Communiqué du PCF du 7 juillet

Ce 7 juillet restera dans l’histoire.

Les Français et les Françaises dans la diversité de leur vote ont porté le Nouveau Front populaire en tête du scrutin et déjoué le scénario d’une majorité absolue du Rassemblement National à l’Assemblée.

Le PCF remercie les millions d’électrices et d’électeurs qui se sont rassemblé·es et qui, durant l’entre-deux tours, ont consacré toutes leur énergie à empêcher un désastre démocratique.

Grâce à elles et à eux, le Rassemblement National ne dispose pas de l’hégémonie dont il rêvait afin d’avoir les mains libres pour porter atteinte à nos libertés et aux valeurs de notre République.

Le Rassemblement national progresse néanmoins très significativement à l’Assemblée nationale. Il demeure un grave danger pour la République. Notre mobilisation, notre unité seront donc indispensables dans la période qui s’ouvre.

Les très nombreux témoignages qui ont marqué la campagne montrent à quel point cette progression de l’extrême droite se manifeste concrètement dans notre pays par la libération de la parole raciste, antisémite et xénophobe et des passages à l’acte violents de la part d’individus ou de groupes extrémistes.

Le président de la République et sa politique, responsables de cette situation, sont battus ce soir.

Les électeurs et les électrices ont sanctionné fortement Emmanuel Macron et une politique tout entière dévouée aux intérêts des marchés financiers, des actionnaires des grands groupes, des gros patrimoines.

Ce second tour des élections montre que la gauche rassemblée a permis cette sanction du pouvoir et l’indispensable sursaut républicain.

Elle progresse en nombre de sièges, mais il nous manque encore beaucoup de député·es pour rassembler une majorité large à l’Assemblée.

Le Parti Communiste Français, pour ce qui le concerne, salue l’élection d’Elsa Faucillon et Stéphane Peu au premier tour ainsi que celle lors de second tour de Jean-Paul Lecoq, Edouard Bénard, Soumya Bourouaha, André Chassaigne, Yannick Monnet, Nicolas Sansu. Nous saluons aussi l’élection de nos huit collègues d’Outre-Mer ainsi que celle d’Emmanuel Maurel de la Gauche républicaine et socialiste.

Nous sommes d’ores et déjà prêts à former un groupe comme dans le précédent mandat avec sa culture de travail parlementaire. Nous sommes prêts à accueillir celles et ceux qui se retrouvent dans cet état d’esprit de travail et de respect. 

Dans ce scrutin, nous perdons plusieurs de nos élus sortants, emportés par la vague d’extrême droite qui aura balayé cette large partie de la France qui se sent méprisée et ignorée depuis trop longtemps. Nous devrons en tirer tous les enseignements.

La gauche doit créer les conditions de reconquérir ces territoires où le RN a fait élire un grand nombre de ses député·es. 

Notre pays entre à présent dans une nouvelle période de son Histoire. 

Pour nous, l’heure est à l’action au service des aspirations que vient d’exprimer notre peuple, son besoin de changements profonds et durables, son attente de salaires dignes, d’emplois de qualité, de services publics reconstruits, de protection dans tous les aspects de sa vie quotidienne. Répondre aux urgences sociales et climatiques nécessitera d’importants moyens financiers et démocratiques renouvelés.

Avec l’esprit de responsabilité qui a marqué toute leur Histoire, les communistes et leur secrétaire national Fabien Roussel entendent y contribuer pleinement. Nous prendrons collectivement les décisions en ce sens dans les jours qui viennent. Le Parti communiste français prendra toute sa place au sein du Nouveau Front populaire pour faire gagner les propositions défendues ensemble.

Ensemble, les forces politiques à l’initiative de ce rassemblement, proposeront les meilleurs chemins pour y parvenir.

Nous appelons l’ensemble des forces vives de la nation, les organisations syndicales et le mouvement associatif, les acteurs du monde de la culture et de la création, la jeunesse et les citoyen·nes, à se retrouver pour construire cet espoir. 

Nous pouvons ouvrir un chemin d’espérance pour la France. Soyons à la hauteur de l’immense espoir de changement exprimé par les Français et les Françaises.

