Les communes vont enfin disposer d’outils précis pour limiter le détournement d’une partie des habitations vers des locations de meublés touristiques. Une avancée législative bienvenue en ces temps de crise du secteur, qui a été soutenue et affinée par les élus parisiens au logement depuis dix ans. lire la suite
Le NFP préconise plusieurs mesures pour aider l’hôpital public

- Les différentes forces de gauche du Nouveau Front populaire ont appelé à plusieurs mesures, notamment des votes à l’Assemblée nationale, pour « réparer l’hôpital public et l’accès aux soins de proximité ».
- Le texte est également signé par d’autres élus de gauche ainsi que par plusieurs soignants.
Appel à un rassemblement à Pont l’Abbé – Cessez le feu à Gaza-
A l’appel de l’AFPS Cornouaille, du Mouvement de la Paix, d’organisations politiques de gauche et de citoyens du Pays Bigouden, un rassemblement se déroulera le samedi 21 décembre à Pont l’Abbé. Aujourd’hui à Gaza, plus de 45 000 personnes, dont plus de 11 000 enfants sont morts sous les bombes israéliennes. En Cisjordanie la colonisation se poursuit et les meurtres contre les populations sont quotidiens. Ce constat est effroyable, la Cour Pénale Internationale parle d’un processus génocidaire en cours.
Emile Bargain : militant bienveillant et d’une utopie constructive
Le Nouveau Front Populaire du pays bigouden attristé par le décès d’Émile Bargain,
membre actif du groupe , militant bienveillant et d’une utopie constructive, invite
l’ensemble de ses sympathisants et adhérents à lui rendre un dernier hommage,
samedi prochain, 21 décembre, à 10h 30mn au crématorium de Quimper.
Émile fut un maire bâtisseur, au service des citoyens. La laïcité chevillée au cœur, il
a battit avec son conseil municipal la nouvelle école laïque de Treguennec, sa cantine
et la garderie scolaire, véritable service public en faveur des enfants et parents de la
municipalité . Dans l’esprit de revivifier sa commune, deux nouveaux lotissements
communaux ont également vu le jour. lire la suite
Communiqué de presse du PC 13 décembre 2024
François Bayrou nommé Premier ministre : réaction du Parti communiste français
En nommant un Premier ministre de son camp, Emmanuel Macron ne respecte pas, une nouvelle fois, le choix des urnes qui aurait dû le conduire à nommer un Premier ministre de gauche issu de la coalition arrivée en tête.
Cette nomination est un très mauvais signal envoyé au pays.
François Bayrou va-t-il s’obstiner à vouloir imposer une politique qui a échoué et qui a été sanctionnée aux dernières élections législatives ? lire la suite
Lucie Castets : « J’ai déjà travaillé à plusieurs hypothèses, en concertation avec les partis »
Après Michel Barnier, Lucie Castets ? L’économiste se dit toujours « disponible » pour Matignon, mais appelle la gauche à préparer la présidentielle.

Lucie Castets à Paris, le 3 décembre 2024.
© Philippe Labrosse/Divergence
Le Nouveau Front populaire (NFP) revendique-t-il toujours d’exercer le pouvoir avec vous à Matignon ?
Oui, au vu du résultat des législatives et de la situation, il serait légitime que nous gouvernions. Quant à savoir si je dois être première ministre, je ne suis pas dans une perspective égotique. J’ai fait partie de la solution cet été, si je dois encore faire partie de la solution maintenant, je me tiens à la disposition de la gauche.
Pour le reste, il faut reposer la question aux partis, mais aussi à Emmanuel Macron, qui porte la responsabilité de celui ou celle qu’il nommera. Le président nous a refusé le pouvoir une première fois. Résultat, c’est un échec total, et Michel Barnier est tombé.
La gauche pourrait-elle bâtir des majorités sans risquer à son tour la censure ?
Je ne dis pas qu’à sa place je n’aurais pas été censurée, je suis la première à reconnaître que nous avons une majorité relative. Mais depuis, nous avons montré que nous pouvions mettre d’accord au-delà de nos rangs sur des amendements, lors du budget. Sur les services publics et les retraites, nous pouvons bâtir des majorités.
