Démocratie où es-tu ?

Extrait du blog de Gaston : https://www.gastonballiot.fr/

4 novembre 2024

 

Définition : le pouvoir appartient au peuple.

 

 

On trouve des éléments de démocratie par ci par là  Dans différents pays.

Mais LA démocratie ?

Il ne suffit pas d’avoir le droit de vote pour être en démocratie. Encore faudrait-il un système électoral satisfaisant, équitable et non vicié. Il serait nécessaire également que les médias n’appartiennent pas à un seul camp et soient pluralistes. Tout cela réuni est-ce de l’utopie ? Oui sans doute mais on peut chercher à s’en rapprocher le plus possible.
Voyons quelques exemples.

En France

  • Nous avons un système présidentiel qui permet de donner un pouvoir énorme à une personne pendant 5 ans, y compris pour faire le contraire de ce qu’il a promis.
  • De réduire l’élection à un combat entre des individus et non à des choix de projets.
  • D’imposer au 2e tour de l’élection présidentielle deux seuls candidats en interdisant toute coalition qui pourrait être majoritaire lors de ce 2e tour.
  • De mépriser le parlement à coup de manœuvres ou de 49.3

Déjà on est donc loin d’une démocratie digne de ce nom.

La « réforme » des retraites, impopulaire et rejetée par tous, est imposée de force par le pouvoir présidentiel. Encore un grave coup porté à notre pauvre démocratie.

Le candidat Hollande : « mon ennemi c’est la finance », le président Hollande : au service de la finance.

En 2017 un jeune aventurier, employé de Rothschild, est propulsé par les médias comme une marque de savonnette sous la direction cachée de l’entreprise américaine Mc Kinsey.
Devant le sentiment d’impuissance, de mépris, une partie des victimes se réfugie dans l’abstention ou dans le vote populiste, ce qui appauvrit encore plus la démocratie déjà en crise

Si l’on ajoute l’épisode du référendum du 25 mai 2005 le verdict est sévère.
On nous a demandé d’approuver ou pas le projet de Traité Constitutionnel Européen, le TCE, nous avons dit NON, Mais on n’en n’a tenu aucun compte, et on peut remarquer que depuis 2005 nous n’avons plus eu droit à un référendum, outil pourtant logique dans une démocratie.

Certes dans beaucoup de pays c’est pire, mais est-ce une raison pour ne pas vouloir mieux… La revendication d’une VIe République issue d’une Assemblée Constituante, est pleinement d’actualité.

Et aux USA ? 

L’épisode actuel de l’élection présidentielle américaine nous montre une « démocratie » malade et inquiétante.

  • D’abord les Américains ont régulièrement le choix entre la droite ou l’extrême droite car on est dans un système de bipartisme qui fait qu’une personne de gauche, et il y en a cf Bernie Sanders par exemple,n’a aucune chance d’être présenté.
  • Le système électoral est foncièrement injuste : tous les 4 ans on élit non pas le président ou la présidente mais les « grands électeurs » qui eux feront le vote final. Les USA sont divisés en États qui élisent chacun séparément ses représentants. Mais le nombre de grands électeurs dans chaque Etat n’est pas proportionnel à la population. Certains sont très favorisés par rapport à d’autres.
  • De plus il s’agit d’un vote majoritaire dans chaque Etat. Par exemple dans celui qui a droit à 14 élus c’est le parti arrivé en tête, même de peu, qui rafle tous les 14 grands électeurs ! Belle démocratie…
  • Quant à l’ambiance elle est tout sauf sereine… Violence, insulte pression des milliardaires, etc…

Ce que contient la proposition de loi macroniste pour criminaliser toute critique d’Israël et signée par François Hollande

Sous couvert de lutter contre les « nouvelles formes d’antisémitisme », la députée Caroline Yadan a annoncé déposer un texte qui cible les expressions de solidarité à la Palestine et la critique de la politique de Tel-Aviv.

