société.
Un travailleur qui se bat pour son salaire, un locataire qui refuse une hausse excessive de son loyer ou des salariés qui s’opposent à la fermeture de leur usine défendent des intérêts immédiats. Mais ces luttes peuvent également permettre de faire apparaître les mécanismes plus généraux du capitalisme.
La tâche d’un parti communiste est précisément de relier ces deux dimensions.
Partir du besoin immédiat pour faire comprendre les mécanismes qui l’engendrent. Partir de la lutte pour construire l’organisation. Partir de l’organisation pour poser la question du pouvoir.
C’est ainsi que les revendications quotidiennes peuvent devenir un terrain de construction d’une conscience de classe.
LE LOGEMENT NE DOIT PAS ÊTRE LIVRÉ À LA PRÉDATION SPÉCULATIVE
Le logement constitue à cet égard un terrain privilégié.
Il faut construire suffisamment de logements. Il faut développer le logement public et social. Il faut protéger les locataires. Il faut combattre la spéculation foncière et immobilière.
Mais il faut également agir sur les conditions mêmes de la production du logement : maîtrise du foncier, financement public, capacités industrielles, filières de construction, matériaux, énergie et intervention publique dans l’investissement.
L’objectif doit être clair : faire du logement un droit social effectivement garanti et non un simple support de valorisation du capital.
Le logement doit être construit parce que des femmes, des hommes, des familles et des travailleurs ont besoin de se loger, et non prioritairement parce qu’un investisseur recherche un rendement.
BERLIN : UN POINT D’APPUI, PAS UN MODÈLE TOUT FAIT
Le résultat de Die Linke à Berlin montre donc qu’une force politique peut mobiliser largement autour de préoccupations matérielles concrètes. C’est un élément important.
Mais ce résultat électoral ne permet pas, à lui seul, de conclure à une renaissance du socialisme ou du mouvement ouvrier allemand.
La question décisive est ailleurs : Die Linke parviendra-t-elle à transformer la mobilisation autour des besoins sociaux en organisation durable et en intervention sur les rapports de production ?
C’est à ce niveau que doit se situer l’analyse marxiste.
Le nombre de députés, aussi important soit-il, ne suffit pas à mesurer la reconstruction d’une force socialiste.
Il faut également regarder ce qui se passe dans les entreprises, dans les quartiers populaires, dans les syndicats, dans les secteurs industriels et dans les lieux où se décident les investissements et les restructurations.
RECONSTRUIRE UNE FORCE DE CLASSE
La progression de l’AfD et le succès de Die Linke à Berlin sont deux phénomènes différents. Mais ils s’inscrivent dans une même crise de représentation politique et sociale.
La colère sociale ne produit pas spontanément une conscience de classe. Elle peut être captée par l’extrême droite, transformée en revendication sociale ou rester une protestation électorale.
La question fondamentale est donc organisationnelle.
Qui organise les travailleurs ? Où les organise-t-on ? Sur quelles revendications ? Et dans quelle perspective politique ?
L’entreprise demeure un lieu essentiel parce que c’est là que se rencontrent directement le capital et le travail, que se décident les investissements, les restructurations, les conditions de travail, les salaires et désormais l’introduction des nouvelles technologies.
C’est donc aussi un lieu décisif pour reconstruire une conscience collective du pouvoir économique.
PARTIR DU LOGEMENT POUR POSER LA QUESTION DU SOCIALISME
L’enseignement de Berlin ne devrait finalement être ni « il suffit de gagner des élections en parlant du logement », ni « les revendications concrètes seraient secondaires par rapport à la transformation révolutionnaire ».
Il faut dépasser cette opposition.
Un parti socialiste doit parler du logement parce que les travailleurs ont besoin de se loger. Mais il doit parler de production parce que la société doit être capable de construire les logements nécessaires. Et il doit parler de propriété parce que la production ne peut être durablement orientée vers les besoins si les décisions essentielles restent soumises à la rentabilité du capital.
La question n’est donc pas seulement : comment mieux répartir les richesses produites par le capitalisme ?
Elle est aussi : comment développer les forces productives et les placer sous la maîtrise collective afin qu’elles servent les besoins sociaux ?
C’est là que la revendication immédiate rejoint la perspective socialiste.
Le logement, les salaires, l’énergie, les transports, la santé, l’industrie et les nouvelles technologies ne sont pas des questions séparées.
Ils posent tous la même question fondamentale :
QUI POSSÈDE, QUI PRODUIT, QUI DÉCIDE ET POUR QUI ?
C’est à cette question que doit répondre une stratégie de reconstruction du socialisme qui rassemble les travailleurs et les couches populaires.
Jean-Paul LEGRAND
27 septembre 2026

Sauvons les conserveries bretonnes, nationalisons l’acier d’ArcelorMittal !

Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste, appelle à la nationalisation d’ArcelorMittal  France

 Dans une tribune publiée dans Le Télégramme (édition du 10 septembre 2026), Gladys Grelaud met en lumière l’urgence de préserver la souveraineté industrielle et alimentaire en Bretagne. Cette prise de position s’inscrit pleinement dans le cadre de la stratégie de rupture adoptée lors du 40e congrès du Parti communiste français, qui prône l’émergence du socialisme comme réponse aux besoins des populations. Un système qui repose sur des nationalisations en vue d’une planification de productions socialisées, afin de garantir une économie au service des besoins humains et environnementaux. Bien loin de ceux de la finance.
 
Dans la torpeur de l’été, la nouvelle est passée inaperçue. En juillet, le Royaume-Uni a nationalisé l’entreprise sidérurgique British Steel. Nos amis britanniques, pourtant attachés à l’économie de marché, savent aussi faire preuve de pragmatisme. Et alors que le pays risquait de perdre toute capacité de production d’acier sur son territoire, ils ont pris leurs responsabilités. Cette décision doit être saluée. Car l’acier n’est pas un bien comme un autre. Sa fonction est stratégique. Sans acier, pas de souveraineté industrielle, pas d’usines de défense nationale, pas de construction navale. Il est à l’industrie ce que l’oxygène est à la vie humaine. C’est ce que les Britanniques ont bien compris. Sans le maintien d’une production nationale d’acier, nombre de filières économiques seraient contraintes de se tourner vers des fournisseurs étrangers, avec le risque d’une rupture d’approvisionnement, d’une explosion des coûts et d’une dépendance accrue.

Continue reading « Sauvons les conserveries bretonnes, nationalisons l’acier d’ArcelorMittal ! » →

Fête de l’Humanité 2026 – Le meeting de Fabien Roussel

ÉNORME !

La foule, la fraternité, la lutte, ensemble, LA VIE

Cinq cent soixante dix mille entrées à la fête de l’Humanité, le demi million de nouveau dépassé.


Plus de 40 000 personnes réunies sous le soleil de la grande scène Angela Davis : le meeting de Fabien Roussel à la Fête de l’Humanité 2026 restera comme un moment charnière de ce début de campagne pour la présidentielle de 2027. Une démonstration de force qui a impressionné les observateurs, tant par la mobilisation que par l’affluence enregistrée.

Voilà enfin un discours de rupture qui n’hésitait pas à réaffirmer l’objectif d’un changement de modèle économique plutôt que de simples aménagements. Fabien Roussel très incisif, s’en est pris directement aux structures économiques et au patronat sans concessions en étant toujours très offensif et en ne se contentant pas de défendre des acquis, mais en proposant une contre-offensive politique sans attendre l’échéance électorale.

Proposer de « faire la Révolution dès maintenant, sans attendre » aura insufflé de l’énergie, de l’espoir et, remobilisé les militants pour les mois à venir. Enfin un candidat qui pose clairement le discours de la lutte des classes, pour VIVRE mieux, ensemble, heureux et en paix !

 

Et surtout, pour faire prendre conscience au monde du travail qu’il a des intérêts à défendre face à ceux qui détiennent les richesses.

Le meeting de Fabien Roussel

Communiqué de Presse du MODEF / SÉCHERESSE ET CANICULE : L’AGRICULTURE EST EN TRAIN DE MOURIR

SÉCHERESSE ET CANICULE : L’AGRICULTURE EST EN TRAIN DE MOURIR

La Ministre de l’Agriculture a prévu de réunir les Préfets de région le 27 juillet pour disposer d’un état des lieux précis, territoire par territoire sur l’étendue des pertes liées à la sécheresse et la canicule.

 

La France a connu le mois de juin le plus chaud et s’apprête à connaître son mois de juillet le plus chaud. Dès mardi, la 4e canicule se prépare !

 

La seule réponse de la Ministre de l’Agriculture est « nous élaborons un plan global en lien avec le Ministère des Comptes publics pour la rentrée ».

Continue reading « Communiqué de Presse du MODEF / SÉCHERESSE ET CANICULE : L’AGRICULTURE EST EN TRAIN DE MOURIR » →

Après le Congrès du PCF : un projet, un programme.

