Communiqué des Communistes du Pays de Quimperlé à propos du projet d’éoliennes flottantes au large de nos côtes Continue reading « A propos du parc d’éoliennes flottantes en Bretagne sud »
Le mistigri de la dette
Il est intéressant de constater que le débat économique actuel porte sur deux sujets semblant étrangers l’un à l’autre : la dette publique et privée, d’une part, les revenus sociaux et/ou salariaux, d’autre part.
À la réflexion, il est vrai que bien des interférences sont perceptibles. Ne nous explique-t-on pas que l’austérité salariale s’impose, que la baisse des retraites est une obligation, car, à la suite de l’épidémie du Covid-19, la dette publique atteint désormais 120 % du PIB, tandis que celle des entreprises dépasse les 2000 milliards d’euros ? Une part bien plus grande de nos ressources devrait concourir à combler ces « trous », particulièrement celui d’une Sécurité sociale éreintée.
Le risque est d’autant plus grand que nous ne sommes qu’au début des « répliques » telluriques de cette crise. Il faut s’attendre prochainement à une multiplication des faillites d’entreprises, à des cortèges de charrettes de licenciements. Il est vrai que l’économie mondiale a été sacrement secouée. Selon le Fonds monétaire international, la production a baissé de 3,4 % aux États-Unis en 2020, de 7,2 % dans la zone euro, de 5,4 % en Allemagne, de 9 % en France, de 2,4 % dans les pays émergents et en développement. L’Organisation internationale du travail considère que « dans un avenir proche, les conséquences de la crise du Covid-19 sur l’économie et sur l’emploi devraient entraîner une énorme pression à la baisse sur les salaires ».
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En vérité, l’austérité pratiquée à rencontre des revenus populaires, la baisse sensible du coût du travail annoncée sont moins dues aux exigences du désendettement qu’à celles de la rentabilité du capital, au besoin qu’a ce dernier de relever ses profits. On peut d’ailleurs constater que les grandes entreprises s’endettent elles aussi comme jamais, moins pour relancer leurs activités que pour s’adonner à la spéculation. C’est ainsi que la capitalisation boursière mondiale, c’est-à-dire la valeur de l’ensemble des titres cotés sur les marchés boursiers de la planète, est passée de janvier 2020 à janvier 2021 de 86,99 à 110,59 milliers de milliards de dollars, augmentant de 27 % alors que la croissance économique mondiale a baissé de 3,5 %, L’épouvantail de la dette sert à faire peur.
Pour démasquer l’opération, il paraît nécessaire de montrer que la dangerosité de l’endettement tient moins à son montant qu’au fait qu’il est contracté auprès de marchés financiers prédateurs et que l’on pourrait trouver des ressources bien moins dangereuses auprès de la BCE et des banques commerciales, à condition d’infléchir leurs critères de financement.
LA CHRONIQUE ÉCONOMIQUE
DE PIERRE IVORRA
(Journal L’Humanité)
Jean Kervision
Hommage à notre camarade Jean Kervision décédé le 12 février 2021 Continue reading « Jean Kervision »
Libérons la monnaie, libérons-nous de la dette!
Le monde d’après la crise du Covid-19 se prépare dès aujourd’hui. Et la Banque centrale européenne (BCE) entend bien vous préparer un avenir criblé de dettes publiques. Hors de question pour celle-ci qui crée de toutes pièces de la monnaie pour la prêter aux banques privées, d’effacer la pan de dette des États membres de la zone euro qu’elle détient. « L’annulation de la dette est inenvisageable », car contraire aux traités, a déclaré Christine Lagarde, directrice de la BCE, dans le Journal du dimanche.
La gardienne de l’institution monétaire répondait ainsi à une tribune publiée dans plusieurs pays – en France dans le Monde – par 150 économistes. Ces derniers appellent à un tel abandon de créance, afin de permettre aux États de réinvestir. Malgré la crise, la zone euro a une chance, celle « d’avoir un créancier qui ne craint pas de perdre de l’argent: la BCE», qui détient « 25 % de la dette publique européenne », écrivent les scientifiques. En effet, pour faire face à la crise financière, depuis 2012 la BCE rachète de la dette des États sur le marché secondaire pour en faire baisser les taux, et pour éviter que des pays, tel l’Italie, ne fassent faillite. Les tenants de l’austérité veulent refermer cette porte. Ils craignent que cette capacité d’utiliser la création de monnaie par la BCE ne serve à autre chose qu’à régler un problème temporaire sur les marchés. En effet, elle pourrait être utilisée pour – soyons fous ! – investir dans les services publics, la transition écologique, sans respecter les critères néolibéraux de rentabilité qui sont au cœur de la construction européenne. Alors, les libéraux lancent des contre-feux, arguent que les taux sont bas, donc le service de la dette peu coûteux, et qu’une annulation n’est donc pas une nécessité. Pis, que cela pourrait attirer l’attention des marchés. Et si on apprenait à faire sans ?