Publié dans l’Humanité le 4 novembre 2024

Cyprien Caddeo

Cette proposition de loi est portée par la députée des Français de l’étranger, membre du groupe EPR, Caroline Yadan.
© Abdullah Firas/ABACA

C’était une de ses promesses de campagne, dans la 8e circonscription des Français de l’étranger qui inclut surtout Israël. La députée Renaissance Caroline Yadan est malheureusement passée aux actes, ce week-end, en déposant une proposition de loi visant « à lutter contre les nouvelles formes d’antisémitisme ». Au prétexte de ce combat tout à fait légitime dans un contexte de hausse des actes contre les juifs depuis les attentats du 7 octobre 2023, le texte organise en réalité la confusion entre antisémitisme et antisionisme, haine des juifs et critique d’Israël en tant que régime.

Dans un entretien accordé au Point, Caroline Yadan ne cache pas les arrière-pensées politiques de ce texte. Celui-ci relève « trois axes essentiels de cette nouvelle forme d’antisémitisme : l’apologie du terrorisme, la négation de l’État d’Israël et la comparaison avec la Shoah ».

Et l’ancienne militante de la Licra de détailler : « Je voulais que soient punissables toutes les références à des expressions telles que ”From the river to the sea” avec des cartes où Israël a disparu ; que Rima Hassan (l’eurodéputée insoumise – NDLR) ne puisse plus impunément estimer que le Hamas est un mouvement de résistance (ce qu’elle n’a jamais dit – NDLR) ou que l’on ne puisse plus poster sur ses réseaux sociaux un drapeau nazi accompagné d’une étoile de David. »

Des députés socialistes signataires dont François Hollande

Si le texte venait à passer, la blague de l’humoriste Guillaume Meurice comparant Benyamin Netanyahou à un « nazi sans prépuce » l’exposerait par exemple à une condamnation pénale pour antisémitisme. Caroline Yadan voit là une simple prolongation de la loi Gayssot de 1990, qui sanctionne le négationnisme : « La contestation de la Shoah est punissable, même si elle est présentée sous forme déguisée, dubitative, par voie d’insinuation ou de comparaison, d’analogie ou de rapprochement. De ce fait, la comparaison de l’État d’Israël au régime nazi serait sanctionnée comme une banalisation outrancière de la Shoah. »

Ceux qui compareraient les crimes de guerre de Tel-Aviv à ceux du Troisième Reich – argument dont on peut tout à fait douter de la pertinence – seraient jetés dans le même panier que les négationnistes comme Robert Faurisson, qui nient l’existence des chambres à gaz.

Jamais une loi n’avait limité de manière si explicite l’impossibilité de critiquer un État et sa politique. « Ce texte est une faute, tonne le député PCF Jean-Paul Lecoq. Il n’est pas possible qu’il y ait un seul État dans le monde dont la politique ne puisse être critiquée. Paradoxalement, cela contribue à faire d’Israël un État d’exception et donc à l’isoler. » La « loi Yadan » a été cosignée par 90 députés, dont 75 de la majorité (l’ex-ministre Aurore Bergé figure parmi les premiers paraphes) mais aussi 5 socialistes, dont Jérôme Guedj et François Hollande.

De quoi alimenter les tensions au sein du Nouveau Front populaire, le texte étant explicitement pensé par son autrice comme une attaque contre la France insoumise, qui « fait justement partie intégrante du problème par sa légitimation de la haine des juifs dans notre pays sous couvert d’antisionisme ».

À noter que ce n’est pas la première tentative de bâillonner les soutiens à la Palestine. En 2019, un autre député macroniste, Sylvain Maillard, avait tenté de faire adopter un texte pénalisant l’antisionisme au même titre que l’antisémitisme, mais celui-ci avait été transformé en résolution non contraignante.

Pour une information libre sur la Palestine

Nous avons été l’un des premiers médias français à défendre le droit des Palestiniens à disposer d’un État viable dans le respect des résolutions de l’ONU. Et nous avons inlassablement défendu la paix au Proche-Orient.

Gaza, Liban, urgence : arrêter Netanyahou maintenant

Durant plus de deux heures, à un moment de grande circulation, 70 personnes, répondant à plusieurs organisations, se sont rassemblées pacifiquement à Kermaria à Pont-l’Abbé (Finistère) pour demander un cessez-le-feu immédiat au Proche-Orient. Elles répondaient à l’appel de l’Association France Palestine solidarité, du Mouvement de la paix et de plusieurs organisations politiques de gauche et de citoyens du Pays bigouden auxquels s’étaient joints des groupes venus de Quimper, Douarnenez, Pleuven (Finistère).

