Inquiétude à Tréouguy

Les réfugiés ukrainiens du centre de Tréouguy ont appris par courrier que celui-ci serait fermé au 31 décembre. La question de leur relogement est inquiétante. Certains des 26 réfugiés encore présents à Tréouguy sont en situation de fragilité, notamment des personnes âgées, isolées.

 

L’AMPB communique :

Que vont-ils devenir ? On nous assure que personne ne se retrouvera à la rue, mais le flou règne, ainsi que les messages contradictoires.

 

L’AMPB se doit, bien entendu, de réagir et faire entendre sa voix. Légitimement et en première approche, plusieurs modes d’action sont envisageables : pétition, courrier, communiqué de presse, manifestation (comme on a déjà fait pour Sidy Camara, jeune Malien menacé d’expulsion, ou lors de la venue de Marine Le Pen au Guilvinec), etc.

Actions contre qui ou en faveur de qui : préfecture, mairie, Coallia, les Ukrainiens… ? Qu’est-ce qui est le plus pertinent à soutenir ou à dénoncer dans un environnement incertain où on entend « on nous assure que », « les services y travaillent », « ce n’est pas de notre compétence »… ?

 

Les membres du conseil collégial sont, au même titre que les autres adhérents de l’AMPB, inquiets et indignés.

Nous avons donc demandé un rendez-vous avec le maire de Pont-l’Abbé.

Une pétition demandant que chaque réfugié et famille de réfugiés se voit proposer une ou des solutions adaptées à sa situation est en ligne ICI. N’hésitez pas à la signer ou à la faire signer, elle sert à mettre de la pression (à partager également par Facebook). Une version papier est disponible (PDF ci-joint) si vous vous sentez une âme militante de terrain.

 

Pour en rajouter une couche, une conférence de presse aura lieu prochainement dans la suite du courrier et de la pétition. Nous vous tiendrons au courant.

 

Le prolongement de ce début d’action ? Il dépendra des éléments concrets recueillis, ou pas, dans les prochains jours. Le dossier est ouvert.

À suivre…

Les membres du conseil collégial.

Accueil Migrants Pays Bigouden contact@ampb.bzh

Association loi de 1901
Mairie – 1, rue de la Mairie
29740 Plobannalec-Lesconil
RNA : W294006716

Gladys Grelaud interviewée sur Bretagne 5 le 15 novembre 2024

Gladys Grelaud, conseillère régionale de Bretagne (Groupe communiste)

Émission du 15 novembre 2024. Gladys Grelaud, conseillère régionale de Bretagne (Groupe communiste) et déléguée à la politique de la ville, est l’invitée politique de la matinale de Bretagne 5.
Elle aborde les principaux sujets d’actualité, en commençant par le procès des assistants parlementaires du FN, où une peine de cinq ans d’inéligibilité a été requise contre Marine Le Pen. Cette demande intervient dans un contexte de fortes attentes sociales et de montée du Rassemblement national lors des dernières élections.
Gladys Grelaud analyse ensuite le projet de loi de finances 2025, qui impose des réductions budgétaires sévères aux collectivités locales, compromettant ainsi leur capacité à remplir leurs missions, avec des conséquences sociales prévisibles. Michel Barnier, dans une interview accordée à nos confrères de Ouest-France, n’exclut d’ailleurs pas de recourir au 49.3 pour faire adopter le budget.
Elle évoque également la situation de l’emploi, en particulier après l’annonce des fermetures des sites Michelin à Vannes et Cholet, et s’interroge sur la pertinence des aides publiques accordées aux grandes entreprises.
Enfin, face à la montée de la colère dans le monde agricole, Gladys Grelaud critique l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, qui, s’il était adopté, représenterait un véritable danger pour l’agriculture française.

 

Les luttes sociales des sardinières 1924-1926

Il y a un siècle les grandes grèves des sardinières à Douarnenez puis en Pays Bigouden.  Une belle lutte de femmes !