Gaël DE SANTIS (Journal L’Humanité)
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EN COMPLÉMENT, cet article du journal OUEST-FRANCE qui analyse la situation au Japon et notamment la partie relative à la situation économique de ce pays (PIB + 3.9 % et dette 240 % du PIB)… et en réponse à la dinde emperlousée de la BCE.
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POINT DE VUE. Pourquoi le Japon échappe (presque) au Covid-19
Les Japonais, dont la vie est soumise à de lourdes contraintes sociales, sont hostiles à tout contrôle supplémentaire par l’État. Dans la gestion de la pandémie, ce sont le sens civique et la pression sociale qui sont en première ligne. Le point de vue de Jean-Marie Bouissou, historien spécialiste du Japon.
Le Japon a une population presque double de celle de la France, mais 8 fois moins de cas de Covid-19,13 fois moins de décès (pas encore 6 000) et seulement 27 morts par million d’habitants contre 870 chez nous. La mortalité n’y a même pas augmenté en 2020, alors qu’elle a bondi de 9 % en France. Il compte pourtant 28 % de plus de 65 ans contre 18 % chez nous, alors que le virus décime en priorité les seniors.
Toute l’Asie résiste au virus
Comme le Japon, toute l’Asie défie la pandémie, L’Amérique du Nord compte six fois plus de décès du Covid-19 que dans la population mondiale, et l’Europe trois fois plus. Pour l’Asie, c’est trois fois moins, et pour le Japon, dix fois moins (0,15 % des décès pour 1,6 % de la population du monde) ! Même si la Chine sous-estime les chiffres pour raison politique et que le Japon est tenté de le faire pour sauver ses Jeux Olympiques, on ne saurait nier la performance collective de la région.
Pour l’expliquer, certains évoquent une hypothétique immunité génétique développée contre des virus proches du Covid-19 qui auraient frappé la région voici cinquante siècles. Plus concrètement, la vaccination BCG, toujours obligatoire dans toute l’Asie, contrarie le virus, et les comorbidités du type obésité et diabète y sont réduites par une meilleure hygiène (ou un moindre niveau) de vie. En outre, pour la masse de la population, les mobilités sont moindres que chez nous.
Le Japon refuse les contraintes
Les Japonais, dont la vie est soumise à de lourdes contraintes sociales, sont hostiles à tout contrôle supplémentaire par l’État. En Corée du Sud, la victoire sur le virus doit tout aux applications anti-Covid sur smartphones dont les informations sont transmises aux autorités pour organiser le tracking des personnes infectées Au Japon, où l’application dédiée n’a été téléchargée que par 20 % de la population et les autorités n’ont pas automatiquement accès aux informations, à peine 10 000 cas (sur 380 000 !) leur ont été volontairement signalés pour permettre le tracking.
Même chose pour ce qui tient lieu de confinement. Le Japon a été mis deux fois en « état d’urgence nationale » (7 avril-25 mai 2020 et depuis le 7 janvier), mais même alors, il n’y a que des « recommandations » (yôsei) par les gouverneurs et les maires, que le gouvernement n’a pas le droit de les obliger à suivre, et qu’ils n’ont eux-mêmes pas le droit d’imposer. Bars, restaurants et commerces n’ont pas été fermés : ils ont fermé, ou simplement réduit leur service. En guise de couvre-feu, il leur a été simplement demandé de bien vouloir cesser le service (ou seulement la vente d’alcool) à 20 h 30. Si les déplacements individuels ont beaucoup diminué, c’est sans contrôles ni amendes. Le sens civique et la pression sociale en ont tenu lieu.
L’économie et la nation tiennent bon
Alors que le PIB de la France a reculé de 8,3 % en 2020, celui du Japon a augmenté de 3,9 %. Le chômage (3 %) est trois fois moindre que chez nous. Le gouvernement a multiplié les gestes envers les ménages (octroi de 100 000 yens par personne à chaque foyer, distribution de tickets de réduction pour soutenir le tourisme intérieur). Et peu importe que la dette publique dépasse 240 % du PIB (France 112 %) : on sait depuis longtemps qu’elle ne sera jamais remboursée.
Enfin: le Japon échappe au psychodrame. Les médias ne déroulent pas le tapis rouge aux experts autoproclamés dont les querelles entretiennent le stress. Le Premier ministre (72 ans) se garde bien d’y paraître. Le Parlement ronronne faute d’opposition crédible. Et le but national est désormais d’organiser « les JO de la victoire sur le Covid ».
