27 Mai 2020 – Journée nationale de la Résistance

27 Mai 2020 - Journée nationale de la Résistance

A l’occasion de la Journée Nationale de la Résistance, deux manifestations se sont déroulées dans le Pays Bigouden, l’une organisée par la Municipalité nouvellement élue de Plobannalec-Lesconil devant le Monument aux Morts de la Commune, et l’autre à l’initiative de la section du Pays bigouden du Parti communiste français au Monument des Fusillés de Poulguen sur la commune de Penmarc’h.

Pour cette première manifestation – restreinte – pour tenir compte des contraintes liées à la pandémie, le drapeau du PCF était présent pour souligner le lourd tribut payé par le PCF pendant l’Occupation à Lesconil.

Une vingtaine de personnes ont participé à la cérémonie de Poulguen à Penmarc’h, portant un masque et respectant les règles de distanciation physique : les drapeaux, appel aux Morts, Chant des Partisans, allocution, dépôt de gerbe et Marseillaise…

Toutes les informations historiques sur la Résistance en Pays bigouden son peuvent êtres consultées sur le site https://bigouden1944.wordpress.com/

oooooooooooooooooooooooooo

Allocution de Philippe Moreau

Merci à vous tous chers amis, chers camarades d’avoir répondu à notre invitation pour célébrer ce 27 mai, journée nationale de la Résistance, journée également consacrée aux valeurs portées par le programme du Conseil National de la Résistance, né en 1943 en pleine guerre.

Cette journée rend hommage à celles et à ceux qui ont combattu, à celles et à ceux qui sont morts durant cette guerre, selon l’estimation la plus répandue entre 50 et 70 millions, soit plus de 2% de la population mondiale à cette époque.

Avec près de 26 millions de morts, dont une majeure partie de militaires de l’armée rouge, l’Union soviétique a payé le tribut humain le plus élevé de la Seconde Guerre mondiale.

Le paroxysme de la barbarie nazi est atteint quand tuer l’ennemi ne suffit plus. Il faut l’exterminer, le rayer de la carte, au nom d’une insupportable théorie de la race supérieure.

Dans les camps de la mort l’horreur se répand, parce qu’ils sont juifs, 6 millions d’entre eux y furent exterminés, tziganes, communistes, socialistes, syndicalistes, homosexuels ou handicapés ; des hommes, des femmes et des enfants sont éliminés méthodiquement.

C’est face à cette idéologie délirante qu’une certaine France s’est levée.

Une France courageuse et déterminée, qui dira « non » à l’envahisseur et « oui » à la Liberté. Le 18 juin 1940, alors qu’une partie de notre pays est occupée par les Allemands, le Général de Gaulle lance depuis la BBC son appel à la Résistance.

La veille, à Draguignan, Charles Tillon, membre de la direction du Parti Communiste Français, lançait lui aussi son appel au « peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux, les commerçants, les artisans, les intellectuels, les soldats encore sous les armes à s’unir dans l’action ».

Dès lors, de nombreux hommes et femmes de confessions politiques, syndicales ou religieuses différentes se sont mobilisés pour combattre le nazisme, les armes à la main au péril de leur vie. C’est à eux qu’il nous faut penser aujourd’hui.

Parmi eux de nombreux communistes et d’antifascistes, qui avaient refusé le putsch de Franco et la capitulation de Munich, ceux-là se sont engagés dans les « Francs-tireurs et partisans » (les FTP) crée par la direction nationale du Parti Communiste pour défendre la classe ouvrière et le bonheur commun.

Dans ce combat beaucoup y ont laissé leur vie comme ici à Poulguen où 35 patriotes presque tous communistes furent enfouis dans le sable après avoir été fusillés par les bourreaux hitlériens. Ce qui frappe en lisant leur âge sur ce monument c’est leur jeunesse, si l’on met à part le doyen le docteur Nicolas qui aurait pu être le père ou même le grand-père de beaucoup d’entre eux.

La plupart sont Finistériens, certains sont de l’Ille-et-Vilaine, d’autres de l’Eure-et-Loir et de la Région parisienne.

Le nom d’un Républicain espagnol y est aussi gravé. Il a sacrifié sa vie pour son pays d’accueil, au nom d’un idéal partagé, celui de la liberté et de la République. Dix de ses camarades du groupe de résistant espagnole « Los Deportistas » ont été déportés à Dachau.

Y figurent également quatre anonymes – terrible de ne pouvoir mettre un nom sur des victimes de la bête immonde – qu’ils demeurent à jamais le symbole de tous les mouvements de pensée qui ont combattu le nazisme.

Ils sont tous l’orgueil de notre peuple qui ne plie pas devant l’abominable.

Ce 27 mai 2020, nous voulons aussi célébrer la naissance du Conseil National de la Résistance ; et l’incroyable défi que se sont fixés des hommes et des femmes, d’imaginer la France dans laquelle ils rêvaient de vivre, pour restaurer la République des Lumières.

Deux ans après, dans une France en ruine, un gouvernement réunissant des ministres gaullistes, de la SFIO et du PCF, reconstruisent le pays en faisant le choix de mettre en œuvre des avancées sociales, économiques et politiques majeures, complétant ainsi les conquêtes établies quelques années plus tôt par le Front populaire :

Les femmes votent pour la première fois le 29 août 1945, la Sécurité sociale est inventée et mise en place, tout comme notre système de retraite par répartition, le gouvernement nationalise les Houillères, Renault, les banques de dépôt et la Banque de France, l’électricité et le rail. Le droit à l’éducation et à la culture pour tous est instauré.