A l’occasion du centenaire de nombreux événements à signaler.

Un récit des événements, des documents, sur le site www.sardinieres.wordpress.com


Le centenaire de ces luttes, commémorations

 

Démocratie où es-tu ?

Extrait du blog de Gaston : https://www.gastonballiot.fr/

4 novembre 2024

 

Définition : le pouvoir appartient au peuple.

 

 

On trouve des éléments de démocratie par ci par là  Dans différents pays.

Mais LA démocratie ?

Il ne suffit pas d’avoir le droit de vote pour être en démocratie. Encore faudrait-il un système électoral satisfaisant, équitable et non vicié. Il serait nécessaire également que les médias n’appartiennent pas à un seul camp et soient pluralistes. Tout cela réuni est-ce de l’utopie ? Oui sans doute mais on peut chercher à s’en rapprocher le plus possible.
Voyons quelques exemples.

En France

  • Nous avons un système présidentiel qui permet de donner un pouvoir énorme à une personne pendant 5 ans, y compris pour faire le contraire de ce qu’il a promis.
  • De réduire l’élection à un combat entre des individus et non à des choix de projets.
  • D’imposer au 2e tour de l’élection présidentielle deux seuls candidats en interdisant toute coalition qui pourrait être majoritaire lors de ce 2e tour.
  • De mépriser le parlement à coup de manœuvres ou de 49.3

Déjà on est donc loin d’une démocratie digne de ce nom.

La « réforme » des retraites, impopulaire et rejetée par tous, est imposée de force par le pouvoir présidentiel. Encore un grave coup porté à notre pauvre démocratie.

Le candidat Hollande : « mon ennemi c’est la finance », le président Hollande : au service de la finance.

En 2017 un jeune aventurier, employé de Rothschild, est propulsé par les médias comme une marque de savonnette sous la direction cachée de l’entreprise américaine Mc Kinsey.
Devant le sentiment d’impuissance, de mépris, une partie des victimes se réfugie dans l’abstention ou dans le vote populiste, ce qui appauvrit encore plus la démocratie déjà en crise

Si l’on ajoute l’épisode du référendum du 25 mai 2005 le verdict est sévère.
On nous a demandé d’approuver ou pas le projet de Traité Constitutionnel Européen, le TCE, nous avons dit NON, Mais on n’en n’a tenu aucun compte, et on peut remarquer que depuis 2005 nous n’avons plus eu droit à un référendum, outil pourtant logique dans une démocratie.

Certes dans beaucoup de pays c’est pire, mais est-ce une raison pour ne pas vouloir mieux… La revendication d’une VIe République issue d’une Assemblée Constituante, est pleinement d’actualité.

Et aux USA ? 

L’épisode actuel de l’élection présidentielle américaine nous montre une « démocratie » malade et inquiétante.

  • D’abord les Américains ont régulièrement le choix entre la droite ou l’extrême droite car on est dans un système de bipartisme qui fait qu’une personne de gauche, et il y en a cf Bernie Sanders par exemple,n’a aucune chance d’être présenté.
  • Le système électoral est foncièrement injuste : tous les 4 ans on élit non pas le président ou la présidente mais les « grands électeurs » qui eux feront le vote final. Les USA sont divisés en États qui élisent chacun séparément ses représentants. Mais le nombre de grands électeurs dans chaque Etat n’est pas proportionnel à la population. Certains sont très favorisés par rapport à d’autres.
  • De plus il s’agit d’un vote majoritaire dans chaque Etat. Par exemple dans celui qui a droit à 14 élus c’est le parti arrivé en tête, même de peu, qui rafle tous les 14 grands électeurs ! Belle démocratie…
  • Quant à l’ambiance elle est tout sauf sereine… Violence, insulte pression des milliardaires, etc…

Ce que contient la proposition de loi macroniste pour criminaliser toute critique d’Israël et signée par François Hollande

Sous couvert de lutter contre les « nouvelles formes d’antisémitisme », la députée Caroline Yadan a annoncé déposer un texte qui cible les expressions de solidarité à la Palestine et la critique de la politique de Tel-Aviv.