Jean-Marie BOUISSOU, historien spécialiste du Japon
Ouest-France du 08/02/2021
Hommage à Ambroise Croizat bâtisseur de la Sécurité sociale
Ambroise Croizat doit entrer au Panthéon ! Continue reading « Hommage à Ambroise Croizat bâtisseur de la Sécurité sociale »
Loctudy : Vigilance pour la fourniture d’électricité…
La municipalité de Loctudy vient de lancer une campagne d’achats groupés d’électricité « avec pour objectif que chaque loctudiste puisse réaliser des économies sur sa facture d’électricité ».
Pour cela, elle a « choisi » une société – Wikipower – « entreprise privée et indépendante » (indépendante de qui, de quoi ?) faisant appel « à de l’électricité 100 % verte d’origine renouvelable ».
Cette démarche « toute simple » [Sic] n’est pas sans appeler beaucoup de questions, voire s’avérer scandaleuse. Imaginons un instant, par comparaison, qu’une municipalité quelconque s’avise de proposer à ses administrés d’aller s’approvisionner chez LECLERC (par exemple) plutôt que chez LIDL ou Super U « parce que c’est moins cher et que les produits sont de meilleure qualité ». Il y a fort à parier qu’une telle initiative ne manquerait pas aussitôt de déclencher un tollé, et pourtant…
En l’occurrence, il s’agit d’un contrat ou d’un accord passé entre une société privée et indépendante Wikipower et la municipalité. Les administrés sont en conséquence en droit de connaître les clauses de ce contrat et les contreparties réciproques. De même pour les raisons qui ont amené M. Gaigné, l’adjoint au maire, à « choisir » Wikipower, compte tenu de l’offre diversifiée dans ce domaine précis (les achats groupés). La municipalité étant engagée, elle engage aussi la totalité de la population. Sans débat démocratique.
Depuis Maastricht nous sommes sous le règne de « la concurrence libre et non faussée ». Cela suppose nécessairement des intérêts financiers ou autres et ce n’est pas M. Gaigné, professionnel des « intermédiations monétaires » qui nous démentira.
La deuxième question concerne l’honnêteté de la proposition commerciale, ou comment peut-on proposer à la vente un produit dont on ne dispose pas, en l’occurrence « l’électricité verte d’origine 100 % renouvelable » ?
Chacun chez soi peut constater qu’il n’y a pas de fil spécifique « vert » branché sur le compteur électrique. En France, c’est RTE seul (pour l’instant ?) qui achemine l’énergie (le Mix électrique) chez tous les consommateurs, quels que soient les fournisseurs. Or ce Mix électrique (schéma ci-dessous) ne comprend pour l’instant que 11 % d’énergie renouvelable (dont 8 % hydraulique).
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Prétendre vendre « de l’électricité 100 % renouvelable » est au mieux une proposition malhonnête et au pire une escroquerie.
Enfin, il faut savoir que le projet Hercule qui vise au démantèlement d’EDF dispose entre autres mesures que « la demande des usagers deviendrait directement pilotée par le gestionnaire du réseau électrique. En cas de vent faible et de soleil couché ou voilé, les usagers verraient automatiquement leur chauffage baisser, leur chauffe-eau coupé, la recharge de leur véhicule électrique différée, voire leur plein déchargé pour produire l’électricité que les éoliennes et les panneaux solaires ne produisent pas… »
Les Loctudistes se doivent d’être particulièrement vigilants concernant cette initiative pour le moins discutable et prise sans aucune concertation. A la fin, c’est toujours le consommateur qui trinque.
ALRX
EN COMPLÉMENT 1
Il faut refuser les impasses dans la production électrique
TRIBUNE. Jean-Christophe LE DUIGOU et Jean-Pierre SOTURA, syndicalistes, anciens membres de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).
Le débat sur les conditions de couverture à long terme de nos besoins d’électricité est important. Il n’est pas sûr que les études du type de celle réalisée par Réseau de transport d’électricité (RTE) et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à l’initiative du ministère de la Transition écologique, misant sur « le tout-renouvelable », soient très éclairantes. Elles installent l’idée que la solution aux enjeux climatiques se résumerait à la substitution d’énergies renouvelables aux capacités de production d’électricité nucléaire. Cette idée est erronée tant sur le plan technique que du point de vue économique, sociétal et politique. Elle conduit à une impasse.
Le changement climatique est causé par les émissions de CO2. L’objectif est donc de développer l’utilisation de sources d’énergie non émettrices de ce gaz, non de réduire celles qui répondent dès aujourd’hui à ce besoin, au premier rang desquelles figure le nucléaire. Les rapports du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) s’inscrivent en faux face au raccourci « non émetteur de CO2 = renouvelable » qui domine le débat énergétique en Europe.
Sur le plan technique la montée en puissance des énergies renouvelables se heurte à de sérieuses difficultés, compte tenu de leur caractère intermittent et non pilotable.