Déclaration du conseil national du PCF

POUR CONSTRUIRE L’ALTERNATIVE A MACRON ET AU RASSEMBLEMENT NATIONAL
LE PCF APPEL A INVESTIR LE NOUVEAU FRONT POPULAIRE

(Adoptée à 97 POUR 1 ABSTENTION)
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Au lendemain des élections européennes, l’Europe et la France se retrouvent devant un défi historique.
Dans de nombreux pays de l’Union européenne, l’extrême droite arrive en tête ou en seconde position et obtiendrait près de 200 élu⸱es, pesant ainsi plus fortement que jamais au Parlement européen. Les plus fortes progressions sont enregistrées en France par le Rassemblement national, en Italie par Fratelli d’Italia, au Pays-Bas par le PVV et en Allemagne par l’AFD. Cette progression des forces d’extrême droite est d’autant plus dangereuse qu’elle s’oppose frontalement aux immenses défis à relever sur le continent européen et aux réponses émancipatrices à y apporter.
En France, l’extrême droite, avec 36,93% des suffrages, obtient un résultat sans précédent dans notre histoire. À lui seul, le Rassemblement national totalise 31,47% des voix et arrive en tête dans tous les départements du pays à l’exception de quatre d’entre-eux. Cette progression funeste s’accompagne d’ores et déjà d’une montée de la xénophobie, du racisme et de l’antisémitisme, de la multiplication des discriminations, de la mise en cause des principes les plus fondamentaux de notre République, et même d’exactions innombrables de groupes factieux. Nous ne laisserons pas l’extrême droite diviser la nation par sa politique de haine.
Ces élections européennes ont montré l’ampleur de la crise du capitalisme, à quel point les politiques européennes néolibérales au service du capital, l’austérité renforcée, ont alimenté la progression de l’extrême droite. Les électeurs et électrices ont décidé de sanctionner massivement Emmanuel Macron. Ces élections sont une nouvelle démonstration de la catastrophe démocratique en cours à laquelle ont conduit l’autoritarisme du pouvoir et une Vème République présidentialiste qui ne cesse de bafouer le Parlement et la démocratie sociale, les droits des citoyens et les libertés publiques.
Dans une telle situation, l’annonce par le Président de la République de la dissolution de l’Assemblée nationale place l’extrême droite aux portes du pouvoir.
Le Parti communiste français mesure avec une extrême gravité cette situation et appelle à un sursaut national, fort de son implication dans les grandes luttes progressistes de notre histoire pour des conquis sociaux et dans la résistance au fascisme.
Nous remercions les plus de 583 000 électeurs et électrices qui ont voté pour la liste « Gauche unie pour le monde du travail » conduite par Léon Deffontaines, les forces politiques qui ont animé avec nous ce rassemblement, les hommes et les femmes engagés dans les grandes luttes du monde du travail qui étaient candidats sur notre liste ou l’ont soutenu. Nous les appelons toutes et tous à poursuivre la mobilisation et à répondre avec nous à cette exigence d’un sursaut.
Le Parti communiste français appel à investir le nouveau front populaire initié ce soir par nos forces de gauche réunies.
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Le PCF salue la déclaration intersyndicale de la CFDT, la CGT, l’UNSA, la FSU et Solidaires appelant à entendre les exigences sociales et les aspirations des travailleurs et travailleuses.
L’heure est venue d’empêcher l’extrême droite de faire main basse sur la France et de conquérir une majorité de gauche. Notre réponse doit être inédite.
Soyons à la hauteur du danger qui menace le pays, tirons toutes les leçons des raisons qui ont éloigné une partie de nos concitoyens de la gauche et agissons sans démarche hégémonique. Notre unité, pour réussir, doit être respectueuse de la diversité des différents partenaires. Pour être efficace elle doit porter un certain nombre de propositions précises ouvrant aux transformations nécessaires à une alternative à la politique d’E. Macron et du RN. Nous portons l’ambition que ces propositions allient objectifs sociaux, écologiques et émancipateurs, moyens financiers à la hauteur et des pouvoirs démocratiques nouveaux pour les mobiliser.
Avec un⸱e seul⸱e candidat⸱e à gauche par circonscription, faisons réélire tous les députés de gauche et écologistes et gagnons une majorité de gauche en faisant battre les candidats et candidates du Rassemblement national partout en France.
L’heure est à agir pour bâtir de nouveaux jours heureux répondant aux besoins populaires : permettre à nos concitoyens de vivre dignement de leur travail et ouvrir le chemin d’un nouveau mode de développement et de nouvelles conquêtes sociales et démocratiques ; stopper la spirale de la guerre en Ukraine et construire la paix et la sécurité collective en Europe et dans le monde, comme l’exige la situation à Gaza et dans les grands conflits en cours ; relever, dans la justice sociale, le défi de la lutte contre le réchauffement climatique.
Paris, le 10 juin 2024
Parti communiste français.