 

Communiqué de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Dans l’élan que lui donne une impunité totale, le Premier ministre israélien a fait deux annonces absolument révoltantes et terrifiantes, toutes deux annonciatrices, si personne ne l’arrête, d’un niveau d’horreur encore inégalé.

La première concerne le Liban, c’est une menace : si le Liban ne se lance pas dans une guerre civile pour éliminer le Hezbollah, qui est à la fois un parti politique représenté au parlement et un groupe armé, Netanyahou promet de lui faire subir le même sort que celui de Gaza ; preuve, s’il en faut, que la volonté d’anéantir Gaza était bien présente dès le début.

La deuxième concerne Gaza. Profitant que l’attention se porte sur le Liban, Israël y poursuit sa politique de massacres contre la population civile du nord au sud. Pire, des ordres d’évacuation de tout le nord de la Bande de Gaza, dont la ville de Gaza elle-même, ont été délivrés aux habitants et aux trois hôpitaux de la zone. Ils sont associés à de nouveaux bombardements continus qui ont visé entre autres les hôpitaux. L’État d’Israël annonce ouvertement son projet de vider entièrement, et d’occuper militairement, tout le nord de la Bande de Gaza. La famine, qui est une réalité pour l’ensemble de la population de la Bande de Gaza, est particulièrement aiguë dans le nord auquel les convois humanitaires ont rarement accès.

Au-delà du génocide en cours à Gaza, au-delà du déluge de bombes qui s’abat désormais également sur le Liban et sur les pays voisins, c’est une nouvelle étape dans l’horreur qui est ainsi annoncée. Nous recevons de Gaza des messages désespérés des habitants et des équipes médicales.

Les images filmées par les victimes elles-mêmes et diffusées sur les réseaux sociaux sont terrifiantes. Parallèlement, Israël interdit toujours l’accès à la bande de Gaza aux journalistes étrangers et son armée continue d’assassiner délibérément les journalistes palestiniens. Seule la propagande de guerre est autorisée.

Les organisations humanitaires mettent en garde contre une aggravation dramatique de la catastrophe humanitaire suite à de nouveaux déplacements forcés de la population civile.

Netanyahou envisage même à la demande des ministres Ben Gvir et Smotrich de dessaisir les organisations humanitaires de la distribution de l’aide pour la faire prendre en main par l’armée israélienne et la contrôler.

Les déclarations polies et sans suite ne suffisent pas. La France, membre du Conseil de Sécurité de l’ONU, doit en demander d’urgence la convocation, pour imposer un cessez-le-feu immédiat, l’annulation des projets d’expulsion de la population de Gaza, et l’accès immédiat de l’ensemble du territoire aux convois humanitaires. Ces exigences doivent être associées à un embargo immédiat et effectif sur toute livraison d’armes ou de munitions à destination d’Israël, seul moyen d’obtenir un changement de position d’Israël.

Il devra être clairement entendu que tout État ou responsable politique qui s’opposerait à une telle résolution sera redevable du crime de complicité de crime de guerre, de crime contre l’humanité et de crime de génocide.

Le Bureau National de l’AFPS, le 10 octobre 2024

Urgence solidarité avec les sinistrés et réfugiés du Liban

 

Urgence solidarité avec les sinistrés et réfugiés du Liban, victimes des bombardements israéliens :

Agissons concrètement pour financer l’aide d’urgence avec le PCF Finistère.

La situation du Liban était très difficile, elle devient apocalyptique, avec des centaines de milliers de déplacés liés à l’agression israélienne.

Une proche amie de notre camarade Gladys Grelaud appelle à l’aide pour financer l’organisation des secours et de l’aide vitale aux déplacés dans sa ville suite aux bombardements israéliens contre le Liban.

Merci à tous ceux qui le peuvent et le souhaitent d’envoyer un don au profit de l’aide d’urgence aux civils libanais de Doha el Hoss, une commune à 5km de Beyrouth:

La fédération du PCF Finistère a fait un premier versement en avance de 1000 euros. Mais c’est bien plus d’argent qu’il faut pour faire face à tous les besoins des déplacés.