Pour pallier cette intermittence, l’étude RTE-AIE énumère les conditions techniques indispensables : équiper le pays d’installations de stockage de l’électricité à « grande échelle », dont le coût et la faisabilité ne sont pas acquis ; multiplier les lignes à haute tension pour profiter des décalages géographiques de production éolienne et solaire ; investir dans des équipements stabilisant de la fréquence du courant. S’y ajoutent des contraintes sociétales aujourd’hui inconnues : la demande des usagers deviendrait directement pilotée par le gestionnaire du réseau électrique. En cas de vent faible et de soleil couché ou voilé, les usagers verraient automatiquement leur chauffage baisser, leur chauffe-eau coupé, la recharge de leur véhicule électrique différée, voire leur plein déchargé pour produire l’électricité que les éoliennes et les panneaux solaires ne produisent pas…
La plupart des études sont muettes sur la dimension financière et les surcoûts générés par la sortie du nucléaire. Au mieux elles sous-estiment les coûts de renforcement du réseau électrique et de stockage du renouvelable. Elles ne prennent pas en compte la charge que représentent les tarifs préférentiels de rachat étalés sur quinze ou vingt ans et l’avantage lié à une priorité d’injection quasi inconditionnelle. Les scénarios associés au « tout-renouvelable » s’appuient sur des hypothèses de réduction drastique de la consommation électrique qui mettent en cause la plupart des activités industrielles et l’accès à l’énergie pour tous. Cette approche s’inspire des thèses malthusiennes de négaWatt.
De plus, les experts s’accordent à dire que l’éolien et le solaire sont beaucoup plus consommateurs de matières premières, et notamment de terres ou métaux rares. L’étude RTE-AIE le mentionne, sans toutefois en souligner l’importance écologique.
Enfin le choix de chercher à se passer coûte que coûte du nucléaire comporte un risque politique majeur en termes de souveraineté. Comme en matière alimentaire et sanitaire, la souveraineté énergétique est fondamentale. Après le passage d’Alstom sous pavillon américain, le non-renouvellement du parc nucléaire que visent à justifier les scénarios 100 % renouvelables conduirait à la liquidation des atouts de la France dans le nucléaire civil. La France serait alors complètement dépendante pour son approvisionnement électrique comme elle l’est déjà pour le solaire vis-à-vis des productions chinoises et pour l’éolien avec les producteurs danois ou allemands. De fait, elle serait demain fortement dépendante des productions thermiques, charbon et gaz, de ses voisins européens pour assurer l’équilibre production-consommation. Si chaque pays européen procédait de la sorte, c’est toute l’Europe qui risquerait le black-out. Sombre perspective dont on peut conjurer la réalisation.
EN COMPLÉMENT 2
L’article récemment paru dans nos colonnes sur l’achat groupé d’électricité par la municipalité a interpellé les élus de la liste « Citoyenneté, solidarité, environnement ». à lancer une campagne d’achats groupés d’électricité.
Dans un communiqué, ils s’étonnent du manque d’aspect démocratique du procédé, regrettant de ne pas avoir été consultés avant cette prise de décision et que ce dossier n’ait pu faire l’objet d’un débat citoyen. « Pourquoi avoir choisi Wikipower, une entreprise belge pro-linky spécialisée dans le démarchage d’achat groupé ? Quelle rétribution pour cette entreprise ? Pourquoi ne pas l’avoir mise en concurrence d’autres sociétés comme Enercoop ou Ekwateur ? Si cette offre est si alléchante, pourquoi la communauté de communes ne s’empare-t-elle pas du sujet ? Est-ce le rôle d’une municipalité de se transformer en agent commercial d’une société privée ? Pourquoi ne pas avoir souscrit au groupement de commande auprès du SDEF 29 alors que la mairie y adhère ? » s’interrogent Christine Corfmat et André Flamand.
Les « lourdes » conséquences du projet Hercule
Partant du principe que « l’énergie la plus propre est celle qui n’est pas consommée », ils estiment qu’il serait préférable « d’inciter les gens à réduire leur consommation électrique et non leur facture ».
« Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? L’ouverture à la concurrence pour les particuliers depuis juillet 2007 a engendré un lourd bilan pour les usagers. Si le projet Hercule, actuellement en débat au Parlement, voit le jour, les conséquences seront lourdes pour les usagers, les territoires et la transition énergétique ». Ce projet vise en effet à vendre au secteur privé les activités les plus rentables d’EDF (distribution d’électricité et énergies renouvelables).
« Par conséquent, de nouvelles augmentations de prix sont inéluctables pour attirer les capitaux et assurer un retour juteux aux investisseurs privés », argumentent-ils. Selon eux, une autre conséquence du projet Hercule serait une augmentation du nombre de précaires énergétiques (13 millions aujourd’hui).
Il serait préférable d’inciter les gens à réduire leur consommation électrique et non leur facture.