Declaration-Front-populaire

 

Un bateau pour Gaza

Parce que nous ne pouvons imaginer un monde sans justice sociale et sans Paix.

Communiqué du Mouvement de la Paix :

Bonjour à toutes et tous,

Sans doute êtes vous assommés comme moi par le résultat des élections et la dissolution de l’assemblée nationale qui laisse présager le pire peut-être pour notre pays.
Certes les sondages prévoyaient ce raz de marée du RN mais on pouvait espérer un sursaut des électeurs de gauche.
Surfant sur la misère du peuple qui se sent oublié et méprisé,  l’extrême droite, particulièrement aidée, voir secondée par les principaux médias, est parvenue à s’imposer dans pratiquement  toutes les régions , y compris la Bretagne.
Face aux dangers qui nous guettent , notre comité exprime avec force le rejet du racisme, de la xénophobie et des politiques anti-sociales que pourrait mettre en oeuvre le RN.
Le RN a su flatter  les électeurs, omettant la réalité de leurs votes antisociaux au parlement français comme au parlement européen.
Il est de notre responsabilité de citoyens d’alerter l’opinion publique sur la duplicité de l’extrême droite.
Seuls les idéaux de justice, de respect mutuel, de solidarité, de fraternité et d’amitiés entre les peuples permettront la réalisation concrète des aspirations des peuples et des droits humains ( économiques, sociaux, démocratiques, environnementaux, culturels et droit à la PAIX) en France et dans le monde.
J’en profite pour vous inviter au rassemblement prévu à Brest du 12 au 15 juin prochain pour célébrer l’arrivée du Bateau pour Gaza qui transporte des vivres et des médicaments pour nos frères gazaouis qui vivent en ce moment même un véritable enfer.
Ci-dessous, se trouve le programme et la très belle affiche réalisée par un jeune graphiste de Brest.
Petit changement: le bateau sera à Quai à la Marina, tout près du quai Malbert.

Le collectif brestois ” pour une paix juste au moyen orient ” dont fait partie notre comité s’est très investi dans l’organisation de cet évènement et espère voir beaucoup de militants attachés à la Paix  durant ces 3 jours.
Amitiés pacifistes
Noëlle Péoc’h

UN BATEAU POUR GAZA (le lieu a été changé à la demande du sous préfet : ce sera à la Marina non loin du quai Malbert)

Programme:- 12 juin: arrivée du bateau en fanfares et chorales à 18h30, quai Malbert ( ce sera à la Marina non loin du quai Malbert)

– 13 juin: chorales à 18h à la Marina .
Conférence du  Dr Pitti médecin ayant travailler à Gaza qui apportera son témoignage  à 20 h salle des syndicats , maison du peuple à Brest

– 14 juin : Forum 16-18h : discussions libres sur la situation en Palestine occupée. Concerts à la Marina 18-22h,

– 15 juin: départ du bateau,  en matinée,  depuis le port, le minou, à vos drapeaux !

 

