ÉLIANE ASSASSI Présidente du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste du Sénat ALAIN OBADIA Président de la Fondation Gabriel-Péri
À l’origine, la libéralisation, la fin des monopoles et le dépeçage des entreprises historiques du secteur de l’énergie organisés par les instances de l’Union européenne, main dans la main avec les gouvernements, étaient censés faire baisser les prix grâce aux vertus de la concurrence. Cette présentation idyllique s’est vite fracassée sur les dures réalités du capitalisme de marché et de sa logique de rentabilité. Continue reading « Énergie : bien commun de l’humanité »→
L’INSERM publie des statistiques sur la mortalité infantile en France qui est en augmentation, notamment, semble-t-il, en raison de plus de grossesses à risque bien qu’aucune étude sur le sujet n’ait été réalisée.
Il faut certainement y voir la dégradation des conditions de travail et l'augmentation de la précarité chez les femmes.
La diminution drastique du nombre de maternités depuis plusieurs années, éloignant de plus en plus les parturientes (femmes enceintes)
des hôpitaux et cliniques autorisés à pratiquer les accouchements n'est pas étrangère à ces décès.
La politique de santé actuelle va continuer à dégrader la situation avec plus de 100 maternités menacées de fermeture
pour raison de sécurité vu la pénurie de professionnels toutes catégories confondues dans ce secteur.
Celles de Guingamp, de Carhaix, de Landerneau sont sur la sellette et la population se mobilise pour les garder.
Comme d'habitude, sans nier les difficultés de recrutement, l'objectif inavoué est la rationalisation financière
par regroupement des établissements.
Le PCF ne peut que dénoncer cette politique délétère qui fait courir des risques aux futures mères et à leurs enfants.
L'article de l'inserm :https://presse.inserm.fr/augmentation-significative-de-la-mortalite-infantile-en-france/44892/
1,6 million d'enfants en détresse psychique en France et une grave pénurie de professionnels pour les aider
Pénurie de tout dans la santé et la prévention, soignants, médicaments, personnels administratifs, investissements, formation, remboursements sécurité sociale, de démocratie sanitaire et sociale, de financement via la cotisation sociale…Et même si la situation s’aggrave cela ne date pas que de Macron malheureusement. La complémentaire obligatoire qui se met en place dans la fonction publique va comme dans le privé favoriser les compagnies d’assurance à terme et mettre en concurrence la société sociale au premier Euro comme le souhaite le MEDEF depuis des décennies.
« C’est le constat que la Cour des Comptes dressait ce mardi à propos de la pédopsychiatrie, un secteur en grande souffrance, sur lequel alertent les professionnels depuis déjà plusieurs années.
Ce mardi 21 mars, la Cour des Comptes dressait un portrait chiffré de la pédopsychiatrie, quelques semaines après un autre rapport alarmant de Santé Publique France qui notait l’explosion des cas de dépressions chez les enfants français. Pour la rue Cambon, ce ne sont pas tellement les financements qui sont en cause, mais l’organisation de la pédopsychiatrie. Les rapporteurs ont auditionné 280 personnes pour un constat : la pédopsychiatrie en France est saturée et inadaptée. »
Face à la dégradation de notre système de santé, les soi-disant bonnes idées fleurissent. Il y a notamment celle qui veut s’attaquer à l’intérim des médecins à l’hôpital. Les différents ministres de la Santé se sont émus du niveau des dépenses et ont qualifié ces médecins de mercenaires, selon la technique de la désignation de boucs émissaires. En bonne élève de la majorité, la députée Stéphanie Rist a déposé un projet de loi pour mettre fin à ce qui est présenté comme un scandale. La vraie question est de connaître les causes de cette situation. Les intérimaires sont très souvent des médecins qui ont démissionné de l’hôpital public, pour pouvoir mieux maîtriser leur temps de travail et échapper à un système où les conditions d’exercice se dégradent d’année en année, sans espoir d’amélioration.
Aujourd’hui, plus de 25 % des postes de médecins titulaires dans les hôpitaux publics ne sont pas pourvus, et ce chiffre monte à près de 50 % pour les radiologues et les psychiatres. Bien sûr, nous manquons globalement de médecins, mais le principal problème est aujourd’hui leur inégale répartition, dans les territoires et entre secteur public et secteur privé. La responsabilité de cette situation incombe pleinement au gouvernement, qui refuse toute régulation de l’installation des médecins et favorise l’activité privée, avec un mode de rémunération qui permet à un radiologue ou à un anesthésiste de gagner 2 à 3 fois plus dans le privé que dans le public – avec une charge de travail moindre, car ce sont les médecins du public qui assurent la majorité des gardes de nuit et de week-end. Plus grave est l’intention cachée et perverse, qui est d’accélérer la fermeture des hôpitaux de proximité utilisant le plus l’intérim. D’ailleurs, si ces établissements ont perdu de leur attractivité, c’est justement du fait que leur avenir étant menacé, les médecins hésitent à s’y installer. Il faut enfin dénoncer le discours de Ponce-Pilate des différents ministres et députés de la majorité qui, en tant que fervents partisans du marché, savent qu’une de ses règles est que ce qui est rare est cher. Ce qu’ont bien compris les médecins intérimaires, qui sont rares et donc chers !