Préserver le libre arbitre de la population
« La fin du tarif identique sur tout le territoire est également programmée car les opérateurs privés se concentreront sur les zones les plus rentables, ajoutent-ils. On peut s’interroger sur le moment choisi par la mairie pour s’engager dans cette démarche qui, telle que présentée, peut entraîner l’adhésion d’une majorité de nos concitoyens. C’est pourquoi nous tenions à apporter un autre éclairage à la population dont le libre arbitre ne peut se contenter du « C’est moins cher, plus vert et on a choisi pour vous » », concluent-ils.
Journal Le Télégramme (Publié le 31 janvier 2021)
COMPRENDRE LES ENJEUX
1 – Le système de « l’effacement diffus » : https://librejugement.org/2015/02/03/voltalis-idee-seduisante-arnaque-programmee/
2 – Le lien existant entre VOLTALIS et… WIKIPOWER : https://wikipower.fr/blog/2020/03/24/leffacement-de-consommation/
Le PCF s’engage pour défendre la pêche artisanale
Pays bigouden. La section bigoudène du Parti communiste français crée un collectif de défense de la pèche artisanale locale. L’accord post-Brexit sur l’accès aux eaux britanniques ne la rassure pas.
André Le Roux, co-secrétaire de la section bigoudène du PCF (Parti communiste français) explique : « L’accord post-Brexit qui permet d’éviter la fermeture brutale des eaux territoriales britanniques est loin de rassurer les acteurs de la filière pêche, l’une des richesses essentielles du territoire. On est loin de connaître tous les détails de cet accord mais ce que l’on en sait ne nous rassure pas vraiment. Nos pêcheries devront perdre progressivement 25 % de leurs capacités de production (10 % pour la pêche française) dans des eaux très poissonneuses. Cela signifie un plus grand nombre de navires dans des zones beaucoup plus réduites, d’où le risque pour la préservation de la ressource et le déséquilibre dans l’accès aux stocks existants entre pêche industrielle et pêche artisanale. »
Un plan « nettement insuffisant »»
Comme réponse à cette crise annoncée, alors que nombre d’armements et de pêcheurs étrangers risquent d’investir les zones de pêche des bateaux du secteur bigouden. la ministre de la Mer, Annick Girardin, a annoncé la mise en place d’un plan d’accompagnement qui semble limité à des aides financières forfaitaires, allant jusqu’à 30 000 €, ainsi qu’un dispositif de sortie de flotte pour les navires dépendant des eaux britanniques et qui souhaiteraient arrêter leur activité. « Ce plan nous apparaît nettement insuffisant au regard des enjeux de l’avenir, poursuit Philippe Moreau, co-secrétaire de la section. Un plan de soutien auquel doit participer pleinement l’Union européenne doit être élaboré en toute transparence, en concertation avec tous les acteurs de la filière pêche. Il nous faut rediscuter des règles d’attribution des quotas de pêche, trop souvent captés par de grands groupes à capitaux européens recourant à des navires usines dévastateurs de la ressource, faciliter les investissements nécessaires à la modernisation de la flotte, encourager une pêche vertueuse sur le plan environnemental et engager la région Bretagne à ce plan d’aide en l’abondant et en l’adaptant aux besoins de la pêche bretonne. »
Les communistes du secteur sont prêts à débattre de toutes ces questions et invitent toutes les personnes intéressées à se rendre sur la page Facebook « Défense de la pêche artisanale du Pays bigouden ».
Journal Ouest-France (Publié le 21 janvier 2021)
Article publié le 20 janvier 2021 (Journal Le Télégramme)
Le PCF du Pays bigouden et la défense de la pêche artisanale
Pour préserver la pêche artisanale, après un accord post-Brexit qui risque de reporter l’effort de pêche au large de nos côtes, la section du PCF du Pays bigouden a créé un collectif afin de sensibiliser et alerter les élus sur ces questions.
Si l’accord post-Brexit a permis d’éviter le pire, il n’en reste pas moins qu’il laisse présager un avenir pour le moins incertain concernant la filière pêche et notamment la pêche artisanale du Pays bigouden. C’est le constat dressé par la section du PCF du Pays bigouden, qui a historiquement un fort encrage sur le terrain maritime et veut mettre à profit cette période de transition post-Brexit de cinq ans pour anticiper ces nouveaux défis.
« Le Brexit va entraîner de lourds déséquilibres »
« Dans cet accord, il y a un certain nombre de dispositions qui ne sont pas clairement exposées. Le Brexit va entraîner de lourds déséquilibres au niveau européen. Des armements et pêcheurs étrangers vont débouler sur les zones de pêche des bateaux du Pays bigouden », met en avant André Le Roux, co-secrétaire de la section du PCF. Et de craindre ainsi un déséquilibre accru entre la pêche industrielle et la pêche artisanale.