Tous les élus sur le terrain sont confrontés à des demandes d’amélioration des services publics. Cela impliquerait de forcer les macronistes à un peu de souplesse, certes, car ils portent un budget qui propose, notamment, de supprimer 4 000 postes de professeurs.
Boris Vallaud (PS) propose un pacte de non-censure avec les autres forces, hors RN, préalable à un gouvernement de gauche. Qu’en pensez-vous ?
Si la question est de travailler texte par texte sans menace de censure agitée à tout-va, cela me va et c’est d’ailleurs ce que j’ai proposé tout l’été. En revanche, s’il s’agit d’un accord gouvernemental très large avec des représentants du camp présidentiel, c’est irréaliste et notre électorat ne le comprendrait pas, surtout après cet été.
Pareillement, je pense qu’un gouvernement technique est une mauvaise hypothèse. Ce serait une sorte de nouveau macronisme. Comme si les experts n’avaient pas de socle idéologique…
Le RN a censuré Michel Barnier après lui avoir servi de béquille. Qu’en pensez-vous ?
Ce n’est pas une surprise : on savait que le RN allait, à un moment, se retourner. Le vrai sujet, c’est comment la Macronie et LR se sont fait mener par le bout du nez par l’extrême droite. La vraie ligne rouge des macronistes, ce sont les hausses d’impôts, quitte à coopérer avec le RN. C’est une déception authentique pour moi de voir qu’aucun macroniste n’a eu de réflexe républicain. Emmanuel Macron devait être le rempart au RN, il en est le promoteur.
Désormais, les communiqués de Matignon citent directement Marine Le Pen pour la créditer de certaines avancées, comme sur le remboursement des médicaments, alors même que c’était une mesure portée par le NFP et que le premier ministre a toujours refusé de nous écouter.
Comment faire pour rendre visible l’arnaque du RN, qui se prétend le bouclier des classes populaires ?
Les idées racistes et réactionnaires ont progressé dans notre société mais je ne crois pas que cela suffise à expliquer la progression électorale du RN. Beaucoup des électeurs du RN se sont tournés vers ce parti en désespoir de cause : ils sont lassés par la classe politique disons « traditionnelle », avec le sentiment qu’elle est impuissante à changer leur quotidien… C’est à ça que la gauche doit répondre.
Or, avoir un très bon programme ne suffit pas. Les gens ne lisent pas nécessairement les programmes, on les comprend, ils fonctionnent – comme nous tous – d’abord par l’expérience du quotidien. J’ai croisé des sympathisants qui me disent : « Le Smic à 1 600 euros, c’est bien mais mon patron boulanger ne peut pas me verser ça et je ne veux pas le mettre dans la merde… » Il faut qu’on fasse preuve d’humilité collective. Cela ne veut pas dire que je ne soutiens pas le Smic à 1 600 euros ! Mais il faut expliquer mieux comment on y arrive, sans mettre ce patron boulanger, par exemple, en difficulté.
Si Emmanuel Macron venait à vous nommer, votre gouvernement est-il bouclé ?
J’ai déjà travaillé à plusieurs hypothèses, en concertation avec les partis. Toutes les composantes du NFP devront y être représentées, en évitant les personnalités les plus clivantes qui peuvent heurter les sensibilités de chacun. Et je suis favorable à ce qu’on ouvre à la société civile ou à certaines figures hors NFP, qui seraient prêtes à travailler avec nous et partagent notre socle.
À l’inverse, si le président se refusait à nouveau à nommer le NFP, que peut faire la gauche ?
Je le vois mal entendre raison, c’est donc l’hypothèse la plus probable. Nous devrons continuer à travailler à l’Assemblée pour construire un changement de cap politique, et préparer les prochaines échéances électorales.
Une présidentielle anticipée, par exemple ?
Je ne suis pas pour destituer le président de la République, en revanche je comprendrais qu’il se pose la question de démissionner. La crise politique vient d’abord de l’Élysée.
Vous avez appelé, le 30 novembre, aux côtés de Marine Tondelier, à fixer le principe d’une candidature commune à la présidentielle.