Publié dans l’Humanité le 4 novembre 2024

Cyprien Caddeo

Cette proposition de loi est portée par la députée des Français de l’étranger, membre du groupe EPR, Caroline Yadan.
© Abdullah Firas/ABACA

C’était une de ses promesses de campagne, dans la 8e circonscription des Français de l’étranger qui inclut surtout Israël. La députée Renaissance Caroline Yadan est malheureusement passée aux actes, ce week-end, en déposant une proposition de loi visant « à lutter contre les nouvelles formes d’antisémitisme ». Au prétexte de ce combat tout à fait légitime dans un contexte de hausse des actes contre les juifs depuis les attentats du 7 octobre 2023, le texte organise en réalité la confusion entre antisémitisme et antisionisme, haine des juifs et critique d’Israël en tant que régime.

Dans un entretien accordé au Point, Caroline Yadan ne cache pas les arrière-pensées politiques de ce texte. Celui-ci relève « trois axes essentiels de cette nouvelle forme d’antisémitisme : l’apologie du terrorisme, la négation de l’État d’Israël et la comparaison avec la Shoah ».

Et l’ancienne militante de la Licra de détailler : « Je voulais que soient punissables toutes les références à des expressions telles que ”From the river to the sea” avec des cartes où Israël a disparu ; que Rima Hassan (l’eurodéputée insoumise – NDLR) ne puisse plus impunément estimer que le Hamas est un mouvement de résistance (ce qu’elle n’a jamais dit – NDLR) ou que l’on ne puisse plus poster sur ses réseaux sociaux un drapeau nazi accompagné d’une étoile de David. »

Des députés socialistes signataires dont François Hollande

Si le texte venait à passer, la blague de l’humoriste Guillaume Meurice comparant Benyamin Netanyahou à un « nazi sans prépuce » l’exposerait par exemple à une condamnation pénale pour antisémitisme. Caroline Yadan voit là une simple prolongation de la loi Gayssot de 1990, qui sanctionne le négationnisme : « La contestation de la Shoah est punissable, même si elle est présentée sous forme déguisée, dubitative, par voie d’insinuation ou de comparaison, d’analogie ou de rapprochement. De ce fait, la comparaison de l’État d’Israël au régime nazi serait sanctionnée comme une banalisation outrancière de la Shoah. »

Ceux qui compareraient les crimes de guerre de Tel-Aviv à ceux du Troisième Reich – argument dont on peut tout à fait douter de la pertinence – seraient jetés dans le même panier que les négationnistes comme Robert Faurisson, qui nient l’existence des chambres à gaz.

Jamais une loi n’avait limité de manière si explicite l’impossibilité de critiquer un État et sa politique. « Ce texte est une faute, tonne le député PCF Jean-Paul Lecoq. Il n’est pas possible qu’il y ait un seul État dans le monde dont la politique ne puisse être critiquée. Paradoxalement, cela contribue à faire d’Israël un État d’exception et donc à l’isoler. » La « loi Yadan » a été cosignée par 90 députés, dont 75 de la majorité (l’ex-ministre Aurore Bergé figure parmi les premiers paraphes) mais aussi 5 socialistes, dont Jérôme Guedj et François Hollande.

De quoi alimenter les tensions au sein du Nouveau Front populaire, le texte étant explicitement pensé par son autrice comme une attaque contre la France insoumise, qui « fait justement partie intégrante du problème par sa légitimation de la haine des juifs dans notre pays sous couvert d’antisionisme ».

À noter que ce n’est pas la première tentative de bâillonner les soutiens à la Palestine. En 2019, un autre député macroniste, Sylvain Maillard, avait tenté de faire adopter un texte pénalisant l’antisionisme au même titre que l’antisémitisme, mais celui-ci avait été transformé en résolution non contraignante.