L’application éventuelle de ce projet de loi inquiète de nombreux élus locaux. Ils ont bien compris que le gouvernement va pouvoir ainsi fermer très rapidement de très nombreux hôpitaux de proximité, en commençant ici par la maternité, là par la chirurgie, ou encore par les urgences. L’exemple le plus emblématique est la mobilisation actuelle contre la fermeture de la maternité d’Autun (Saône-et-Loire). La population, avec ses élus, exige que l’État joue son rôle et assure l’égalité de traitement des citoyens, quel que soit leur lieu de résidence sur le territoire. Cela implique une régulation et une affectation des médecins là où sont les besoins, et non un regroupement des activités sur des hôpitaux éloignés qui, de fait, se retrouveront surchargés et incapables d’assurer un service de qualité en toute sécurité.
Suite au vote unanime des organisations syndicales contre la carte scolaire 2023 qui verrait la fermeture de cinq classes dans le Pays Bigouden, la section du PCF soutient pleinement les enseignants, les familles et les habitants qui se battent pour un enseignement de qualité.
La baisse des effectifs d’élèves doit se faire au profit d’une amélioration de l’accompagnement des apprentissages pour ne laisser aucun enfant au bord du chemin.Au regard des profits du capitalisme, des moyens financiers existent pour cela.
Cette baisse doit également être interrogée au regard de la vie économique de notre territoire. Celle-ci doit permettre aux familles de vivre en Pays Bigouden tout au long de l’année. Si le tourisme est un atout, celui-ci ne peut se substituer aux activités pérennes : pêche, agriculture, artisanat. Il ne peut exercer une pression sur le logement jusqu’à empêcher les jeunes parents d’habiter dans notre territoire.
La section PCF du Pays Bigouden combattra toute détérioration des conditions de vie de la population, des enfants, des jeunes et de leurs parents.
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Ouest France :
Carte scolaire en Finistère. Les communistes du Pays bigouden réagissent
Alors que la carte scolaire fait débat, avant même d’être dévoilée, le parti communiste du Pays bigouden (Finistère) réagit.
Dans le secteur, cinq classes seraient concernées pour la rentrée 2023.
Dans le pays bigouden, cinq classes sont menacées de fermeture par la future carte scolaire. (Photo d’illustration) | STÉPHANE GEUFROI / OUEST FRANCE Publié le
La carte scolaire du Finistère sera dévoilée très prochainement. Mais on sait d’ores et déjà que les syndicats s’y opposent. Ce lundi 6 mars 2023, deux réunions ont eu lieu à ce sujet. Dans un communiqué, la section bigoudène du Parti communiste réagit : « Suite au vote unanime des organisations syndicales contre la carte scolaire 2023 – qui verrait la fermeture de cinq classes dans le Pays bigouden – la section du PCF soutient pleinement les enseignants, les familles et les habitants qui se battent pour un enseignement de qualité. […] Cette baisse doit également être interrogée au regard de la vie économique de notre territoire. Celle-ci doit permettre aux familles de vivre en Pays bigouden tout au long de l’année. »
La présence du PCF à la manifestation de ce jour –24 février 2023– n’est pas un soutien aux élus, mais aux marins pêcheurs qui comme d’autres salariés du bassin d’emploi sont amers et très inquiets pour leur avenir.
Des chalutiers bigoudens promis à la casse
Ce nouveau plan est une fois de plus la résultante d’une politique visant à détruire l’outils de production, la ressource et l’humain, au profit des donneurs d’ordre capitalistes.
La volonté de détruire la pêche française
Nos élus se sont faits les complices des politiques nationales et européennes qui ont accepté des décisions indignes lors des discussions post-Brexit ! A qui faire croire que ce plan d’accompagnement Individuel est une découverte ? Les conséquences se font déjà ressentir !
Nous demandons :
Que soit exigée une négociation globale sous l’égide d’un véritable ministère de la mer de plein exercice.
Que soit organisée une juste répartition des droits de pêche et des quotas dont une part de ces derniers doit être réservée à la pêche artisanale, que les spécificités doivent être reconnues.