Cette actualité de la Résistance est tellement vivante aujourd’hui. A l’heure où tout le monde s’interroge sur les moyens de reconstruire son pays mis à l’arrêt par la pandémie.

Car cette pandémie que nous continuons d’affronter, dans toute sa brutalité, met également au cœur du débat le choix de société dans lequel nous voulons vivre, en portant l’exigence de traiter en profondeur les racines du mal.

Elle révèle au grand jour les conséquences de ce modèle économique sur nos vies ; un modèle dédié à la finance qui a misé sur la course au profit, l’exploitation des êtres humains et des ressources naturelles, qui a choisi d’affaiblir le rôle des États et de ses services publics.

 

 

27 Mai 2020 - Journée nationale de la Résistance
27 Mai 2020 - Journée nationale de la Résistance
27 Mai 2020 - Journée nationale de la Résistance

Leçons d’Histoire… le 14 juin 2019 à Lesconil

La grande salle de l’Amicale Laïque au port de Lesconil avait fait le plein. 250 personnes se sont retrouvées à 18 heures pour assister à la conférence de Gaston BALLIOT et Jean KERVISION consacrée à la Résistance en Pays Bigouden de 1940 à 1944. Preuve s’il en est que la mémoire et l’intérêt historique restent vifs chez de nombreux bigoudens. Continuer la lecture

Israël tue un enfant Palestinien tous les 3 jours dans l’indifférence générale

Israël tue un enfant Palestinien tous les 3 jours dans l'indifférence générale

L’ONG Defence for Children International Palestine (DCIP) tire le sombre bilan de 2018 en révélant que 56 enfants Palestiniens ont été tués en 2018 par Israël.

Plus d’un enfant tué par semaine ! Les personnes témoins de ces meurtres ont insisté sur le fait que les enfants visés n’étaient pas armés et ne représentaient aucune menace pour l’occupant ou ses citoyens.

Les enfants palestiniens ont été tués par des tireurs d’élite, des drones et des forces de sécurité de l’armée israélienne dans les territoires palestiniens occupés. Cinq des enfants assassinés avaient moins de 12 ans. À Gaza, 49 enfants ont été assassinés par Israël dans le cadre des manifestations de la Grande Marche du Retour. 73% des décès sont dus à des tirs à balles réelles utilisées par Israël rapporte DCIP.

L’ONG a également enregistré «140 cas d’enfants palestiniens détenus par les forces palestiniennes». Les forces israéliennes ont également arrêté 120 enfants en Cisjordanie occupée. Dans les deux groupes, les enfants détenus ont subi des violences de la part des forces de sécurité qui les détiennent, qu’il s’agisse de l’Autorité palestinienne ou de l’armée israélienne. Ces tactiques montrent que la collaboration coloniale entre Israël et l’Autorité palestinienne vise un segment très vulnérable de la société palestinienne. De plus, le meurtre et les blessures d’enfants palestiniens par des tireurs d’élite israéliens au Grand retour traduisent une volonté de mutilation directe de la génération capable de poursuivre la lutte anticoloniale.

Citer le droit international est inutile quand Israël, et même l’Autorité palestinienne, ont étendu les paramètres d’un cycle continu d’abus commis contre des enfants palestiniens. Le droit international n’est pertinent que lorsqu’il est utilisé pour indiquer qu’il y a des violations et que les Palestiniens sont confrontés à un État membre des Nations unies qui traite le droit international avec mépris, tandis que la communauté internationale donne son accord tacite aux abus et est, dans certains cas, complice .

Les recherches de DCIP montrent qu’Israël a tué en moyenne plus d’un enfant par semaine en 2018. Selon des statistiques officielles alarmantes, entre 2000 et 2014, Israël a tué un enfant palestinien tous les trois jours, en moyenne, pendant quatorze ans. Tout au long de l’année, des discussions ont eu lieu au sujet de l’intention et les actes génocidaires d’Israël qui ont été en grande partie rejetées en raison du monopole que cet État entend exercer par la Shoah. Pourtant, l’article II de la Convention des Nations Unies pour la prévention et la répression du crime de génocide définit ce terme comme « des actes commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». Que fait d’autre, Israël, au peuple de Palestine « en tout ou en partie »?

Les réponses de la communauté internationale sont tellement prévisibles qu’Israël ne trouve aucun obstacle à manœuvrer au-delà des limites fixées par le droit international: il lui est permis d’agir en toute impunité. Le taux de meurtres d’enfants palestiniens et le caractère presque routinier de leur détention se cachent sous le radar des violations des droits de l’homme. Parler des violations des droits de l’homme par Israël maintenant, c’est aussi parler de l’irresponsabilité de la communauté internationale.

Les enfants palestiniens tués par Israël au cours des dernières années, y compris l’année dernière, ont été oubliés par le monde.

La honte pèse sur la communauté internationale, seule l’action civile de boycott économique, sportif, universitaire, culturel massif est susceptible d’influer sur le cours à venir de la vie des enfants Palestiniens : BDS !

Marie M., France

BDS : Boycott-Désinvestissement-Sanctions