Le Rassemblement national,
Le parti du rassemblement national n’aime ni le peuple,(les classes popu-
laires, la classe travailleuse), ni la patrie. Il est l’ultime rempart dans la dé-
fense des intérêts de la classe capitaliste des oligarchies dominantes et me-
nace la cohésion sociale et la paix civile.
D’où vient le rassemblement national et ce qu’il est
Le rassemblement national, ex front national a été fondé par d’anciens colla-
borateurs pro-nazis et des militants de l’Algérie française, de l’OAS.
Il s’inscrit dans la longue lignée de l’extrême droite française, sa galaxie de
chouans, de monarchistes, depuis l’affaire Dreyfus jusqu’au régime dictato-
rial, fasciste et collaborationniste de Pétain.
Quelle que soient ses tentatives de relooking, ses euphémisations (il ne parle
plus par exemple de nationalistes mais de patriotes), derrière le rideau d’une
respectabilité affichée, la double hélice de son ADN chante toujours la ren-
gaine du racisme, de l’antisémitisme, de l’ordre et de l’autorité.
L’entre-deux tours des dernières élections législatives, alors que lui pous-
saient les ailes d’une victoire supposée, a vu le surgissement d’un flot de
propos racistes, une vague nauséabonde sur laquelle surfaient nombre de
ses candidats. La parole se libérait…
Plus récemment à l’occasion du vote proposé à l’assemblée, dans le cadre
de sa niche parlementaire, sur la remise en cause de l’accord de 68 avec
l’Algérie, on a vu ressurgir son vieux fond raciste, sa jubilation haineuse. Le
rassemblement national est un parti du passé, qui ne répond en rien aux en-
jeux et problèmes actuels
Aparté sur l’antisémitisme et le soutien du rassemblement national
à Netanyahu
L’antisémitisme est une constante historique de l’extrême droite, une de ses
obsessions (sans l’extrême droite y aurait il eu en France une affaire Dreyfus
?) Et pourtant, soudainement, le rassemblement national devient le défen-
seur de la communauté juive de France et assure Netanyahu d’un soutien
inconditionnel !
Ce mystère n’en n’est pas un. Le combat de l’antisémitisme n’est pas celui
du rassemblement national. Ce qui est son combat c’est la détestation de
l’arabe et par extension du musulman. Et surtout, surtout, son soutien va à
tous les gouvernements autoritaires et fascistes. De ce point de vue, nous y
reviendrons, le rassemblement national est cohérent : il ne soutient pas Ne-
tanyahu en tant que juif, il soutient le raciste et l’extrémiste qui combat les
arabes et une forme de démocratie qu’il déteste (n’oublions pas que Néta-
nyahu combat activement l’Etat de droit en Israel ).
Pourquoi le rassemblement national n’est pas « patriote »
Etant de gauche, il convient de se clarifier sur cette notion : la patrie, notion
confisquée par la droite et l’extrême droite est issue de la grande révolution
française, de ses combats existentiels pour survivre face à l’agression
concertée et cumulée des monarchies d’Europe.
La patrie est l’espace de la république entendue comme une communauté
qui entend définir et choisir son destin.
Patrie et république sont indissociables.
La république étant entendue ici comme le lieu et le temps où se définissent
les règles d’un vivre ensemble qui place le « contrat social » au dessus de
toute autre considération, notamment celle de la « race », le grand délire
d’une partie de la droite et de l’ensemble des extrêmes droites.
Jaurès a eu une formulation que le Front National a tenté de récupérer en
son temps : « la patrie est ce qui appartient à ceux qui n’ont rien ».
Vu superficiellement , c’est la caution à tous les dingues du nationalisme ob-
nubilés par « la pureté du sang ». Mais avec un peu de profondeur, la répu-
blique est l’espace et le temps démocratique qui vise à permettre à chacun.e
individuellement et collectivement de construire son destin et de se le réap-
proprier. La référence pourrait à ce titre être celle du combat des républi-
cains espagnols pour une société libre et émancipée.
Mais pourquoi donc le rassemblement national n’est pas patriote ?
Le rassemblement national n’est pas patriote parce que son tropisme autori-
taire et dictatorial l’amène à préférer les tyrans, les régimes et les dirigeants
fasciste, même étrangers, à une communauté nationale libre et solidaire, li-
bérée de toutes les formes de domination.
Le rassemblement national aime Bacher El Assad, Poutine, et maintenant
Trump.
C’est une des contradictions du fascisme français. Ca ne date pas d’au-
jourd’hui, le régime de Vichy a montré jusqu’à quel point les « nationalistes »
pouvaient être des traitres à la nation.
Le régime de Poutine est une régime prédateur, maffieux, dictatorial, une
monstruosité issue de l’échec « communiste » et aucune considération
« géopolitique » (l’impérialisme américain, l’OTAN ) ne doit nous le faire ou-
blier.
En cas de conflit avec la Russie de Poutine il est évident que le rassemble-
ment national serait pour le moins empêtré dans son tropisme pour les ré-
gimes autoritaires.
Le rassemblement national n’aime pas le peuple, la classe travailleuse.
Quasiment tous les votes pour adopter des mesures de justice sociale, fis-
cale, ont été retoqués par le rassemblement national. Il favorise systémati-
quement les intérêts des capitalistes, des milliardaires, des plus riches dès
lors qu’ils sont français.
Il apparait évident que tout campagne d’information « progressiste » doit
mettre en avant ces votes, leur nature.
Le rassemblement national dénonce « l’assistanat » au profit de « ceux qui
travaillent dur » et ce faisant, il dénonce les « pauvres » qui profiteraient des
aides sociales, les « assistés » (il s’en prend d’abord aux immigrés, mais,
juste après, aux autres, les pauvres « de souche ») car il partage fondamen-
talement la vision idéologique des dominants : les pauvres sont des fei-
gnants, des incapables, des poids pour la communauté.
Le fascisme est une doctrine qui encense les « forts », les « puissants » et
condamné les « faibles » considérés comme des rebuts de la société.
Ainsi, le rassemblement national aime bien dénoncer les « assistés » mais
ceux d’en bas , pas ceux d’en haut. A noter au passage le plaidoyer de Bar-
della pour les patrons qui se lèvent tôt pout travailler…
Le rassemblement national un parti de guerre civile qui menace la tranquillité
publique, la paix civile
Le rassemblement national est prêt à dresser les uns contre les autres les
catégories de population. Il ne porte que des passions tristes : mépris, haine,
brutalité, cruauté (pensons à la volonté de supprimer l’aide médicale univer-
selle) au profit de son fantasme nostalgique pour un ordre social ancien, au-
toritaire, hiérarchique et élitiste, baignant dans les miasmes de la pureté eth-
nique : les français de souche
Ce parti peut encore faire du mal et il en fera si on le laisse faire.
Le rassemblement national et l’Etat de droit
Les fascistes n’ont pas envie de respecter le droit d’un état de droit car ils
rêvent d’un Etat où le droit soit celui de leur bon vouloir, de leur puissance
incontestée. Marine Le Pen condamnée pour avoir détourné de l’argent pu-
blic conteste un ordre qui lui interdit de se présenter aux élections. Elle s’en
prend aux juges, la « république des juges », oubliant que les juges n’ap-
pliquent que les lois votées par les majorités parlementaires élues. Que fe-
raient donc du droit ces extrémistes au pouvoir ?