Budget 2026 : le grand braquage de François Bayrou

L’éditorial de Stéphane Sahuc (l’Humanité du 15 juillet 2025)

François Bayrou n’a pas fait preuve de beaucoup d’originalité pour défendre son budget et justifier les milliards d’économie pour réduire la dette, tout en augmentant le budget militaire. Deux jours fériés en moins, « année blanche », non-remplacement de fonctionnaires…

Travailleurs du privé, fonctionnaires, retraités, chômeurs, allocataires, malades, tous vont payer. Sauf les riches, les actionnaires et les patrons. Pourtant, s’il y a un gisement de dizaines de milliards d’euros à récupérer, c’est de ce côté. Car, contrairement à la fable que l’on nous raconte, leur pognon ne ruisselle pas, au contraire. Les riches, les rentiers et les patrons vampirisent l’argent public.

Même François Bayrou ne peut faire l’impasse sur le chiffre révélé par le rapport sénatorial sur les aides publiques de l’État pour les entreprises : 211 milliards d’euros pour la seule année 2023. « Vertigineux », pour reprendre le mot du premier ministre. Or, cela fait des années que ce torrent d’argent public est déversé sans aucun contrôle quant à son utilisation.

Des milliers de milliards d’euros cumulés qui n’ont en rien démontré une quelconque efficacité économique. Alors va-t-on tout remettre à plat ? Non juste raboter quelques aides, les plus scandaleuses. Mais que les patrons se rassurent, en échange le droit du travail sera allégé. Des milliards qui manquent, on peut aussi en trouver du côté de l’évasion fiscale : 80 à 120 milliards d’euros par an. Ou du côté des 500 Français les plus riches qui ont vu leur fortune multipliée par 14 en trois décennies. Un pactole à 1 128 milliards.

Pendant ce temps, l’espérance de vie en bonne santé s’effondre. Les économies dans le secteur de la santé entraînent une surmortalité évitable et la mortalité infantile repart à la hausse. La satisfaction des desiderata des lobbys empoisonne notre environnement, nos assiettes et nos corps. Jusqu’à cette fuite en avant militariste qui obscurcit un peu plus l’avenir. La censure ne peut être que le premier acte d’une colère légitime, tant cette politique de protection des riches et des puissants nous tue. Littéralement.

 

Lettre de Fabien Roussel

Fabien Roussel : « Unis, les salariés pèsent, sont forts et ont des intérêts à défendre »

 

Juste avant le 1er mai, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, publie son troisième livre aux éditions le Cherche Midi, « le Parti pris du travail ». Il souhaite mettre ce thème au cœur du débat public et pense qu’il peut contrer la division des salariés orchestrée par la droite et l’extrême droite.

Les enquêtes sur les cahiers de doléances des gilets jaunes ont montré une aspiration à la protection face aux aléas de l’économie. Selon vous, quels étaient les ressorts du mouvement des gilets jaunes ? Lire la suite

Lutte de classes au lycée Laennec de Pont-l’Abbé 

Les enseignants démissionnent du conseil d’administration

Le télégramme du 27 avril 2025 à 11h08

À Pont-l’Abbé, au lycée Laennec, l’opposition à la fermeture de deux classes, pour la rentrée prochaine, ne faiblit pas. Les sept enseignants élus au conseil d’administration du lycée ont tous démissionné, le mercredi 23 avril.

La démission des enseignants du conseil d’administration du lycée Laennec, à Pont-l’Abbé, fait suite à l’annonce de la suppression de deux classes pour la rentrée prochaine. Cette décision avait déjà été contestée le samedi 15 mars lors d’une manifestation.

                                                       (Photo archive Le Télégramme/Gwenn Hamp)

À Pont-l’Abbé, après la confirmation de la fermeture de deux classes au lycée Laennec, la colère des enseignants de l’établissement ne faiblit pas. Après une manifestation qui avait rassemblé 350 personnes dans les rues de Pont-l’Abbé, le samedi 15 mars, les sept enseignants élus au conseil d’administration du lycée, en accord avec les personnels qu’ils représentent, ont pris une décision radicale : celle de démissionner collectivement de l’instance, mercredi 23 avril.

« Dégradation des conditions d’apprentissages »

Dans un communiqué adressé à la rédaction, les enseignants démissionnaires expliquent « que leur présence dans cette instance n’a plus aucun sens car leur avis n’y est en aucun cas pris en considération lors des votes purement consultatifs ».

Ce désengagement fait suite à « des décisions inadmissibles prises bien en amont par les services rectoraux, relais des services ministériels, ou par la Région. Ainsi, ils ne seront plus cautionnaires des décisions qui entérinent, par exemple, une baisse drastique des crédits pédagogiques, la dégradation des conditions d’apprentissage des élèves ainsi que celle des conditions de travail des enseignants [liées à la] fermeture de deux classes à la prochaine rentrée scolaire ».

Enfin, ces derniers expriment « solennellement leur désaccord total avec la politique de casse du service public d’éducation mise en place à des fins purement budgétaires et synonyme d’un mépris total des enjeux essentiels qui placent la réussite des élèves au centre de leurs préoccupations ».

Plénière du Conseil départemental du Finistère 6 mars 2025

Depuis juillet 2021, il y a 3 élu.e.s communistes dans le groupe Finistère et Solidaires au Conseil départemental du Finistère: Jacqueline Héré, Isabelle Maugeais, Ismaël Dupont. Voici nos interventions au Conseil départemental du 6 mars 2025 sur le vote du budget.

À l’ordre du jour, plusieurs points ont été abordés : le vote du budget primitif 2025, le bilan du Plan RSA, le maintien du Festival des Vieilles Charrues en Finistère et le bilan des 3 ans du Pacte Finistère 2030. … Lire la suite…

Pour la défense de notre service public d’éducation

Cette année encore, l’état décide de brader l’éducation de nos enfants.

Dans le Finistère, 49 fermetures de classe pour 16 ouvertures sont prévues dans le premier degré. Penmarc’h, Plomeur, Pouldreuzic, Treguennec seront touchées dans la pays bigouden. 

Dans le second degré, c’est une classe de 1ere et de terminale qui seront supprimées au lycée Laennec (moins 4 classes en 5 ans) et une classe de 3e au collège.

Nous le regrettons et le condamnons. ..Lire la suite..

Le NFP préconise plusieurs mesures pour aider l’hôpital public

  • Les différentes forces de gauche du Nouveau Front populaire ont appelé à plusieurs mesures, notamment des votes à l’Assemblée nationale, pour « réparer l’hôpital public et l’accès aux soins de proximité ».
  • Le texte est également signé par d’autres élus de gauche ainsi que par plusieurs soignants.

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Communiqué de presse du PC 13 décembre 2024

François Bayrou nommé Premier ministre : réaction du Parti communiste français

En nommant un Premier ministre de son camp, Emmanuel Macron ne respecte pas, une nouvelle fois, le choix des urnes qui aurait dû le conduire à nommer un Premier ministre de gauche issu de la coalition arrivée en tête.

Cette nomination est un très mauvais signal envoyé au pays.
François Bayrou va-t-il s’obstiner à vouloir imposer une politique qui a échoué et qui a été sanctionnée aux dernières élections législatives ?             lire la suite