Il y a besoin de dizaines de milliers d’euros pour les réfugiés qui se pressent à Doha el Hoss, victimes des bombardements du régime d’extrême-droite de Netanyahou.

Charlène, notre contact sur place, explique dans un appel à l’aide et un témoignage poignant :

 » Nous sommes une famille française expatriée au Liban depuis 14 ans. Nous habitons Doha el Hoss (entre Khalde et Damour), petite ville d’environ 4.000 habitants en temps normal.

Bien que proche de Dahyé (banlieue sud bombardée de Beyrouth) à vol d’oiseau (environ 5km au sud), notre localisation est une zone résidentielle non stratégique et donc préservée. Aussi, depuis la semaine dernière, les raids se sont intensifiés tout d’abord sur le Sud Liban, puis sur Dahyé, et maintenant sur d’autres territoires encore, ce qui entraîne crescendo de plus en plus de déplacés. Aussi, notre zone est devenue  »zone tampon » et donc zone d’affluence.

Aujourd’hui environ 30.000 personnes se sont dirigées dans notre quartier et y cherchent à se loger car ils n’ont plus nulle part où aller. Et l’affluence continue.

Nos priorités immédiates sont donc de loger et nourrir ces 30.000+ déplacés (ceux dans un rayon de 2km autour de nous !) qui n’ont plus aucun moyen de subsistance.

Vous ne pouvez imaginer nos petites rues bondées, des voitures garées tout le long des bas-côtés, les gens qui n’ont pas encore de logement dorment dans leurs voitures, ceux qui ont un peu plus de chance sont souvent  »entassés » à plusieurs familles (30 à 50 personnes +) dans un seul appartement ; non meublé et dorment à même le carrelage pour la grande majorité.

La solidarité existe, ce qui fait chaud au cœur : un bon nombre de propriétaires d’appartements vides ouvrent leurs portes (ceci-dit la plupart demandent un loyer), des dons en matériel, en nourriture, en vêtements sont également faits… Malheureusement, comme dans toute guerre, les profiteurs ont les dents longues, et l’inflation est impressionnante. pour exemple, une pièce de 12m2 à louer passée de 50 dollars à 300$ ! ou encore ces matelas tout fins (7cm en mousse) qui font tant défaut sont passés de 10$ initialement à 15, 20 jusqu’à 40 chez certains vendeurs au gros.
C’est un travail de titans.. On essaie de trouver tous les moyens pour répondre à la situation.

Grâce à nos dons individuels, nous avons pu donner des matelas à des déplacés mais on estime qu’il reste 90% des personnes qui dorment à même le carrelage ! En plus de matelas, ils ont besoin d’un minimum : des oreillers et des couvertures, les produits d’hygiène de premières nécessités notamment.

Pour ce qui concerne la nourriture, une première initiative de grande cuisine organisée par les femmes du quartier a démarré mercredi dernier. Nous parvenons à produire un repas par jour, pour environ 1500 personnes (en y passant une grande partie de la journée, à 50 minimum), c’est formidable, mais tellement insuffisant ! et surtout, c’est épuisant, c’est évident que pour pallier à l’urgence, c’est nécessaire, mais que ce ne sera pas soutenable dans le temps !

Nous sommes en manque évident d’équipement, ustensiles, de bonbonnes de gaz et de matières premières…

Nous sommes lancés pour créer en parallèle un réseau de plus petites cuisines de rue qui pourront éventuellement assurer 2 repas par jour, et qui évitent l’excès de déplacements, qui répondent quasi localement à l’urgence, et permettent d’à moyen terme, former des équipes de déplacés qui pourront à tour de rôle s’occuper de cuisiner eux-mêmes.

Et comme on aimerait bien que la « réputation safe » de notre quartier le reste durablement, cette idée de « cuisines de quartier » permet notamment aussi d’éviter les grands rassemblements (cibles privilégiées de bombardements comme vu ailleurs depuis le 07/10/2023) !

Comme vous vous en doutez, tout cela exige des moyens que nous ne réussissons pas à trouver suffisamment localement.