Oui, mais pas seulement. La candidature commune, et le fait de trouver une méthode de désignation, cela nous semble le B.A.BA pour ne pas partir désunis. Le projet est dans le nom, « Gagnons ensemble » : s’organiser et préparer la suite, avec toutes les forces de ce pays qui veulent œuvrer à la victoire d’un projet commun à l’ensemble de la gauche. Aller écouter et parler à tous ceux qui se sont éloignés de nous ou qui ne votent pas, ou plus.
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Nous devons démontrer que nous savons écouter, et tenir compte de ce que les gens disent, contrairement à ce qui a été fait depuis 2017. Le NFP a été un élan incroyable, qui doit beaucoup à la société civile organisée, avec un fort désir d’union qui n’est pas retombé. Il faut renouer avec cet esprit. Nous pouvons approfondir le programme, en associant là encore la société civile et en nous appuyant sur des consensus locaux, sur la santé, l’éducation, la fiscalité…
Jean-Luc Mélenchon aussi a appelé à se rallier aux insoumis pour une candidature commune.
Notre démarche n’a rien à voir. Nous appelons à décloisonner le NFP, pour dépasser les 28 % et atteindre les 50 % pour être en mesure d’obtenir une majorité absolue aux législatives et de remporter la présidentielle. J’espère que la censure va provoquer un esprit de responsabilité, pour être en mesure de dépasser les postures. Nous gagnerons tous à travailler ensemble.
L’Humanité – Publié le 3 décembre 2024
Sortir de l’ambiguïté par rapport à LFI ?
Déclaration commune de solidarité OLP-PCF

À l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, le PCF cosigne une déclaration commune avec les camarades de l’Organisation de Libération de la Palestine :
Le peuple palestinien subit la plus grande catastrophe de son histoire. Le gouvernement israélien d’extrême droite veut détruire tout espoir d’émancipation du peuple palestinien. Les massacres de masse, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre, le génocide, dont il est coupable ont été condamnés par la Cour Internationale de Justice et ont donné lieu à l’émission de mandats d’arrêt de la part de la Cour Pénale Internationale. Nous dénonçons également la politique d’épuration ethnique de l’armée et des colons israéliens en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupées.
Nous réaffirmons le droit inaliénable du peuple palestinien à la réalisation de ses droits légitimes nationaux, en toute indépendance, en application du droit des peuples à l’autodétermination, et à vivre en paix et en sécurité, dans le cadre d’un État souverain et démocratique, aux côtés du peuple israélien. Seule une solution politique et l’application du droit international permettra une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.
Nous exigeons donc, en application des résolutions de l’ONU :
- Un cessez-le-feu immédiat et permanent pour l’ensemble de la région
- La mise en jugement des criminels de guerre en application de l’arrêt de la CPI
- La protection du peuple palestinien contre les attaques de l’armée et des colons israéliens
- La reconnaissance par la France et l’Union Européenne de l’État de Palestine sur la base des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale
- La libération des prisonniers politiques palestiniens et des otages israéliens
- Le démantèlement de toutes les colonies israéliennes et la fin de l’occupation
- La levée du blocus de Gaza
- L’exercice du droit au retour des réfugiés.
Telle est la voie pour établir une relation pacifique entre les peuples palestinien et israélien.
Nous demandons à l’UE et à la France de condamner les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par le gouvernement israélien. Elles doivent faire appliquer les arrêts de la CPI. Nous appelons à la suspension de l’accord de libre-échange UE-Israël tant que l’État d’Israël ne se plie pas au droit international, et à la fin immédiate de toute livraison d’armes, de matériel militaire et de la coopération militaire entre les pays européens et l’État d’Israël.
Alors que l’extrême droite israélienne a annoncé l’annexion unilatérale et illégale d’une partie de la Cisjordanie pour 2025, qui s’ajouterait à l’annexion illégale de Jérusalem-Est, il y a urgence à agir !
En cette Journée internationale de solidarité envers le peuple palestinien, le PCF et l’OLP annoncent donc s’engager dans la construction d’une campagne large de solidarité à l’échelle européenne et française pour la réalisation des droits nationaux du peuple palestinien.
Ramallah et Paris, 29 novembre 2024
Parti Communiste Français
Organisation de Libération de la Palestine

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