Pour une information libre sur la Palestine

Nous avons été l’un des premiers médias français à défendre le droit des Palestiniens à disposer d’un État viable dans le respect des résolutions de l’ONU. Et nous avons inlassablement défendu la paix au Proche-Orient.

Gaza, Liban, urgence : arrêter Netanyahou maintenant

Durant plus de deux heures, à un moment de grande circulation, 70 personnes, répondant à plusieurs organisations, se sont rassemblées pacifiquement à Kermaria à Pont-l’Abbé (Finistère) pour demander un cessez-le-feu immédiat au Proche-Orient. Elles répondaient à l’appel de l’Association France Palestine solidarité, du Mouvement de la paix et de plusieurs organisations politiques de gauche et de citoyens du Pays bigouden auxquels s’étaient joints des groupes venus de Quimper, Douarnenez, Pleuven (Finistère).

 

Communiqué de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Dans l’élan que lui donne une impunité totale, le Premier ministre israélien a fait deux annonces absolument révoltantes et terrifiantes, toutes deux annonciatrices, si personne ne l’arrête, d’un niveau d’horreur encore inégalé.

La première concerne le Liban, c’est une menace : si le Liban ne se lance pas dans une guerre civile pour éliminer le Hezbollah, qui est à la fois un parti politique représenté au parlement et un groupe armé, Netanyahou promet de lui faire subir le même sort que celui de Gaza ; preuve, s’il en faut, que la volonté d’anéantir Gaza était bien présente dès le début.

La deuxième concerne Gaza. Profitant que l’attention se porte sur le Liban, Israël y poursuit sa politique de massacres contre la population civile du nord au sud. Pire, des ordres d’évacuation de tout le nord de la Bande de Gaza, dont la ville de Gaza elle-même, ont été délivrés aux habitants et aux trois hôpitaux de la zone. Ils sont associés à de nouveaux bombardements continus qui ont visé entre autres les hôpitaux. L’État d’Israël annonce ouvertement son projet de vider entièrement, et d’occuper militairement, tout le nord de la Bande de Gaza. La famine, qui est une réalité pour l’ensemble de la population de la Bande de Gaza, est particulièrement aiguë dans le nord auquel les convois humanitaires ont rarement accès.

Au-delà du génocide en cours à Gaza, au-delà du déluge de bombes qui s’abat désormais également sur le Liban et sur les pays voisins, c’est une nouvelle étape dans l’horreur qui est ainsi annoncée. Nous recevons de Gaza des messages désespérés des habitants et des équipes médicales.

Les images filmées par les victimes elles-mêmes et diffusées sur les réseaux sociaux sont terrifiantes. Parallèlement, Israël interdit toujours l’accès à la bande de Gaza aux journalistes étrangers et son armée continue d’assassiner délibérément les journalistes palestiniens. Seule la propagande de guerre est autorisée.

Les organisations humanitaires mettent en garde contre une aggravation dramatique de la catastrophe humanitaire suite à de nouveaux déplacements forcés de la population civile.

Netanyahou envisage même à la demande des ministres Ben Gvir et Smotrich de dessaisir les organisations humanitaires de la distribution de l’aide pour la faire prendre en main par l’armée israélienne et la contrôler.

Les déclarations polies et sans suite ne suffisent pas. La France, membre du Conseil de Sécurité de l’ONU, doit en demander d’urgence la convocation, pour imposer un cessez-le-feu immédiat, l’annulation des projets d’expulsion de la population de Gaza, et l’accès immédiat de l’ensemble du territoire aux convois humanitaires. Ces exigences doivent être associées à un embargo immédiat et effectif sur toute livraison d’armes ou de munitions à destination d’Israël, seul moyen d’obtenir un changement de position d’Israël.

Il devra être clairement entendu que tout État ou responsable politique qui s’opposerait à une telle résolution sera redevable du crime de complicité de crime de guerre, de crime contre l’humanité et de crime de génocide.

Le Bureau National de l’AFPS, le 10 octobre 2024