Que des actions visant à développer la pêche durable soient mises en place et pérennisées.
Qu’un dialogue constructif associant administration, marins pêcheurs, scientifiques, associations et usagers au niveau local comme au niveau régional soit instauré.
Que nos élus rendent compte à la population de leur vision à long terme du devenir du territoire bigouden.
Des solutions peuvent encore être trouvées ! Nous ne laisserons pas le pays bigouden devenir un musée touristique. Nous serons vigilants à ce que les décisions prises répondent aux besoins de la population et non aux intérêts politiques et économiques de certains.
Plan de sortie de la flotte : d’abord défendre l’activité économique de la pêche en Pays Bigouden
Depuis de trop nombreuses années, les gouvernements successifs et leurs représentants ont ignoré la spécificité de la pêche en Pays Bigouden.
Déjà en tension avec l’instauration des quotas de pêche décidée par l’Union Européenne peu sensible à la situation des pêcheurs, des filières qu’ils alimentent et des populations qui vivent des retombées économiques de la pêche, le Brexit est un tournant dans la dégradation de la situation de la pêche en Pays Bigouden. L’accord signé en décembre 2020, lié à la sortie du Royaume Uni de l’Europe – sortie qui aurait d’ailleurs pu être évitée si la préoccupation de nos dirigeants n’avait pas seulement été de nature économique – se fait aujourd’hui gravement ressentir.
Alors que le flou sur le devenir de la réglementation de la pêche dans les eaux britanniques, représentant 20% des prises des bateaux français, était source d’inquiétude, il faudra attendre janvier 2021 pour que les parties s’accordent sur le principe de disposer de licences pour accéder à ces eaux. Mais, faute d’une véritable politique française de la pêche, les négociations seront rudes : le nombre de licences octroyé sera bien en de ça de ce qui était imaginé par le gouvernement Français et de surcroît, elles le seront uniquement sur preuve d’une activité des bateaux dans les zones concernées depuis 2017. L’inquiétude des marins pêcheurs se transforme alors en colère.
Aujourd’hui, au pied du mur d’une sortie d’une part conséquente de la flotte, domine l’amertume. Et, elle est grande. A qui la faute ? A des négociations ratées ? Non ! A des négociations pipées. Car dès le début c’est bien la défense d’un système économique privilégiant la grande pêche industrielle qui a prévalu, jamais l’intérêt des marins pêcheurs ni celui des territoires qu’ils font vivre.
Bien que certains armateurs se félicitent d’être accompagnés pour détruire leurs bateaux, il ne faut pas oublier que cette destruction conduira au chômage bon nombre de marins pêcheurs et de salariés de la filière. Car, ce plan d’accompagnement individuel de sortie de la flotte, ne se préoccupe pas de la population. Au-delà d’un plan de soutien à l’activité économique réclamé et promis par les élu.e.s, qu’adviendra-t-il de l’économie de la pêche en Pays Bigouden ? Nous craignons fort que notre région soit également, comme beaucoup dans cette situation, sacrifiée au profit du tourisme.
Pour les communistes du Pays Bigouden, des réunions en préfecture ne suffiront pas. Une négociation globale, sous l’égide d’un véritable ministère de la mer de plein exercice, sur l’avenir de la pêche, tout particulièrement artisanale, est nécessaire. Les propositions du rapport* de la mission d’information parlementaire relative à l’état de la pêche en France déposé en octobre 2019 en fournissent les bases. Il est urgent de s’en emparer en reconnaissant, ainsi, les spécificités de la pêche artisanale et en organisant une juste répartition des droits de pêche et des quotas dont une part de ces derniers doit lui être réservée… Des exigences, comme le propose le rapport, à mettre en œuvre de façon pérenne dans le cadre d’un dialogue constructif associant administration, marins pêcheurs, scientifiques, associations et usagers au niveau local comme au niveau régional.
En appelant et en prenant part à la manifestation de ce samedi 25 février, c’est cette approche globale, sociale, économique et environnementale, que les communistes du pays bigouden défendront pour répondre aux besoins de toute la population et non aux intérêts politiques et économiques de certains.
Une soirée forte en débats, un public nombreux et réactif.
Merci au cinéma Eckmūhl et à Yannick Kergoat pour la présentation de son film » la (très) grande évasion (fiscale). »
120 personnes* ont assisté à cette soirée sur l’évasion fiscale. Une belle démonstration de la part de Yannick Kergoat, très documentée et très politique, qui donne envie de se mobiliser encore plus dans tous nos combats émancipateurs.
*160 personnes en tout car 40 à la séance de rattrapage du mardi.