Alors que les ONG avaient récolté des millions en quelques heures lors de l’explosion du port de Beyrouth (qui en comparaison ne représentait que peu de déplacés, 2 ou 3 milliers), nous n’avons aujourd’hui le soutien d’aucune association sur le terrain !

A titre de rappel, aucune association n’opère dans notre zone et nous sommes aujourd’hui très organisés et bien renseignés sur le nombre, la localisation et les besoins des familles ici présentes.

Merci de prendre en considération notre mobilisation pour répondre à cette urgence humanitaire d’une rare ampleur au Liban.

Charlène ANGUIS »

 

Pour faire un don cliquez ici

Cessez le feu immédiat ! Pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israeliens


L’appel au rassemblement du samedi 5 octobre à Quimper
(tract à télécharger)


DÉCLARATION DU MOUVEMENT DE LA PAIX

Pour un Cessez-le-feu immédiat au Liban et à Gaza,

pour une paix juste et durable au Moyen-Orient

Appel à l’action citoyenne du 1er au 8 octobre 2024

L’extension de la guerre au Liban, avec les attaques contre le Hezbollah qui ont déjà provoqué

des centaines de morts, a créé le risque d’une guerre totale au Moyen-Orient, alors que les

massacres se poursuivent en Palestine et à Gaza avec toujours plus de victimes civiles.

Le Mouvement de la Paix réaffirme sa solidarité avec toutes les victimes et avec toutes les

populations vivant au Moyen-Orient et dans le cas présent au Liban qui subit une nième violation

de son intégrité territoriale.

Face au risque d’extension de la guerre à l’ensemble du territoire du Liban et de mise à feu et à

sang de l’ensemble du Moyen-Orient dans une guerre régionale, le Mouvement de la Paix réitère

sa conviction qu’il n’y a pas de solution militaire au Moyen-Orient.

Le Mouvement de la paix apprécie positivement la déclaration commune des Présidents Macron

et Biden pour un cessez-le-feu immédiat face à l’extension de la guerre au Liban, à condition que

cette déclaration soit suivie de mesures fortes pour obtenir que le cessez-le-feu se réalise

immédiatement sur le terrain tant au Liban qu’à Gaza.

Au vu de la gravité de la situation, avec la menace d’extension régionale de la guerre et celle

encore plus grave d’une conflagration mondiale, le Mouvement de la Paix estime qu’on ne peut

aujourd’hui s’accommoder seulement de déclarations, de propositions et de résolutions qui se

succèdent les unes aux autres sans trouver d’application.

Au Moyen-Orient aucune paix n’est possible sans reconnaissance des droits légitimes des

Palestiniens par la mise en œuvre des résolutions de l’ONU, y inclus celle adoptée par

l’Assemblée générale le 18 septembre demandant à Israël d’évacuer les territoires occupés de

Cisjordanie et de respecter les décisions de la Cour de Justice Internationale.

Le double langage et les tergiversations ne sont plus de mise lorsque ce qui se joue, tant au

Moyen-orient qu’en Ukraine, c’est la paix mondiale.

Le Mouvement de la paix demande que la déclaration de la France à l’ONU en faveur d’une

reconnaissance d’un État de Palestine se traduise enfin par une reconnaissance véritable d’autant

que le Parlement a voté depuis longtemps en faveur de cette reconnaissance.

Tout en réaffirmant qu’il n’y a pas de solution militaire au Moyen-Orient, le Mouvement de la paix

réitère sa condamnation des massacres commis par le Hamas le 7 octobre 2023. Il condamne

également l’escalade militaire de l’État d’Israël qui ne peut qu’entraîner de nouveaux morts, de

nouvelles destructions qui frappent toutes les populations civiles de la région.

Le Mouvement de la Paix apporte son soutien résolu à toutes les forces de paix en particulier

celles qui en Israël contestent la politique d’extrême droite de Nétanyahou, et sa volonté de

poursuivre ses massacres à visée génocidaire.

Il appelle au soutien humanitaire en aidant les associations qui agissent en ce sens (Secours

populaire, etc).

C’est dans le respect de la légalité internationale et en particulier de la Charte des Nations Unies

que des solutions d’avenir peuvent être élaborées pour construire une paix juste et durable pour

les peuples de la région.