Le congrès du PCF s’est déroulé début Juillet à Lille en présence des délégations de 27 pays étrangers+ d’Allemagne, d’Autriche, de Belgique, du Cap-Vert, du Chili, de la Chine, de Côte-d’Ivoire, de Cuba, d’Espagne, des États-Unis, de Grèce, d’Inde, d’Irak, d’Iran, d’Irlande, d’Israël, d’Italie, du Japon, du Liban, de Palestine. Du Portugal. De la République sahraouie. Du Soudan. De Turquie. Du Vietnam..

..Lire la suite..

Le Plan Climat du PCF – Empreinte 2050

Canicule. Et maintenant on fait quoi ?

Face à la canicule, des réponses fortes s’imposent !

49 départements en vigilance rouge, avec des températures maximales atteignant plus de 40° C
par endroits.
Alors que certaines municipalités, en concertation avec les acteurs concernés, prennent des
mesures de bon sens afin de protéger les personnes vulnérables à la chaleur en mettant à
disposition des lieux collectifs climatisés, il y en est d’autres qui restent dans l’inaction.
La situation exige d’avoir des réponses à la hauteur de sa gravité. L’organisation des solutions ne
peut pas reposer uniquement sur la prise de responsabilités individuelles. Elle doit être collective.
Si le dérèglement climatique est une réalité, l’inaction politique est un choix.
La canicule est une violence de classe. On ne suffoque pas de la même manière dans un bureau
climatisé, une résidence secondaire ou un appartement passoire thermique, sur un chantier,
dans une cuisine, un entrepôt, une classe à 35 °C ou un EHPAD sous-doté. Les riches ne meurent
pas sous la chaleur. Ce sont les enfants, les personnes âgées, les travailleurs, les précaires, les
quartiers populaires qui paient le prix de l’inaction. Face à la canicule, il faut des actes : utiliser
par exemple les bâtiments publics climatisés pour les mettre à disposition des collectivités et
protéger les enfants, les personnes âgées et les plus fragiles
Les communistes appellent à des mesures immédiates pour s’adapter à ces épisodes
climatiques extrêmes qui risquent d’être de plus en plus fréquents : arrêt automatique du travail
à partir de seuils de température nationaux, plan de rénovation des bâtiments scolaires et
hospitaliers, ouverture de lieux de fraîcheur à commencer par les bâtiments publics climatisés,
gratuité de l’eau lors des pics et des transports publics en amont des pics, soutien massif aux
communes.
L’urgence impose surtout de changer de cap. Il est nécessaire d’avoir un grand plan national de
rénovation des logements et des bâtiments publics, de végétalisation des villes, de
désimperméabilisation, de développement des transports publics, de sortie des énergies fossiles
et de relocalisation industrielle, le déploiement massif de réseaux de froid urbains. Cela suppose
des investissements publics massifs financés par les immenses richesses produites dans notre
pays, à l’inverse des cadeaux fiscaux faits aux plus riches et de la sacrosainte « réduction des
dépenses publiques » qui tire notre économie et notre pays vers le bas et sacrifie l’avenir des
générations actuelles et à venir
C’est le sens du plan climat du PCF, Empreinte 2050 : planifier, financer, produire autrement, dans
la justice sociale.
Assez de discours. Il faut arracher l’écologie des mains du capital et mettre la puissance
publique au service de la vie

Le Plan Climat du PCF – Empreinte 2050

C’est le moment de le découvrir et d’en discuter..

On en parle aussi dans la revue PROGRESSISTES

 

Le plan climat du PCF en 4 pages est téléchargeable ici : https://revue-progressistes.org/…/empreinte2050-le…/


Plan Empreinte 2050 du PCF
Ce plan travaillé par la commission nationale Écologie du PCF, des membres de la direction nationale et des militants issus de professions scientifiques, couvre une période allant jusqu’en 2050, et propose des transformations profondes des principaux secteurs émetteurs : transport, bâtiment, industrie et agriculture. Il s’appuie sur la simulation développée par Victor Leny.
Plus qu’un plan climat pour la France, Empreinte 2050 est aussi un plan pour le progrès social et une élévation générale de la qualité de vie.
C’est à cette condition que la lutte pour le climat se fera : elle sera populaire et acceptée ou elle ne sera pas !

Qui a mangé la mer ?

La section PCF du pays bigouden organise :

                Samedi 31 janvier à 15h

Une réunion publique sur la problématique de la filière halieutique.

Maxime De Lisle viendra présenter sa bande dessinée « On a mangé la mer » au bar de l’Escale à Lesconil.

L’océan, la pêche, notre avenir, venez en débattre avec nous.