« Les bateaux sont vieillissants et énergivores. L’Europe, l’État, la Région doivent s’investir pour moderniser la flottille »
Les élus communistes s’inquiètent aussi d’un plan d’accompagnement mis en place par la ministre de la Mer, Annick Girardin « qui semble limité à des aides forfaitaires pouvant aller jusqu’à 30 000 € ainsi qu’à un dispositif de sortie de flotte pour les navires dépendants des eaux britanniques qui souhaiteraient arrêter leur activité ».
Dessiner un avenir à la pêche côtière
« La pêche côtière a de l’avenir. La ressource est là et les mesures prises ont permis le renouvellement de certaines espèces mais les bateaux sont vieillissants et énergivores. L’Europe, l’État, la Région doivent s’investir pour moderniser la flottille », argumente, par ailleurs, André Le Roux. Ils demandent ainsi qu’un plan de soutien digne de ce nom soit élaboré en concertation avec tous les acteurs de la filière pêche et qu’il soit l’objet d’un débat parlementaire comme le réclame le député Sébastien Jumel (groupe de la gauche démocrate et républicaine), président de la mission d’information sur la pêche. Et de s’attacher à défendre certaines propositions pour rediscuter des règles d’attribution des quotas de pêche « trop souvent captés par des grands groupes à capitaux européens, faciliter les installations en incitant par exemple les banques à faire des prêts à taux zéro, encourager la pêche vertueuse sur le plan environnemental… »
Les communistes du Pays bigouden qui n’ont pu organiser les fêtes du travailleur de la mer, cet été, au Guilvinec, à Lesconil et à Loctudy, souhaitent débattre de ces questions en organisant des réunions publiques dès que les conditions sanitaires le permettront et ont ouvert la page Facebook « Défense de la pêche artisanale »
Défis et atouts de la pêche maritime française dans le cadre européen
La pêche reste un secteur économique important. Mais coincée entre gros armements, règles européennes, Brexit et stigmatisation écologiste, elle est en crise… Où en transition ?
par Olivier PENHOAT
À l’instar du monde agricole, dans la seconde moitié du XXe siècle la France avait réussi à bâtir un secteur de pêche artisanal rentable et diversifié en termes de pratiques, d’espèces ciblées, de zones de pêche. La flotte française a rapidement réalisé sa modernisation après-guerre, puis a pleinement bénéficié de la politique commune de la pêche au travers d’un accès privilégié à des quotas dans toute la zone économique exclusive communautaire. Les producteurs disposaient d’une relative autonomie à l’égard des entreprises de transformation, faisant vivre des territoires littoraux. Cette dynamique s’est retournée dans le courant des années 1990. La pression exercée sur la ressource par des flottilles trop nombreuses et trop puissantes a rendu inexorable une restructuration du secteur, avec la mise à la casse de nombreux navires (un tiers des navires ont disparu depuis 1995) et un renforcement progressif des mesures de régulation de l’activité et de gestion des stocks[1]. La mémoire de ces épisodes, au-delà du mouvement de l’hiver 1993-1994, est encore vive. Elle a généré dans le secteur une crainte exacerbée de la disparition dans un contexte où les défis auxquels les activités font face sont lourds et inédits.
LA DÉSTABILISATION ÉCONOMIQUE DU MODÈLE ARTISANAL
La disparition progressive des aides communautaires en faveur des navires [2] a entraîné un vieillissement généralisé d’une flottille désormais hors d’âge, avec des outils qui atteignent en moyenne 30 ans [3]. Ces navires sont accidentogènes, les conditions de travail à leur bord sont pénibles et ils sont très dépendants des énergies fossiles, de sorte que chaque épisode de tension sur les prix du pétrole affecte directement leur rentabilité dans la mesure où le système de vente dominant, en criée, ne prend pas bien en compte les coûts de production. Le rétablissement progressif des stocks et la réduction de la flotte offrent, en dehors de ces épisodes, des conditions de rentabilité satisfaisantes, mais les retards pris dans le renouvellement de la flotte à l’issue de deux décennies de restructuration en réduisent significativement le bénéfice (coûts de maintenance et pertes liées à l’immobilisation). Les premiers touchés sont les patrons artisans indépendants de navires de 10 à 24 m, dont les capacités d’investissement individuelles sont limitées et qui n’ont pas de partenaires capitalistiques. D’autant qu’un nouveau navire coûte plusieurs millions d’euros et que l’entrée dans la filière, qui se fait par l’acquisition d’un navire d’occasion, suscite un endettement important liée à la monétisation par les cédants des antériorités de pêche associées au navire [4]. Au travers de la figure du patron artisan et des flottilles concernées, c’est le modèle type national de la pêche française qui est bousculé. Le secteur peine à recruter, à retenir ses marins et ses patrons, et son renouvellement à long terme n’est pas garanti.