Conférence jeudi 16 mai à 18h, Quimper

Parce que l’horreur des massacres de masse en Israël doit cesser, nous vous invitons à une conférence :
                                                      le jeudi 16 mai, à 18h, Halles St-François, Quimper
                                         avec le professeur Le Nen, chirurgien humanitaire brestois.
APPEL NATIONAL DU PCF (7 mai 2024)
Le gouvernement d’extrême-droite de Netanyahou a entrepris d’intensifier ses bombardements sur Rafah et d’intervenir militairement dans cette ville, quelques heures à peine après l’accord du Hamas sur un possible cessez-le-feu. Il a donc fait le choix criminel de franchir une nouvelle étape dans l’horreur des massacres de masse alors que plus de 1,5 million de Palestiniens, exposés à la famine, sont enfermés dans cette enclave. Il a également choisi délibérément de piétiner les espoirs d’un cessez-le-feu et de la libération des otages.
L’Union européenne et les États-Unis portent également une lourde responsabilité. Leur absence de réaction les rend complices de ces crimes de guerre.
La prise de contrôle du point de passage de Rafah, seul lieu d’entrée de l’aide alimentaire, bafoue l’arrêt de la Cour internationale de justice qui enjoignait le gouvernement israélien d’arrêter les opérations conduisant à un « risque génocidaire ». Elle aggrave les menaces d’un embrasement généralisé du Proche-Orient.
Le PCF exprime sa solidarité envers les victimes civiles palestiniennes de cette nouvelle offensive, ainsi qu’avec les forces israéliennes porteuses de la voix de la paix et de la libération des otages.
Le PCF exige que la France prenne enfin des initiatives concrètes pour contraindre le gouvernement israélien à arrêter le bain de sang et à accepter un cessez-le-feu immédiat et permanent et permettre la libération des otages comme des prisonniers palestiniens. L’heure est aux sanctions contre le gouvernement de criminels de guerre de Netanyahou.
  • Suspension de l’accord d’association UE-Israël.
  • Arrêt de la livraison d’armes, de munitions, de composants militaires et de toute coopération militaire.
  • Rappel de l’ambassadeur de France à Tel-Aviv pour consultations.
  • Traduction de Benjamin Netanyahou et de son gouvernement devant la justice internationale.
Si la Cour pénale internationale émet un mandat d’arrêt contre eux, la France devra faire tout son possible pour qu’il soit appliqué.
Alors que le peuple palestinien endure l’un des plus grands massacres de son histoire, il devient urgent que la France reconnaisse immédiatement l’État de Palestine, sur la base des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, aux côtés de l’État d’Israël.

Mardi 26 mars : Rencontre avec les acteurs de la filière halieutique bretonne et du Pays Bigouden à Loctudy

Organisée conjointement par la section PCF du Pays Bigouden et par l’interpro de défense des métiers de la filière pêche dans le Pays Bigouden, de nombreux armateurs, patrons pêcheurs, acteurs et porte-paroles de la filière ont eu un échange très chaleureux avec Léon Deffontaines et Fabien Roussel. Ils étaient accompagnés par Louis Guiriec de la section du pays bigouden, des candidats aux européennes du PCF Amar Bellal et Taran Marec, Gladys Grelaud, conseillère régionale, et Gérard Lahellec, sénateur, Guenola Le Huec, secrétaire départementale du PCF Morbihan et élue, Ismaël Dupont, conseiller départemental et secrétaire départemental du PCF Finistère, les deux amis élus de l’opposition Christine Corfmat, et André Flament et de Maryse Rousseau, secrétaire de la section PCF du Pays Bigouden. De nombreux journalistes de la presse écrite et de la télévision couvraient cet événement.

Une cinquantaine de militants communistes bigoudens ont accueilli ensuite Léon Deffontaines et Fabien Roussel sur le port de Loctudy, pour une crêpe et un coup de cidre sous le barnum, pour une rencontre conviviale prolongée avec les patrons de pêche, avant que Léon Deffontaines ne prenne lui-même la mer à bord d’un chalutier à Lesconil.

La journée s’est poursuivie le soir, par un meeting politique régional à Quimper, en présence de 450 personnes.

          

      

     

Quelques images

 

Reprenons la main sur l’avenir de la pêche artisanale

 Le réchauffement  et le dérèglement climatiques nous obligent, la transition est nécessaire

ils impactent la biodiversité et la ressource s’en ressent. De plus, comment ne pas s’indigner de ces multinationales qui pillent les océans en toute impunité en cumulant de « superprofits », au détriment d’une pêche raisonnée , respectueuse de la gestion de la ressource et des habitats marins.

Toutes les activités économiques sont concernées, la pêche aussi ! Il est inadmissible que des multinationales s’accaparent la plupart des quotas. Les conséquences sont mortifères pour la pêche artisanale : diminution de la ressource, réduction de la puissance de pêche par la destruction de navires, diminution des apports sous les criées, fermetures d’entreprises de mareyage, de constructions navales, de mécanique spécialisée….et des licenciements actés et à venir.

Les professionnels de la pêche artisanale se sont adaptés à la situation en utilisant des méthodes de pêche raisonnées et en privilégiant la ressource destinée à la consommation humaine plutôt qu’à des usages industriels.

 

 L’Union Européenne tient un double discours

D’un côté elle prône une pêche responsable, vertueuse et durable et de l’autre elle favorise le développement de multinationales de la pêche industrielle, responsables en grande partie de la destruction de la ressource. Le gouvernement français nie la présence des navires usine en zone protégée.