Dans ce contexte le Mouvement de la Paix appelle tous ses comités à agir avec détermination

pour

- un cessez-le-feu immédiat et pérenne au Liban et à Gaza

- le retrait de l’armée israélienne de Gaza et l’ouverture immédiate de tous les points de

passage à l’aide humanitaire

- la fin de l’occupation de la Cisjordanie comme vient de l’exiger l’Onu à travers la résolution

du 18 septembre

- la reconnaissance de l’État de Palestine dans le respect des résolutions des Nations unies

dans le cadre de la solution à deux Etats avec un État de Palestine à côté d’Israël sur les

frontières de 1967

- la cessation de toute coopération militaire avec Israël et un embargo sur les livraisons

d’armes et de composants militaires en faveur d’Israël

- la fin de l’accord d’association entre l’UE et Israël

- le soutien aux procédures des instances de justice internationale de l’ONU concernant les

crimes de guerre et crimes contre l’humanité pour toutes les parties

- la libération des otages détenus par le Hamas et des prisonniers palestiniens

- le renforcement de la Finul force d’interposition et de paix dans la région et la mise en

place d’une force internationale de protection en Cisjordanie et à Gaza.

Le Mouvement de la paix appelle l’ensemble de ses comités dans tous les départements à faire

du 1er au 8 octobre une semaine d’actions les plus unitaires possible, avec des démarches

auprès des préfectures pour faire de partout remonter ces exigences auprès du président de la

République et du gouvernement français.

Il appelle aussi à faire des démarches auprès des représentations diplomatiques de pays

étrangers en France et en particulier des USA (1) dont le rôle est important car ils peuvent faire les

pressions nécessaires pour stopper Netanyahou et son gouvernement d’extrême-droite qui sont

prêts à jouer la carte du chaos total, même au risque d’aller vers une conflagration mondiale.

Le Mouvement de la paix demande que soit reprise la proposition d’établissement d’une

ZEAN/ZEADM dans la région adoptée lors de la conférence d’examen du TNP, tenue à l’ONU en

2010. (2)

Pour éviter le pire, l’action des citoyens et la mobilisation des peuples est nécessaire en France et

dans le monde entier pour la paix au Moyen-orient et dans le monde.

En Ile-de-France il appelle à participer au rassemblement organisé à Paris le 5

octobre.

Le Mouvement de la Paix

Le 27 septembre 2024

(1) Il existe des consulats des USA à Rennes, Bordeaux, Marseille Lyon, Strasbourg

(2) Zean : zone exempte d’armes nucléaires // ZEADM : zone exempte d’armes de

destruction massive

 

Appel mondial Pour l’élimination totale des armes nucléaires

Nous, citoyennes et citoyens de tous pays, constatons que « les armes nucléaires sont illégales, dangereuses, couteuses et immorales et que leur élimination est prévue par le Traité de Non- Prolifération Nucléaire ( TNP) et par le Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN) entré en vigueur le 22 janvier 2021.

Nous, citoyennes et citoyens de tous pays, exigeons de tous les Etats du monde qu’ils mettent réellement et sans délai tout en œuvre dans le respect des traités précités pour réaliser l’élimination totale des armes nucléaires, armes d’épouvante et d’extermination massive des populations, voire d’anéantissement de toute vie sur Terre.

Nous exigeons que toutes les ressources gaspillées pour ces armes soient utilisées pour le bienêtre de l’humanité, pour la lutte contre le réchauffement climatique, pour la protection de notre planète commune et la construction d’un monde de paix basé sur la justice, la solidarité et la coopération ».

Appel proposé et accepté lors de la conférence mondiale contre les bombes A et H à Hiroshima et Nagasaki en aout 2023, validé lors de l’assemblée générale d’Abolition 2000 en 2024 et par le forum social mondial des luttes et des résistances lors du Forum social mondial de mars 2024 au Népal,  Pugwash et  Bureau International de la Paix, collectif national des marches pour la Paix ican France et 50 organisations à travers le monde et présenté devant l’ONU Genève en présence d’organisations représentants les Hibakhusas et revalidé lors de la conférence d’Hiroshima contre les bombes A et H à Hiroshima et Ngasaki en 2024;