UNE IMAGE TERNIE…
Une part de ces difficultés a également pour origine une image qui s’est beaucoup dégradée dans l’opinion publique : à l’image de l’aventurier téméraire et libre a succédé le sentiment que les pêcheurs dégradaient profondément l’environnement. Les débats autour de la pêche de grands fonds ont montré combien cette image n’était plus l’apanage des pêcheries ciblant ou capturant accidentellement d’emblématiques mammifères marins [5].
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Les associations environnementales sont maintenant très influentes dans la définition des politiques de la pêche. Outre l’extension des aires marines protégées, elles promeuvent un agenda complet de gestion des pêches : objectifs de gestion des stocks, élimination des « subventions néfastes » et promotion d’une petite pêche côtière très loin du modèle artisanal hexagonal [6].
… MALGRÉ UNE CONSOMMATION CROISSANTE ET SOUTENUE
À ce stade, toutefois, la bataille de l’image n’a pas complètement bouleversé les pratiques de consommation des Français. Le marché national des produits de la mer est un atout important du secteur. Avec 33 kg par an et par habitant, la France est un des premiers marchés au monde. Comme celui de l’Europe, il est fortement déficitaire, à hauteur des deux tiers. Avec le Brexit, la part des importations assurée par des pays en dehors de l’espace européen (UE et AELE [7] ) deviendra majoritaire. Dans un contexte mondial de demande croissante – la demande en produits de la mer a doublé en cinquante ans – , cette demande, sur le plan national ou à l’exportation, devrait rester dynamique, sous réserve de s’adapter aux nouvelles pratiques des consommateurs. Les produits, qui bénéficient d’une image positive en raison de leur qualité alimentaire devraient jouer dans les prochaines décennies un rôle majeur dans l’équation alimentaire mondiale du fait du meilleur bilan environnemental de la protéine animale issue de la mer [8]. Pour l’Europe, et la France en particulier, l’équation, dans un contexte de Brexit, sera complexe avec la nécessité de sécuriser des apports qui ont toutes les chances d’être de plus en plus disputés.
LE RÔLE DÉCISIF DE L’EUROPE POUR L’AVENIR DU SECTEUR
La situation économique de la pêche artisanale française n’est pas insoluble. Une dynamique positive, dans les régions comme au plan national, est à l’œuvre, avec des initiatives porteuses d’espoir. Mais durant les prochains mois les yeux du secteur seront d’abord braqués sur Bruxelles, où une série de dossiers majeurs doivent être arbitrés.
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Les enjeux pour la pêche de la sortie du Royaume-Uni de l’UE ont été abondamment soulignés : la dépendance de nos pêcheurs à ses zones de pêche et la dépendance symétrique de ses opérateurs au marché communautaire. Au-delà du degré d’ouverture des eaux britanniques et des conditions d’accès à celles-ci, les enjeux du retrait britannique quant à la gestion de la ressource ont été moins soulignés. Or, dans la mesure où la plupart des stocks chevauchent les deux zones économiques exclusives, il est tout aussi impératif de fixer un cadre commun, avec des objectifs de gestion et des instances de gouvernance s’inscrivant dans la durée. L’ampleur des questions à traiter d’ici à la fin de la période de transition, qui court jusqu’au 31 décembre 2020 et pendant laquelle les règles communautaires continuent à s’appliquer, rend un tel accord très difficile. Surtout, le secteur britannique qui a beaucoup appuyé le mouvement du « Leave » pousse en faveur d’une dérégulation, alors que pour l’UE la convergence du cadre futur avec les règles de la politique commune des pêches (PCP) est une condition de survie de celle-ci.
Dans le même temps, l’Union doit adopter son premier budget pour la période 2021-2027 et, pour ce qui concerne la pêche, celui du fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP). Or ce débat ne s’est pas ouvert sur des perspectives rassurantes : budget global et du FEAMP en baisse; réduction des aides aux navires comme au reste de la filière, avec de nouvelles interdictions et l’élimination de certaines catégories de subventions ; nouvelles priorités maritimes… Les négociations viennent de s’ouvrir entre le Parlement et le Conseil; il serait souhaitable que le budget garantisse des moyens permettant le renouvellement de la flotte, en particulier sa transition énergétique, et conforte la mise en œuvre de la PCP (contrôles, évaluation des stocks aujourd’hui lacunaires). Le prochain FEAMP doit permettre à la filière dans son ensemble de réaliser sa transition environnementale en s’adaptant au Brexit. Les défis ne sont pas minces.