En janvier 2024, les eurodéputés LR et Renaissance ont rejeté un amendement interdisant aux bateaux de plus de 25m de pêcher dans les eaux de la bande côtière. La crise que connaît la pêche artisanale sur notre quartier maritime est un choix politique national et européen. Ce n’est pas une fatalité !

 

  Les professionnels doivent s’organiser démocratiquement et retrouver la maîtrise de leur métier.

Le Comité National des Pêches et les Organisations de Producteurs, instances représentatives des marins, ont toute légitimité pour réfléchir et proposer des solutions d’avenir.

Les Organisations de Producteurs gèrent les activités de la pêche (fileyeurs, ligneurs, côtiers, hauturiers…) sur le plan économique, notamment sur la répartition des quotas, et sur la garantie d’un prix minimum. On peut craindre que ces instances ne soient devenues les courroies de transmission des directives décidées sans concertation,  au niveau des commissions européennes et du ministère français.

 

  La transparence de la répartition des quotas est un enjeu majeur, qui détermine la pérennité de la pêche artisanale et de l’économie de notre territoire.

Chaque année, la Commission Européenne en lien avec les scientifiques, fixe des quotas par espèces : TAC (taux autorisés de capture). Elle se tient à huis clos, afin de répartir les quotas à chaque pays membre. C’est à cette étape que les multinationales usent de leurs influences pour récupérer un maximum de quotas au détriment de la pêche artisanale.

 

Pour les communistes , il devient urgent que la filière dans son ensemble s’organise collectivement et se réapproprie son activité, à l’instar de l’action menée par l’Interpro de Loctudy et de l’Association “demain St Gué”

 

 

 

« Quelle victoire ! Quel bonheur ! Quelle fierté ! » : le droit à l’IVG inscrit dans la Constitution

Des députés et des sénateurs applaudissent après que la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a annoncé le résultat du vote pour ancrer le droit à l’avortement dans la constitution du pays, le 4 mars 2024.
© EMMANUEL DUNAND / POOL / AFP

L”Humanité du 5 mars 2024 par Lola Ruscio

Les parlementaires réunis à Versailles ont très largement voté en faveur de l’inscription du droit à l’interruption volontaire de grossesse dans la Loi fondamentale. Une victoire pour les femmes et pour les élues féministes qui ont mené cette lutte de longue date.

 

C’est un vote historique et sans appel. Lundi 4 mars, le Parlement réuni en congrès à Versailles a constitutionnalisé le droit à l’IVG par 780 voix contre 72. Le président Emmanuel Macron avait convoqué les 925 députés et sénateurs, conformément à la Constitution, après l’adoption à une large majorité par l’Assemblée nationale et le Sénat d’un texte de compromis.

Pour la gauche, dont plusieurs parlementaires ont mené le combat pour inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution, cette large majorité constitue une grande victoire politique et idéologique. Les féministes Cécile Cukierman (PCF), Laurence Rossignol (PS), Mathilde Panot (FI), Mélanie Vogel (EELV) et d’autres élues ont pu défendre avec succès cette inscription dans la Loi fondamentale, ce lundi 4 mars. Présente, l’ancienne sénatrice PCF Laurence Cohen, à l’origine du tout premier texte législatif sur le sujet, en 2017, a largement été applaudie par les parlementaires.

La France, premier pays au monde à inscrire ce droit dans sa Constitution

Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale autrefois hostile à l’inscription de l’IVG dans la Constitution, a pris la parole pour souligner le fait qu’elle est devenue la première femme à présider un congrès du Parlement. « Je suis fière de pouvoir rendre hommage à toutes celles qui ont écrit, qui ont agi et aussi à celles qui se battent encore au quotidien pour que nous escaladions mètre par mètre la paroi escarpée menant à l’égalité entre les femmes et les hommes », déclare-t-elle à la tribune après avoir traversé une galerie composée de « bustes d’hommes exclusivement », relève-t-elle, tout en se réjouissant des progrès en termes de parité. À la tribune, toutes les élues qui se sont exprimées, à l’exception de la députée Rassemblement national Hélène Laporte, ont défendu la constitutionnalisation de l’IVG.