En définitive, la négociation du prochain FEAMP n’est que le prologue du débat qui va s’ouvrir rapidement sur la politique commune des pêches, dont une révision est attendue pour 2023. Il y a certainement beaucoup à faire pour améliorer les modalités de gestion en prenant davantage en compte les relations entre espèces dans une approche écosystémique. Dans un contexte de bouleversement environnemental, les dispositifs devront aussi gagner en agilité, et certains instruments qui ont montré leurs limites, comme les règles de jauge qui freinent l’adaptation de la flotte, doivent être réformés. Si l’UE confirme sa préférence libre-échangiste et maintient un tel degré d’ouverture de son marché, elle doit mettre ses opérateurs dans des conditions de concurrence équitable, et ne pas réduire unilatéralement ses instruments d’intervention propres, notamment de marché, dans un contexte international bien moins stable qu’il y a une décennie.
Source : PROGRESSISTES N°28 (revue intellectuelle et d’idées du PCF)
Olivier PENHOAT est politiste, fonctionnaire territorial
[1] Enfin, il est maintenant clair que le changement climatique et les pollutions de l’eau ont tout autant d’impacts sur les stocks que la pression de pêche. Notre avenir alimentaire, et celui de la pêche, sont également en jeu dans ces combats qui se jouent à terre. La notion de stock provient du vocabulaire de gestion de la pêche. Il s’agit de la partie exploitable de la population d’une espèce dans une zone donnée. Le stock ne comprend ni les œufs, ni les larves, ni les juvéniles n’ayant pas atteint une taille suffisante pour être capturés. Il peut y avoir plusieurs stocks pour une même espèce : si des sous-groupes d’une même espèce vivent dans des zones différentes et qu’ils n’ont pas ou peu d’échanges entre eux, on dit qu’ils appartiennent à des stocks différents. Ainsi, les langoustines de mer Celtique et les langoustines du golfe de Gascogne, qui n’ont aucun échange, sont étudiées séparément : bien que de la même espèce, on considère qu’elles appartiennent à deux stocks distincts.
https://wwz.ifremer.fr/peche/Le-role-de-lIfremer/Expertise/Diagnostics/Notions-de-base/Definitio n-d-un-stock [consulté le 2 mars 2020].
[2] Les aides à la construction ont été supprimées il y a une quinzaine d’années. Le soutien sur fonds publics à toute augmentation de la capacité de pêche des navires (jauge, puissance) comme aux équipements qui facilitent la recherche du poisson est strictement prohibé. Le fonds européen pour les affaires maritimes (FEAMP), mis en œuvre à compter de 2014, restreint encore les leviers d’intervention, notamment en ce qui concerne l’amélioration énergétique d’une flotte pourtant vieillissante et extrêmement énergivore. Le FEAMP 2014-2020 aura ainsi réussi l’exploit d’être le fonds européen qui aura le moins contribué aux objectifs climatiques de l’UE.
[3] En 2018, l’âge moyen des navires atteint 29 ans en Bretagne, selon l’Ifremer (Système d’informations halieutiques, 2019), « Région Bretagne. 2018. Activité des navires de pêche » : https://archimer.ifremer.fr/doc/00608/72054/
[4] Il s’agit là du corollaire du modèle national de gestion des licences, d’autorisations de pêche et des quotas, qui est public et collectif, et alloué sur des bases annuelles à l’instar des quotas communautaires. Pour éviter les ruptures et assurer un minimum de visibilité aux entreprises de pêche, les organisations professionnelles et les services de l’État privilégient comme critère de répartition les antériorités de pêche « attachées » au navire, c’est-à-dire les pratiques avérées, historiques, d’accès à tel ou tel stock.
[5] De la chasse à la baleine, sur laquelle Greenpeace a bâti sa renommée, à l’interdiction des filets maillants dérivants pour protéger les dauphins
[6] Plutôt que la nature capitalistique des entreprises, la définition privilégie un critère de taille (navires inférieurs à 12 m) réalisant des marées à la journée et proscrit l’utilisation des arts traînants (chaluts, dragues) au profit des arts dormants (filets, lignes, casiers et pièges…), perçus comme moins impactants pour les fonds. Cette définition est contestée par le secteur, qui pointe la pollution des eaux côtières et leur encombrement, l’intérêt de diversifier les zones de pêche, d’exploiter des quotas disponibles dans des zones plus lointaines et souligne que les besoins d’appâtement de nombreux engins dormants sont assurés par des pêches préalables au chalut.
[7] Association européenne de libre-échange. Parmi les États de cet espace économique, les approvisionnements en provenance de la Norvège et de l’Islande représentent près de 1 Md€ en 2018 (FranceAgrimer, Les Filières pêche et aquaculture en France. Chiffres-clés, avril 2019).
[8] Sébastien Abis, « Le futur alimentaire de la planète passera forcément par la mer », l’Opinion, 5 mars 2020 : https://www.lopinion.fr/edition/economie/futuralimentaire-planete-passera-forcement-mer-213186
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