Le premier ministre a aussi soutenu cette réforme constitutionnelle. Devant les parlementaires, Gabriel Attal a prononcé le premier discours. Si la politique qu’il mène entrave l’accès à l’avortement à force de fermetures d’établissements et de coupes budgétaires dans les services publics, ses propos, lundi, étaient à la hauteur de l’événement. Il a évoqué les milliers de femmes anonymes qui ont avorté dans la clandestinité. « L’homme que je suis ne peut imaginer la souffrance physique quand l’avortement était interdit, l’homme que je suis ne peut imaginer la souffrance morale face au poids de la société ! » lance-t-il, sous les applaudissements.

André Chassaigne : « L’agriculture n’est pas une monnaie d’échange »

L’Humanité, Diego Chauvet Mise à jour le 29.02.24 à 18:58

André Chassaigne est candidat sur la liste conduite par Léon Deffontaines aux européennes. Le député communiste prône de longue date une réforme de la PAC, afin de sortir le monde agricole des règles du libre-échange.

 

Notre modèle agricole est en crise. La question s’impose dans le débat public et s’inscrit dans la campagne des européennes. Qu’entendez-vous porter pour améliorer la situation des travailleurs de la terre ?

Nous défendons une agriculture libérée des accords de libre-échange. Au motif de vendre des produits manufacturés, des avions, des voitures ou du numérique dans le monde entier, nous acceptons actuellement d’acheter des productions agricoles étrangères qui ne répondent pas à nos normes.

Les importations néo-zélandaises, par exemple, se font au détriment de nos productions ovines. Ce n’est pas acceptable, l’agriculture n’est pas une monnaie d’échange que l’on peut sacrifier. Nous devons la défendre et effectuer des contrôles sanitaires, environnementaux et même sociaux pour toutes nos importations. Il faut aussi développer un regard internationaliste et respecter les pays producteurs.

Notre modèle actuel pousse certains pays à faire de la monoculture, à chasser des petits paysans de leurs terres. Nous devons réfléchir à une agriculture vertueuse, qui sert tout le monde sans être prédatrice. Notre modèle agricole doit sortir des griffes de l’agro-industrie et des exploitations immenses guidées uniquement par des motifs financiers. Nous préférons des exploitations de petite taille, ou de taille moyenne, qui privilégient des productions de qualité avec une alimentation la plus proche possible du consommateur.

Après la conversion d’Emmanuel Macron aux prix planchers, que vous défendez depuis des années, le problème de la rémunération des producteurs est-il réglé ?

Il faudrait encore s’attaquer aux fondamentaux des politiques européennes ! L’article 101 du traité sur le fonctionnement de l’UE interdit « de fixer de façon directe ou indirecte les prix d’achat ou de vente ». Le président de la République devrait pousser son raisonnement jusqu’au bout et remettre en cause les traités européens. Sinon, il se heurtera au droit de la concurrence qui interdit les prix plancher. Nous allons justement mener campagne dans ce sens.

Comment définir un prix rémunérateur pour les producteurs ?

La construction du prix doit tenir compte des charges de fonctionnement, c’est-à-dire de tout ce qui est nécessaire pour pouvoir produire, des investissements, mais surtout de ce que l’on peut appeler le salaire. Les Jeunes agriculteurs estiment qu’il doit être l’équivalent de deux Smic. Nous devons nous mettre d’accord sur ce que doit être la rémunération du travailleur de la terre pour fixer le prix d’achat. Il faut une intervention de l’État pour ça.

Faut-il changer la façon dont la PAC verse ses subventions ?

Nous voulons la réformer et en faire une PAAC (politique agricole et alimentaire commune). Notre objectif, c’est la souveraineté et la sécurité alimentaire : produire chez nous tout ce que l’on peut produire chez nous, en excluant les importations inutiles. Concernant la PAC, il faut arrêter de subventionner à la surface, pour aider plutôt les producteurs.

C’est-à-dire calculer les aides en fonction des actifs sur une exploitation, du nombre d’emplois, au lieu d’encourager à l’agrandissement et à la disparition d’exploitations. Ce sera aussi utile pour la transition écologique, qui exige un accompagnement financier, technique, et sur la recherche. On aura toujours besoin de produits phytosanitaires. Par contre, il faut faire évoluer l’agriculture vers de nouvelles pratiques recourant aux engrais organiques.

https://www.pcf.fr/un_pacte_d_avenir_avec_tous_les_agriculteurs_de_notre_pays_15_propositions_pour_r_pondre_la_crise_agricole